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provinciale, cherchaient à modiGer la composition de la mi* lice, de manière à s'en faire un appui dans un moment de lutte ; il y avait en dehors d'eux un élément républicain disposé à combattre la royauté jusque dans son principe.
L'accueil du premier moment fut cependant assez en* thousiaste; désireux d'une prochaine solution, tous les partis s'unirent pour disposer des préparatifs assez brillants; néanmoins il fallut que la régente supportât la vue , au milieu des arcs de triomphe, d'écriteaux rappelant l'article de la constitution violé dans^ la loi sur les municipalités.
Le 13 juillet, Ëspartero revint de Berga, après avoir chassé en France les restes de ]'armée de Cabrera; il entra dans Barcelone comme un triomphateur, aux cris enthousiastes d'une population frénétique, et se présenta au palais pour demander l'exécution des promesses qui lui avaient été faites. Mais la. régente avait changé d'avis ; cédant aux représentations de ses ministres, aux conseils de ses amis les plus intimes, elle s'était décidée à sanctionner la loi sur les municipalités (i 4 juillet).
Les conséquences de cette mesure maladroite et impoli* tique ne tardèrent pas à se faire sentir. Dès le i^, Ëspartero envoyait sa démission de tous ses honneurs et emplois, et manifestait hautement son désir de rentrer dans la vie privée, en expliquant dans un document public que la régente avait manqué à des engagements solennels pris à son égard ; sous le coup de cette nouvelle, le peuple de Barcelone commença à s'émouvoir, une grande agitation fut signalée dans les rues et sur les places publiques. On était d'autant plus porté à passer des paroles à l'action, que la répression se faisait moins sentir, car on savait le capitaine général van Halen tout dévoué à son général en chef. De leur côté, les ministres, en voyant l'impression causée par la décision qu'ils avaient prise, se sentirent dans l'impossibilité de
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maintenir leur autorité et présentèrent leur démissioD (18 juillet).
Loin de se cidmer devant la retraite du ministère, le peuple barcelonais crut voir dans ce premier acte de faiblesse la preuve qu'avec un peu de fermeté la régente pouvait être contrainte à abandonner la ligne dans laquelle elle s'obstinait. Le même jour où Tévénement fut connu, des bandes armées apparurent sur la place San Jaime, la barricadèrent à toutes les issues, envahirent Thôtel de ville et s'y installèrent. Aussitôt, la régente fit appeler Espartero* et van Halen, leur annonça qu'elle avait choisi un nouveau ministère, et les pria d'intervenir pour rétablir Tordre. Les deux généraux, cédant à ses alarmes, se rendirent eux* mêmes à pied du palais à la place San Jaime, annoncèrent aux insurgés la résolution prise et obtinrent d'eux leur séparation immédiate et la destruction des barricades.
Parmi les nouveaux ministres choisis par la régente» Armero, Onis, les deux Ferraz^ Gonzalez et Sancbo, les deux derniers seuls offraient aux progressistes de sérieuses garanties ; quelque doute que Ton eût sur les intentions des autres, le peuple rentrait cependant dans le calme, lors* qu'une manifestation des modérés vint donner un élément nouveau à la fureur des partis. Le 20, une troupe bruyante de jeunes gens riches et influents entourèrent le carrosse de la régente pour la glorifier et l'engager à persévérer dans la direction politique qu'elle avait indiquée en sanc* tionnant la loi des municipalités. Le 21, des bandes armées poursuivirent ceux qui étaient réputés par la clameur publique comme ayant plus spécialement participé à la manifestation de la veille. C'est ainsi que l'avocat Balmis, homme de grand courage et de rare énergie, fut assailli dans sa propre maison; il se défendit valeureusement, tua trois assaillants, en blessa huit, et ne succomba sous les coups
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des assassins qu'après avoir supporté un véritable assaut ; son cadavre, comme celui de Bassa, fut jeté par le balcon et traîné dans la boue par une bande de misérables, jusqu'au moment où des officiers indignés se précipitèrent sur ceux qui la composaient et la dispersèrent à coups de sabre. Ce même jour vit assassiner un autre jeune homme de vingt ans» à qui on n'imputait d'autre crime que son opinion politique^ et saccager de fond en comble Timprimerie du journal le Garde national qui s'était créé une triste réputation par son acharnement contre tous ceux qui combattaient la faction modérée. Lorsqu'il connut ces événements, Espartero se décida à agir; il mit la municipalité en demeure de rétablir elle-mAme l'ordre, et déclara la ville de Barcelone en état de siège ; la tranquillité revint comme par enchantement.
Madrid avait été complètement dégarni de troupes au moment du départ de la régente ; tout mouvement qui y éclaterait se trouvait donc avoir les plus grandes chances de réussite, surtout avec une municipalité et une milice qui partageaient tous les sentiments populaires. La nouvelle de la sanction de la loi sur les municipalités s'y répandit pourtant sans susciter aucune commotion sérieuse; on n'aurait pas cru au ministère une semblable énergie ; Arrazola se croyait déjà maître de la situation, et pensait déjà à la réduction et à la division de l'armée, quand la nouvelle de la nomination d'un nouveau ministère à Barcelone le décida à quitter son poste et à abandonner au capitaine général et an chef politique le soin de veiller à la sécurité de la population (24 juillet).
Sancbo et Gonzalez étaient, avons-nous dit, les deux seuls ministres du nouveau cabinet qui pussent inspirer confiance aux progressistes ; l'un d'eux, Sanoho, avait refusé obstinément le portefeuille qui lui était offert; quant à
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Fautre, il avait voulu marquer à ses collègues la ligne qu'il 86 proposait de suivre, et leur avait soumis un programme dans lequel se trouvait consignée, la nécessité de ne pas promulguer la loi sur les municipalités et de dissoudre les Cortès actuelles (9 août). Ce programme ne fut pas accepté par la régente ; et Gonzalez, après quelques jours de discussion, fut dans la nécessité d'offrir sa démission. Rien ne pouvait être plus agréable à la régente ; elle lui eut bientôt trouvé un successeur, et, désireuse d'abandonner une ville où il avait fallu subir une nouvelle exigence de la volonté populaire, comme à la Granja, elle quitta avec tous ses nouveaux ministres, le 24 août, le port de Barcelone sur un vapeur marchand, pour gagner la ville de Valence.
Ijà, loin de la population catalane, Christine pensait qu'il lui serait aisé de s^entourer d'hommes d'Etat disposés à continuer la politique d'Arrazola; mais ce n'était pas impunément que depuis deux mois le gouvernement était resté indécis, flottant à Taventure. De tous côtés les députations provinciales et les municipalités s'étaient entendues ; elles étaient entrées en relations les unes "avec les autres, et s'étaient promis un mutuel appui pour empêcher l'appli^ cation de la nouvelle loi. La municipalité de Madrid, par le vote solennel du 19 août, s'était engagée à repousser par la force toute tentative qui aurait pour but de lui imposer des conditions nouvelles; la milice nationale .lui avait promis de l'aider dans cette tentative de résistance.
Lorsqu'on apprit dans la capitale le départ de la régente de Barcelone, la démission de Gonzalez, et la menace d'un nouveau ministère qui, à Valence, sous la protection d'O'Donnell, pourrait tenter rétablissement d'un fort système de réaction^ les meilleurs esprits sentirent qu'il n'était plus possible de temporiser. Il fallait ou rentrer 60US le joug, ou créer un nouveau gouvernement. Dès le
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3i août, une agitation très-grande commença à régner dans la capitale.
Le lendemain i" septembre, il y avait à midi une séance ordinaire de la municipalité; tout ce qui s'occupait à Madrid de politique active se donna, par un accord tacite, rendez-vous à la maison commune. Les conseillers municipaux furent invités à prendre en main les intérêts popu* laires, à organiser les forces nationales, à s'ériger en gouvernement. Us firent d'abord quelque résistance; bientôt obligés de céder à la force du courant, ils réunirent la milice nationale, et se mirent hardiment en lutte ouverte avec les deux représentants de l'autorité royale, le chef politique et le capitaine général. Le premier, ayant voulu protester contre la réunion de la milice nationale, fut emprisonné et retenu dans la maison commune; le second essaya de faire triompher le principe de l'autorité avec les quelques troupes dont il disposait. Devant l'insuffisance de ses ressources, devant la défection de deux de ses bataillons, il dut reconnaître l'impossibilité d'engager la lutte ; et on le vit d'abord se retirer au Retiro, puis de là, sans être inquiété, gagner avec les soldats qui lui étaient restés fidèles la petite ville d'Arganda.
A la On de la journée la révolution était triomphante, sans même qu'il y eût eu combat. Le lendemain, la dépu* tation provinciale et la municipalité se mirent d'accord pour nommer une junte provisoire de gouvernement, et celle-ci, à peine constituée, s'occupa de mettre Madrid en état de défense, d'attirer à elle toutes les forces militaires du royaume, de se mettre en communication avec Espartero et avec tous les capitaines généraux, d'appeler toutes les provinces à suivre son exemple, et enûn, de notiGer à la régente les conditions qu'elle entendait mettre désormais h son obéissance.
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Le ministère établi à Valence, dès quMl eut connaissaDce du soulèvement de Madrid, envoya Tordre à Espartero de marcher sur la capitale pour y rétablir Tautorité monarchique (7 septembre). Vaine tentative ; le général en chef répondit à cet ordre par un document où il rappelait tous les antécédents de la révolution qui venait de s'opérer et où il démontrait qu'on ne pouvait le condamner à imposer au peuple espagnol un programme qu'il avait toujours combattu. La junte provisoire de Madrid lui avait écrit pour lui faire connaître ses intentions, elles élaient contenues dans ces formules : trAne d'Isabelle II, régence de Christine, constitution et indépendance nationale. N'était-ce point là le but qu'il avait toujours poursuivi, et quelle autorité avait-il pour aller combattre des citoyens qui pensaient comme lui î La vérité était que les affaires du pays n'avaient pas été conduites avec cet esprit de prudence et d'impartialité qui rend les gouvernements forts et respectables. On ne s^était occupé qu'à discréditer le parti progressiste au profit d'une fraction dite modérée, accrue de personnes de provenance suspecte ; et toutes les grandes charges de l'État étaient devenues le patrimoine de cette fraction. Le mouvement actuel n'était pas l'œuvre d'une simple i>ande de factieux; c'était une levée en masse de tout le parti libéral ; maltraité et poussé à bout, il prenait les armes pour ne pas être ramené au despotisme ; il avait choisi pour chefs des hommes de fortune, de représentation et de bons antécédents; il n'y avait eu aucune de ces scènes de désordre ou de pillage qui caractérisent les convulsions de l'anarchie. Pourquoi donc irait-il recommencer une nouvelle guerre toute semblable à celle qui venait de s'achever ? Tout pouvait se terminer par une réconciliation sérieuse. La régente n'avait qu'à proclamer que la constitution ne serait pas altérée et que les Gortès actuelles se*-
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raient dissoutes , et à choisir un niinist»'pe composé de six patriotes libt^raux, purs, justrs et sages (7 septembre).
Accuei.li avec enthousiasme p-ir la junle de Madrid, c« document la flt persister dans le mouvement qu'elle avait inauguré avec un zèle que vint encore accroître la conformité do presque toutes les provinces ; tous les fonctionnaires reçurent ordre d'avoir à rompre toute attache avec le pouvoir établi à Valence. Ce fut en vain que la régente, sentant la nécessité de transiger, offrit de soumettre aux Cortès une modiQcation à l'article 45 de la loi sur les municipalités, et revint à Tidée d'offrir les ministères à des hommes influents du parti progressiste; le moment n'était plus où de pareilles concessions pouvaient être adoptées :.tout pouvoir était passé aiix mains de la junte, qui, voulant arriver à une solution définitive, confia à Tun des hommes les plus estimés, don Manuel Gortina, la mission d'aller s'entendre à Barcelone avec Espartero sur la question de la régence (13 septembre). Christine ne larda pas à être instruite de cette démarche, et, voulant encore garder l'apparence du pouvoir, elle se décida à nommer Espartero président du conseil sans portefeuille (16 septembre).
L'arrivée de Gortina à Barcelone coïncida à très-peu de temps d'intervalle avec la nouvelle de cette nomination d'Espartero; ces deux hommes, dont l'un représentait avec pleins pouvoirs l'insurrection madrilène, et dont l'autre était à la fois le chef suprême de toute l'armée et le représentant de tout le pouvoir de la couronne, se trouvèrent donc en état, dans quelques conférences, de poser les bases de la situation qui devait être faite à l'Espagne. Ils convinrent qu'Esparlero accepterait de suite la présidence du conseil et se rendrait h Valence en passant par Madrid, où il se mettrait en contact avec la junte. Ces décisions prises, Espartero inaugura son ministère en dissolvant la
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milice natioaale de Barcelone, instituée par le baron de Meer d'après un système qui en faisait un instrument du parti modéré, et en autorisant le capitaine général à la réorganiser d'après les bases flxées par la loi (21 septembre). Il partit ensuite pour Madrid où la junte avait déjà publié les conditions qu'elle comptait imposer au gouvernement avant de mettre bas les armes ; ces conditions se réduisaient à la publication d'un manifeste dans lequel la régente repousserait les conseils des Cortès qui avaient compromis le trône et la tranquillité publique, à la séparation de tous les bauts fonctionnaires du palais, à Tannulation du projet de loi sur les municipalités, et à la dissolution des Gortès.
D'après ces conditions, on voit qu'un changement complet dans la régence n'était pas encore dans la pensée générale des fauteurs du mouvement; déplus, la junte provisoire de Madrid, en sévissant avec énei^ie contre le journal républicain elHuracan^ successeur de la Révolution^ affectait de faire parade de ses sentiments monarchiques. Cependant, quand £spartei*o arriva à Madrid, les représentants des juntes provinciales insistèrent auprès de lui pour que la constitution de la régence fût modifiée ; on lui demandait en même temps de dissoudre le sénat actuel. Sans prendre aucun engagement, Ëspartero se mit d'accord avec les hommes politiques les plus influents en constituant, d'accord avec eux, son premier ministère : il confia à Cortina le portefeuille de l'intérieur ; au premier alcade de Madrid, don Joaquim Maria Ferrer, les affaires étrangères; la guerre à un de ses anciens compagnons d'armes d'Amérique, don Pedro Ghacon ; grâce et justice à Gomez Becerra, les finances au consul de Rayonne, Gamboa. Ces choix ayant été approuvés par l'opinion publique, il se mit en route pour Valence avec les nouveaux ministres, désireux enfin d'entretenir la régente et de résoudre avec
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elle tous les points délicats qui avaient été la cause origi^ uelle de la révolution (9 octobre).
Christine avait pris son parti; se jugeant tout à fait com^ promise avec le parti modéré, ennemie décidée des 'progressistes, elle préférait abdiquer plutôt que devenir un simple instrument de domination entre les mains de per« sonnages qu'elle craignait et haïssait. Elle demanda d'abord aux nouveaux ministres de prêter serment devant elle suivant Tusage habituel, puis, au moment d'entrer en discussion sur le programme qu'ils avaient élaboré, elle invita Espartero à un entretien particulier et lui annonça sa résolution d'abandonner la régence et de quitter l'Espagne. Espartero s'empressa de communiquer à ses collègues la disposition d'esprit dans laquelle se trouvait la régente, et tous ensemble essayèrent de la faire revenir sur sa détermination. Christine tenait déjà'tout préparé son acte de renonciation ; elle le leur présenta, mais il était si plein de fiel contre la nation espagnole tout entière, si peu d'accord avec le sentiment général du pays, et si exclusivement favorable aux intérêts des modérés, que Gortina le lui rendit en ajoutant ces simples paroles : « Votre Majesté a sans doute oublié, en rédigeant ainsi cette renonciation, que ses augustes filles devaient rester sur ce territoire. » Cette opinion était si juste, si conforme à ses propres intérêts, que la mère coupable comprit qu'elle avait cédé à un moment de passion et pria Cortina de préparer un nouvel acte dans les termes qui lui paraîtraient les plus convenables.
Quand il s'agit d'expliquer les causes réelles de Tabdication, de graves difQcultés surgirent; on ne put s'entendre que quand Cortina eut menacé de la faire exclusivement reposer sur le mariage secret que la régente avait contracté avec l'officier des gardes Ferdinand Mufioz. Des détails curieux avaient été livrés dans ces derniers temps à la
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publicité, dans une brochure qu'un espagnol nommé Lopez Martinez avait imprimée à Paris, sous l'inspiration de rinfaute Charlotte. Aucun doute n'était permis; il y avait môme eu déjà plusieurs enfants nés de cette union, célébrée peu de temps après la mort de Ferdinand VI M. Devant cette menace, Christine céda et consentit enfin à signer publiquement l'acte de renonciation (voir note £) dans les termes dignes et convenables pour tous oh il est rédigé (12 octobre); cet acte fut précédé d*un décret qui dissolvait les Cortès.
Quelques dispositions furent prises en ce qui concernait la tutelle et la nomination du gouverneur de la jeune reine. Les ministres voulurent qu'on donnât aux Gortës le soin de désigner le tuteur; quant au gouverneur (ayo), ils cherchèrent à se mettre d'accord avec Christine sur la personne la plus capable d'en bien remplir les fonctions. Après avoir désigné trois généraux qu'Ëspartero ne crut pas devoir accepter^ Christine donna enfin son consentement au choix du poète Quintana. Cinq jours s'écoulèrent au milieu de ces pourparlers, afin qu'il fût bien constaté qu'aucune violence n'avait été pratiquée sur sa personne, et qu'elle avait renoncé par un acte spontané de sa propre volonté. EnOn, le 17, elle s'embarqua avec tous les honneurs dus au rang qu'elle avait occupé, au port du Grao, sur un navire à vapeur qui la conduisit à Port-Vendres sur le terri* toire français.
La révolution de septembre était consommée ; l'Espagne
* Le 9 novembre 1834 la reine Chrintine mit au monde, au Pardo^ le premier fruit de son mariage avec Ferdinand Mujioz. C'était une robuste fille à laquelle on doniia le nom de Victoria; elle fut confiée aux soins d'une dame Castafiedo, et passa à Ségovie les deux premières années de son existence. Pour apprécier le délai pendant lequel Marie- Christine supporta le veuvage, il suffit de se rappeler que Ferdinand Vil mourut le 29 septembre 1833.
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déjà délivrée de l'oppression du parti apostolique, secouait aussi le joug de la faction modérée pour laquelle avait toujours voulu gouverner Christine. Elle allait entrer pour trois années dans une période où ses destinées dépendraient en partie du mérite et de Tintelligence du nouveau chef qu'elle s'était donné, don Baldomero Espartero.