‹ Histoire complète et méthodique des théatres de Rouen (volume 2)Chapitre 11 sur 23 · X. . ., souffleur · texte numérisé non relu

X. . ., souffleur

Leroi, caissier 3,400

Fortin, contrôleur 1,200

M^ne Cécile, id 1,800

Harel, id 1,000

Samson, costumier i ,200

CHOEURS. — Hommes : Durbec, basse-taillc, 1,500 fr.; Chapiseau, idem, 1,200 fr.; Garih, 1,200 fr.; Laborde, haute contre, 1,200 fr.; Bertrand, idem, 1,200 fr.; Deschamps, idem, 1,000 fr.; Goullard, taille, 1,200 fr.; Collange, idem, 900 fr.; Louis Ricquier, idem, 1,200 fr. Lcprince, idem, 1,350 fr.; Adam, basse-taillc, 900 fr — Femmes : Charlotte Kerkoven, coryphée, 1,800 fr. Laborde, 800 fr.; Clément, 1,000 fr.; Cailliol, 1,200 fr. Ansoult,1,200fr.; Héloïse, 800 fr.; Aimcc Guiho, 800 fr.

(i) A fait une rentrée après un an d'absence.

(2) Après l'échec de M"»® Alexandre, qui avait été engagée par suite de la mort do M">" Cardinal, tuée dans une voiture versée, alors qu'elle se rendait à Rouen. M'"*^ Cardinal était engagée à 3,000 fr.

Berli, 1,000 fr.; Caroline Kerkoven, 1,200 fr.; Rose d'Étain, i,000fr.; Dubernard, 1,000 fr.

H n'y avait que vingt-deux à vingt-quatre choristes. Le public en réclamait trente.

ORCHBSTBE. — Schaffocr, chef, 3,300 fr.; Lamanière, premier violon, 1,680 fr.; Manyer, idem, répétiteur, 1,800 fr.; Dumoulin, idem, 960 fr.; Réthaller, idem, 900 fr.; P. Waltèr, idem, 900 fr.; Grisel, idem, 700 fr.; Fournier aîné, idem, 1,040 fr.; Faure, idem, 900 fr.; Romiche, contre-basse 1,100; Jacobi, idem, 1,200 fr.; Laroche père, violoncelle, 1,300 fr. ; C. Scriwaneck, idem, 1,200 fr; Elchlep, alto, 900 fr.; Valeri, idem, 900 fr.; Corret, premier cor, 1,300 fr.; Roussot, deuxième cor, 1,200 fr.; Fournier, première clarinette, 1,300 fr.; Réthaller père, seconde clarinette, 1,000 fr.; Berti, premier basson, 1,200 fr.; Réthaller, second basson, 9S0 fr.; Ridai, première flûte, 1,800 fr.; Scriwaneck père, 900 fr.; Albert Boulaire, trombone, GOO fr.; Artus, timballier, 600 fr.; Chouanet, trompette, 500 fr.; J. Réthaller, premier hautbois, 1 ,800 fr.

Les habitués demandaient que Ton ajoutât à Torchestrc deux premiers violons, deux seconds et une basse ou un alto.

Les souvenir;^ laissés à Rouen par Andrieux, Jouanno et M>"« Certain nous engagent à indiquer ici leurs pièces de début. Ce sont, pour Andrieux, Jean de Paris, le Barbier de Séville, Adolphe et Clara et le Tableau partant; pour Jouanno, le Traite nul, la Mélomanie, la Maison isolée, opéras, et le Petit Enfant prodigue, vaudeville; pour M™* Certain, Jean de Paris, Ma Tante Aurore et Adolphe et Clara,

LA POLITIQUE AU THÉÂTRE. — Si^ COmiDC IlOUS Ic peDSODS,

les cabales contre le clergé se rattachent indirectement à la politique, c'est ici le lieu de dire que, pendant les troubles graves occasionnés à Rouen par les exercices de la mission, en mai i8â6, Tartufe a été joué une fois; que Ton craignait du bruit au théâtre ; que des mesures toutes particulières avaient été prises pour y assurer le bon ordre, et que l'intervention de la force armée n'a pas été nécessaire, parce que la tranquillité n'a pas été troublée... de ce côté.

A l'occasion de la fête du roi, le 4 novembre 1826, on a donné :

lo L'air Vive Henri IV!

2° La Partie de Chasse de Henri IV, comédie ;

3° V Heureux Retour;

Afi Le Déserteur, opéra.

Le 16 septembre 1826, jour anniversaire de la mort de Louis XVIII, était un samedi, et tout naturellement on a fait relâche, mais non point par ordre.

Relâche par ordre, le samedi 20 janvier, à cause de l'anniversaire — avancé d'un jour — de la mort de S. M. Louis XVÏ, roi de France et de Navarre, et de celui de S. M. la reine Marie-Antoinette, — réuni au précédent, comme nous l'avons déjà vu une fois.

A la fln de Tannée théâtrale, le jour où Saint-Elme a fait ses adieux dans Tartufe^ on a beaucoup applaudi le vers

Nous vivons sous un prince ennemi de la fraude.

CENSURE. — Voici le visa pour 1826-1827 : « Vu au ministère de l'intérieur, conformément à la décision de

SoD Excellence, en date de ce jour, à la charge de ne jouer les Châteaux en Espagne, Charles et Caroline, Othello, le Comte d'Albert et le Mariage de Scarron que d'après des exemplaires semblables à ceux qui ont été visés pour les théâtres de Paris. — • Paris, le 18 mai I8S%. — Signé, le Chef du bureau des théâtres. »

REPRÉSENTATIONS EXTRAORDINAIRES. — Si Ics représentations de cette «année ont brillé de quelque éclat, ce ne fut pas, à coup sûr, celle qui les a inaugurées le i5 juin i836. Un nommé Libaros ou Rivaros, élève du Conservatoire, a chanté, sans succès, le rôle de Polynice dans Œdipe à Colonne, grand-opéra.

Heureusement que, quelques jours après, W^^ Emilie Leverd, sociétaire du Théâtre-Français, est venue donner trois représentations, composées de :

Les Fausses Confidences, Le Misanthrope. La Mère coupable. Le Legs.

Catherine. Les Trois Sultanes.

Puis est arrivée la fête du grand Corneille, le 29 juin, pour laquelle la salle a été illuminée extraordinairement. Voici le programme de la soirée :

1° Première partie d'une symphonie concertante à grand orchestre, composée par Schaffner, chef d'orchestre du théâtre ;

2o Pierre et Thomas Corneille, à-propos en un acte, par Romieu et Monnières ;

3^ Seconde partie de la symphonie;

4o Le Festin de Pierre, comédie mise en vers par Thomas Corneille ;

â86 THÉÂTRE

5o La Cantate en action, de Méhu), en rhonneur du grand Corneille ;

&> Couronnement du buste de Pierre et de Thomas Corneille.

En définitive, pas un seul ouvrage du héros de la solennité !!

Toute la première moitié du^mois de juillet 1826 a été animée par la présence de M'*» Jenny Vert-Pré, qui a donné sept représentations. Elle a paru dans :

Les Premières Amours. La Vieille de seize ans,

.V Actrice en voyage. Le Baril d'olives.

La Chercheuse d'esprit. La Demoiselle à marier.

La Lune de miel. La Pie voleuse.

Le Plus beau Jour de la vie.

Le 31 de ce même mois, M"« Jenny Vert-Pré, en revenant du Havre à Paris, a donné une huitième représentation, composée de deux des vaudevilles de la liste ci-dessus.

La veille, M"e Mars, première actrice du Théâtre-Français, a commencé une série de trois représentations, qui s'est terminée le 3 juillet. A ce voyage, elle a donné :

Le Legs. Les Fausses Confidences.

Tartufe. Valérie.

Le Secret du Ménage, La Jeune Femme colère.

Les Jeux de VAm&ar et VEcole des Vieillards, du Hasard.

Dans VEcole des Vieillards, Mii« Mars a été secondée par un jeune homme de Paris, acteur nomade, nommé Adrien, qui est venu tout exprés jouer le rôle de Dauvilie,

parce qu'il n'y avait point alors de père noble dans la troupe de Rouen.

En août, ce fut le tour de deux Alcides français, du théâtre de la Porte-Saint-Martiu^ qui ont fait leurs exercices de pugilat, d'épreuves herculéennes et de sauts , périlleux à la place même où Mif« Mars, dix jours auparavant, initiait les Rouennais aux saines traditions d^ la haute comédie. Ces Alcides, qui ont paru deux fois, s'appelaient Vénitien et Mathewet, et brillaient surtout dans la Lutte des deux Gladiateurs, Puis en août 1836 également, l'un d'eux, Mathewet, a joué deux fois le rôle de Jocko dans Jocko ou le Singe du Brésil.

L'anniversaire de la naissance de Molière a été célébré dignement le lundi 15 janvier 18%. Voici le programme :

lo Lçs Précieuses ridicules;

^o Ouverture à grand orchestre ;

3o Tartufe;

4fi Ouverture à grand orchestre ;

So Le Ménage de Molière, comédie eu un acte, dans laquelle ont paru tous les artistes de la comédie et de l'opéra.

La salle a été éclairée extraordinairement (sic).

BÉNÉFICE DES HÔPITAUX. — La première représentation de l'année au bénéfice des hôpitaux a été donnée le mercredi G décembre 1836. Elle se composait de :

lo La quatrième représentation du Mariage de raison, comédie-vaudeville ;

So La Dame blanche, opéra.

Voici le détail du produit brut •

291 premières Fr! 1,018 SO

82 galeries 205 »

397 secondes 694 75

345 troisièmes 431 25

108 quatrièmes 81 »

530 parterres 530 >»

3 billets sous-officiers 3 »

5 demi-premières 8 75

7 demi-galeries 8 75

16 demi-secoudes 14 40

11 demi-troisièmes 7 15

6 billets militaires 3 60

Supplément 162 40

Bassins 1,144 90

Loges louées 310 »

Billets à rentrer 320 »

Il faut en défalquer les frais, s'élevant à 199 fr. 50 c. Il reste 4,740 fr. 93 c. de produit net.

La seconde représentation, donnée le jeudi 15 mars 1827, a été composée de :

lo Le Code et l* Amour, vaudeville; 2o Le Jeune Mari, comédie ; 3o Marie, opéra.

Le produit brut a été 3,815 fr. 95 c. Les frais^ 223 fr.

Le produit net, 3,592 fr. 95 c.

COMÉDIE, VAUDEVILLE, ÏITC. — Viugt-dcUX UOUVeautéS:

DES ARTS. %ȏ

V Actrice au les Deux PariraUs, comédie en un acte, par Ader et FontaD. Première représentation en septembre 1896.

VAgioiage ou h Métier à la mode^ comédie en cinq actes et en prose, par Picard et Empis. Première représentation en décembre 1896.

V Amour et la Guerre, vaudeville en un acte, par Arago, Victor et Desuoyers. Première représentation en janvier 1837.

V Avare en goguettes, vaudeville en un acte, par Scribe et Germain Delà vigne. Première représentation en décembre 1896.

Le Baril d'olives, vaudeville en un acte, par Brazier et Mélesville. A la première représentation, en juillet 1896, Mlle Jenny Vert-Pré a créé le rdle de Peters.

La Belle-Mère et le Gendre, comédie en trois actes et en vers, par Samson, artiste du Théâtre-Français. Première représentation le 10 juillet 1896.

Voici un passage qui nous a paru mériter la reproduction. C'est la fête de M°>« Darcy. Son mari veut4ui faire une surprise. Un mot dit à ce sujet par M»« Méricourt à Toreille de Darcy suffit pour inquiéter la belle-mère :

Mes enfants sont heareux; (dit-elle) Je vois avec plaisir qu'ils s'adorent tons deux. Leur ménage est charmant, et j'en sais très-contente ; Mais je voudrais savoir quelle affaire importante Madame Méricourt à Darcy confiait...

Ce n'est pas que mon cœur en doive être inquiet... Mon gendre est incapable... Oui, je crois le connaître, Et ce n'est qu'un secret fort innocent, peut-être...

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