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11 est un autre détail de cette soirée qui mérite bien d'être relaté. W^ Corneille, qui, elle aussi, a figuré au couronnement, n'a pu dissimuler son émotion quand elle a posé la couronne sur la tète de son aïeul ; les applau-
DES ARTS. il
dissements des spectateurs n'en ont été que plus frénétiques.
Une troisième représentation a été donnée par M"« Corneille, le 3 juillet; elle a joué le rôle d'Ariane dans Ariane, tragédie de Thomas Corneille.
Deux soirées ont été en grande partie consacrées à la danse, depuis si longtemps mise en oubli dans les théâtres de Rouen. Le ballet de M. Adam et de sa société {sk) a donné, en août, les Métamorphoses de l'Amour, balletpantomime en deux actes, de la composition de M. Adam, orné de tout son spectacle. Puis, dans le grand-opéra intitulé Panurge dans Vile des Lanternes, ont été intercalés, à chaque acte, des divertissements exécutés par Adam, Vincent, Louis et M»«« Adam et Eliza. . A la fin du même mois et au commencement du suivant, une élève du Conservatoire, M»« Samson, rôle de jeune première, s'est produite dans Y Ecole des Femmes, le Secret du ménage, V Homme du jour ou les Dehors trompeurs, comédi:es, et Eugénie, drame.
A partir du 30 Septembre 1817 jusqu'au 3 novembre, de la même année, M"<» Georges, première actrice du Théâtre-Français, a honoré de sa présence le Théàtredes-Arts de Rouen. Elle a paru dans :
Mérope. Rodogune.
Sémiramis. Gabrielle de Vergy.
Iphigénie en Aulide. Œdipe.
Phèdre. Médée,
Britannicus. Macbeth.
Bajazet (reprise) .
W^ Georges a été secondée par Bernard, premier rôle, élève du Conservatoire, jeune homme qui avait, environ
deux ans auparavant, abordé sur la première scène rouennaise, comme nous l'avons dit en temps opportun, les rôles d'Orosmane et du jeune Horace. Elle l'a été aussi par sa sœur, Mii« Georges cadette, également élève du Conservatoire. Cette dernière a rempli le rôle d'Iphigénie dans Iphigénie en Aulide, et de Fanchette dans la Belle Fermière. W^^ Georges atnée n'a pas dédaigné de paraître dans cette comédie et d'y personnifier la belle fermière.
M^ic Georges ainée a joué en tout treize fois, Bernard neuf et W^^ Georges cadette une.
Après la tragédie, les gobelets et les muscades ! Le 28 novembre 1817, Chalon de Maffay, professeur et démonstrateur de jeux d'adresse, et Félix Mahier, artiste d'agilité, ont donné une représentation de leurs exercices. Eii décembre, ils les ont renouvelés six fois. Quand Mahier se surpassait, il faisait les sauts du tremplin redoublé, des quatre lustres, des doubles objets, de la tour en feu et des terre-à-terre. •*
Une demoiselle Elisa Wenzel, élève du Conservatoire, qui n'avait paru sur aucun théâtre, est venue, pendant le mois de février 1818, s'essayer sur la scène de Rouen, qu'elle a tenue pendant une vingtaine de jours. Elle a joué le rôle principal dans :
Les Femmes savantes. Nanine.
VEpreuve nouvelle. Tartufe.
Le Dépit amoureux. La Jeunesse de Henri V.
Les Folies amoureuses. liCs Châteaux en Espagne.
VEcole des Maris.
En tout, sept représentations — à ce théâtre; car Mii« Wenzel a paru aussi sur le Théâtre-Français.
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Après W^ Wenzel est venu le Talma de la province, Joanny, premier rôle tragique , accompagné de W^^ Laroche, élève du Conservatoire, qui avait, quelque temps auparavant, fait des débuts à la Comédie-Française et qui, pour ce motif, s'est fait annoncer à Rouen sous le titre d'actrice attachée à la Comédie-Française. Cette demoiselle n'a joué qu'une seule fois avec Joanny; cela a été dans Iphigénie en Aulide. Au contraire. Mil» Damas, premier rôle tragique, qui Ta remplacée, a donné la réplique à Joanny dans :
Œdipe. Le Comte de WaruHck,
Hamlet, Gabrielle de Vergy.
Coriolan. Les Templiers.
jRhadamiste et Zénobie. Macbeth,
Adélaïde Duguesclin.
Il faut ajouter' que Joanny a donné encore O^A^/fo; il est resté à Rouen, ainsi que Mii« Damas, pendant toute la seconde moitié du carême et jusqu'au dimanche de Quasimodo. Pendant ce temps, il a donné onze représentations, dont une à son bénéfice, et serait resté jus* qu'à la fin de Tannée théâtrale s'il n'eût été appelé à Paris, au théâtre de l'Odéon, qui venait d'être érigé en second Théâtre-Français.
Mais le célèbre tragédien avait été, comme de coutume, si bien accueilli à Rouen, qu'il y revint bientôt pour jouer; deux fois dans les trois derniers jours de l'année théâtrale, la Mort de Brutus, tragédie de notre compatriote Théodore Licquet. L'auteur et l'acteur, redemandés, ont reçu de légitimes applaudissements.
Rouen a possédé, en avril 1818, quatre chanteurs de Vienne, MM. Wieser, Fellaner-Punto, Kaplan et Schniele,
venant de Paris, qui ont donné six soirées musicales et vocales sans accompagnement. Entre autres choses, ils ont fait entendre un Quatuor sérieux de Mozart, une Barcarolle vénitienne à quatre voix, de M™« Sophie Gail, et la Tyrolienne favorite. Ils ont chanté en allemand, en italien et en français.
BÉiiÉFiCE DES HÔPITAUX. — La première représentation, à la date du mercredi 17 décembre 1817, a été composée de :
lo Le Collatéral, comédie;
2» Zémire et Azor, opéra-féerie.
Tout ce que nous avons pu savoir, c'est qu'il y a eu pour 438 fr. de billets placés à Tavance.
La seconde représentation a été donnée le mercredi 4 mars 1818. Elle a commencé par le Naufrage ou les Héritiers, et a été consacrée ensuite aux œuvres de Boïeldieu : la Fête du village voisin eL\ecle€alife de Bagdad.
Le produit des billets placés à l'avance n'a point dépassé 385 fr.
BÉNÉFICE DES AfiTisTEs. — Dcux artistes seulement ont eu un bénéfice : M^^ Berteau et Oranger oncle.
Pour Oranger, qui faisait à Rouen sa dernière année, c'était presque une soirée d'adieu. Celle-ci, en réalité, n'a eu lieu pour lui, comme nous le verrons, que le jour de la clôture.
Lors de ce bénéfice, Oranger a reçu une couronne, et non pas une douzaine, comme les moindres artistes d'aujourd'hui. Cependant il avait encore tant de talent, que le théâtre du Havre a été très-heureux, pendant cetexer-
cice, de le posséder en représentation à deux époques différentes, et notamment lors de la semaine sainte.
aÉPEEToiRfi. — Avec la tragédie, la haute comédie, la comédie ordinaire, le yaudeville et l'opéra, il a été possible de lui donner beaucoup de variété.
TEAGÉDiE. — Une seule nouveauté : ^
La Mort de Brutns, tragédie en trois actes et en vers, de Théodore Licquet, de Rouen. Lors de la première représentation, le samedi 18 avril 1818, Joanny y a créé le rôle de Brutus avec un grand succès. L'auteur et l'acteur, redemandés à grands cris, sont venus recevoir de chaleureux applaudissements. Le surlendemain , même triomphe pour Joanny et Théodore Licquet.
On n'a pas joué la tragédie, si ce n'est pendant le séjour de Mii« Georges et celui de Joanny. (Voir les représentations extraordinaires.)
DRAME. — Une seule nouveauté également .
Le Prisonnier de Newgate, drame en cinq actes et en vers, par Drap-Arnaud. Cette pièce, ornée d'une décoration nouvelle représentant un salon gothique et paraissant au quatrième acte, a été donnée pour la première fois en juillet 1817.
On a repris Beverley, ainsi que Clémence et Waldé^ fnar, et les ouvrages suivants ont été maintenus à la scène :
Charles et Caroline, L'Habitant de la Gnade-
Le Déserteur. loupe.
Eugénie, Misanthropie et repentir.
V Oncle mort et vivant.
covÉDiE^ TÀUDEViLLE^ ETC. — Voici d*abord le bilan des nouveautés de la campagne :
Le Capitaine Belronde, comédie en trois actes et en prose, de Picard. Première représentation en août 1817. Le rôle du capitaine a fait le plus grand honneur à Guyaud.
Les Ci-devant rosières ou Trente ans d'absence , vaudeville en un acte, par Brazier et Dumersan. Première représentation en décembre 1817.
Les Derix Anglais, comédie en trois actes, par Merville. Première représentation en septembre 1817.
Les Deux Philiberte ou Sagesse et Folie, vaudeville en deux actes, par Merle, Brazier et Dumersan. Première représentation en janvier 1818.
Les Detix Précepteurs ou Asinus asinum fricat , vaudeville en un acte, par Scribe et Mélesville. Première représentation en octobre 1817.
Don Gusman d'Alfarache, vaudeville en deux actes, de Scribe et Dupin. Première représentation en février
Encore un Pourceaugnac^ folie-vaudeville en un acte, par Scribe et Delestre-Poirson. Première représentation en septembre 1817.
La Famille d'Anglade ou le Vol, fait historique en trois actes. Première représentation le 30 mars 1818.
V Heureuse moisson ou le Spéculateur en défaut, vaudeville en un acte, par Merle, Carmouche et Frédéric (de Courcy). Première représentation en septembre 1817.
V Homme gris, Qomk^Q en trois actes, de d'Aubigny et Poujol. Première représentation en décembre 1817.
La Manie des grandeurs, comédie en cinq actes, par
Alexandre DiiTal. Première représentation en janvier 1S18. On a fort applaudi cette définition de l'ambition :
Mendier un rang à force de bassesse,
Pour séduire et tromper se tourmenter sans cesse.
Chercher des protecteurs, les fatiguer de vous,
Eprouver leurs ennuis, essuyer leurs dégoûts,
Se courber sous le joug du puissant qu'on méprise,
Ne parier, ne sentir, ne penser qu'à sa guise.
Sur Tesprit qu'il nous montre arranger son esprit,
Et lorsqu'il déraisonne approuver ce qu'il dit.
Cette soif des honneurs, et ce besoin d*entraves Qui borne tous nos vœux à l'honneur d'être esclaves. Qui nous fait employer les plus lâches moyens Pour décorer un nom, pour augmenter nos biens.
La Marnière de Bocasse, fait historique en deux actes. Cet ouvrage retraçait rensevelissement terrible (durant dix jours) d'un sieur Thomas Levillain, ouvrier marneur de la conunune de Bocasse, canton de Clères. La victime de réboulement^ Levillain, était aux premières loges lors de la première représentation, le 12 février 1818, et il s'est montré ému jusqu'aux larmes à différents passages de la pièce; souvent il s'écriait en pleurant : Ah ! c'est ça ! c'est bien ça ! Le public a demandé les auteurs, et on a proclamé, au bruit des applaudissements, MM. Victor et Félix. La musique avait été arrangée avec un goût parfait par M. Manyer, attaché à l'orchestre du théâtre (1).
(i) M. André Manyer avait quatorze ans quand il est entré
à l'orchestre du Théàtre-des-Arts, sous la direction Mole. Il
T. ni. 2
i8 THEATRE
Le Pdté d'anguille, vaydeville en ua acte^ par Simon et Dartois. Prenûère représentation en mars 1818.
Le Petit Dragon, vaudeville en deux actes, par Scribe, Delestre-Poirson et Mélesville. Première représentation en novembre 1817. On n'a applaudi que ce couplet final :
A chaque instant cl^angeant d'idole.
Le Français, dans son libre essor, Se corrige d'un goût frivole Par un goût plus frivole eocor ; Mais aux combats que Mars prélude, En tout temps il vole au danger, Car la gloire est une habitude Dont il ne peut se corriger.
Le cinquième vers pouvait dispenser le public de tant d'indulgence.
Les Sabotiers béarnais ou la Faute d'orthographe, vaudeville en un acte, par Moreau et Gentil. Première représentation en octobre 1817.
Le Solliciteur ou VArt d'obtenir des places, vaudeville en un acte, par Ymbert, Scribe et Vamer. Première représentation en août 1817.
La Suite des deux Philibert, comédie en trois actes et en prose, par Moline et Lallemand. Première représentation en septembre 1817.
Ta quitté pour satisfaire à la conscription, puis y est revenu et ne Ta plus quitté. Aujourd'hui — octobre 1863 — il est dans sa quatre-vingt-septième année, et occupe un pupitre de deuxième violon ; mais il a été deuxième chef d'orchestre quand Aubin est devenu premier chef, après la retraite de Jaume.
La Vieillesse de Piron, yaudeyille en un acte, de Bouilly et Joseph Pain. Première représentation en septembre 1817.
En tout, dix-bnit pièces nouvelles.
Voulant ne rien omettre, nous ajouterons que Ton a joué encore :
VAlAé de VEpée, VAmant auteur et valet, V Amant bourru, les Amants Prothée, VAmour et la Raison, les Amours de Bayard, Y Avare, Y Avocat Patelin,
Le Barbier de SéviUe, le Baron d'Albihrac (reprise)^ le Bûcheron de Saleme (reprise).
Le Carnaval de Beaugency, Catherine, les Chdteatix en Espagne, le Comte Ory, le Consentement forcé, Cris^ pin rival.
Le Dépit amoureux, les Deux Edmon (reprise), les Deux Figaro, les Deux Francs-Maçons, les Deux Frères, les Deux Philibert, le Dîner de Madelon, le Dissipateur, Dupuis et Desronais,
VEeole des Bourgeois, YEeole des Femmes, YEcole des Maris, YEnfant prodigue (reprise), YEpreuve nouvelle^ Y Etourdi.
La Famille des Innocents, la Fausse Agnès, les Fausses Confidences, les Fausses Infidélités, le Festin de Pierre, de Tbomas Corneille, la Fille capitaine, les FoUes atnoureuses, les Fourberies de Scapin.
La. Gageure imprévue. Guerre ouverte.
Haine aux Femmes, Heureusement, Y Heureuse Erreur, Y Heureux Quiproquo, YHomme à bonnes fortunes.
V Impromptu de campagne,- Y Intrigue épistolaire.
La Jeune Femm^ colère, les Jeux de P Amour et du Hasard, le Joueur, — le Légataire universel.
Madame de Sévigné (reprise), le Malade imaginaire, avec la réception, dans laquelle paraissaient, tous les artistes de la comédie et de Fopéra ; le Mariage de Figara, le Mariage secret, la Mère coupable, Monsieur de Crac, le Muet.
Nanine, — V Optimiste (reprise), VOriginal.
Les Petits Braconniers, le Philinte de Molière, le Philosophe marié, le Portrait de Michel Servantes (reprise), les Précieuses ridicules, les Précepteurs (reprise). Préville et Taconnet, les Projets de mariage.
Le Secret du ménage, Shakspeare amoureux, Sophie et Derville, le Souper de Henri IV, le Sourd, la Suite d'un bal masqué.
Le Tartufe de mœurs, le Tribunal des femmes, les Trois Frères rivaux, Tur caret.
OPÉRA. — Trois nouveautés seulement :
Les Mystères d'isis, grand-opéra en trois actes, orné de tout son spectacle et de décors nouveaux. Première représentation en janvier 1818.
Le Petit Page ou la Prison d*Etat, en un acte, de Guilbert-Pixérécourt, musique deNicolo-Isouardet Kreutzer. Première représentation en septembre 1817.
Les Rosières, en trois actes^ de Théaulon, musique d'Hérold. Première représentation en novembre 1817.
Sans revenir sur les opéras qui ont été choisis pour les débuts et que nous avons énumérés, la direction a maintenu à la scène :
V Amant jaloux, Ambroise, V Amour filial, Avis au public. ^
Le Billet de loterie, — Camille, la Caravane du Caire.
DES ARTS. il
Le Déserteur, les Deux Chasseurs et la Laitière, les Deux JaUmx, les Deux Journées, les Deux Petits Sa-
voyards, le Diable à quatre, le Diable couleur de rose, le Diable en isqcanees, la Dot.
V Epreuve villageoise, Euphrosine.
Félicie, la Fête de la Cinquantaine.
Le Grand^Père, Gulnare.
Une Heure de mariage, — VIrato, --Jadis et Aujourd'hui, Joconde,
Lodoïska, Lulli et Quinault,
Le Magicien sans magie, la Maison isolée, Ma Tante Aurore, la Mélomanie.
Panurge dans Pile, le Petit Matelot, Picaros et Diego, le Prisonnier,
Les Rendez-vous bourgeois, les Rêveries renouvelées, Richard'Casur-de-Lion, Rose et Colas, la Rosière de Salency,
Les Sabots et le Cerisier, le Secret, — le Tonnelier.
Enfio on a repris les ouvrages dont les noms suivent :
Cendrillon, Léon ou le Château de
La Fête au village voisin. Montenero.
Françoise de Foix. La Lettre de change,
Gulistan, Le Magnifique.
V Intrigue aux fenêtres. Le Médecin turc {i ) .
Le Jugement de Midas, Montano et Stéphanie.
La Vestale,
CONCERTS. — La direction n'a pas organisé de concert, pas même de Concert Spirituel à la fin de la semaine
(i) Dans lequel M"« Ponchard a chanté un air nouveau.
sftinte, ce qui ne veut pas dire que Rouen ait été privé de ce genre de plaisir à cette dernière époque. Ponchard atné, sociétaire du théâtre royal deTOpéra-Comique, M™« Ponchard et Ponchard jeune, tous trois élèves du Conservatoire (classe âe Garât), ont donné une soirée de musique, le samedi saint 21 mars 1818^ dans la salle de l'ancien Concert de Rouen, rue des Charrettes, à sept heures du soir. Le programme en était beaucoup moins Spirituel que de coutume.
INTERMÈDES, -r- Ils uc sout pas encore revenus à la mode pendant cet exercice théâtral; on ne peut^ en effet, citer que ceux-ci :
Un concerto de trombone par HuUin, premier trombone de la musique de la Garde Royale (septembre 1817) ;
Un concerto de la composition de Corré, exécuté par lui-même. Corré était premier cor de Torchestre du Théâtre-des-Arts (février 1818).
BALS. —On a commencé par prévenir le public que, le carnaval étant très-court, il ne serait donné que cinq grands bals parés et masqués. On les a iixés aux dimanches 18 et 25 janvier 1818, au jeudi 29, au dimanche 1er février et au mardi 3 (1).
Le bal commençait à minuit, après le spectacle. L'entrée était de 3 fr. par personne.
Il y a eu, cependant, un sixième grand bal paré, masqué, le jeudi de la mi-carème, le 26 février 1818.
La clôture de l'année théâtrale a été faite avec pompe, par le spectacle suivant,' le lundi 20 avril 1818 :
(1) Pâques, en 1818, était le 22 mars.
lo Marton et Frontin, comédie ;
S^La Mort de Brutus, tragédie alors nouvelle, de Théodore Licquet. Le r61e de Brutus y était joué par Joanny, qui Tayait créé à Rouen ravant-Teille;
3o V Homme à bonnes fortunes y comédie, dans laqfuelle Granger oncle, pour sa dernière représentation, a rempli le rôle de Moncade, qui était son triomphe.
On a commencé à cinq heures trois quarts précises.
Dans les dix jours qui ont précédé cette clôture, la direction a été obligée de faire faire des débuts, afin de ne pas entraver le répertoire à la réouverture, vu les nombreux changements d'acteurs, tant dans Topera que dans la comédie. C'est ainsi que W^^ Brocard, élève du Conservatoire, jeune première, a débuté dans Y Epreuve nouvelle, les Deux Frères, Tartufe, YEcole des Maris et la Jeune Femme colère. C'est ainsi qu'un nommé Chaudoir, deuxième basse, a débuté iasïsLodoïska, la Fausse Magie et Biaise et Babet.
Mais revenons à la représentation de clôture, soirée d'adieu de Granger. Elle a été très-flatteuse pour ce comédien : le public l'a beaucoup fêté; en outre, ses camarades lui avaient ménagé une petite surprise; avant qu'on baissât le rideau , ils sont tous entrés sur la scène et se sont groupés autour de lui, en posant sur sa tète une couronne de fleurs. Alors son camarade Samson, premier comique delà troupe, se tournant vers lui, a récité cette pièce de vers, qu'il avait composée en son
honneur :