‹ Histoire contemporaine de l'EspagneChapitre 119 sur 152 · CHAPITRE fY. — LBS INSURRECTIONS CATALANES · texte numérisé non relu

CHAPITRE fY. — LBS INSURRECTIONS CATALANES

taire le lendemain du jour où Tobéissance aux lois avait triomphé de toutes les dispositions à la révolte dans le sein même de la population, devait leur aliéner tous les es* prits et creusait dans Tavenir un abîme entre eux et la cité tout entière.

Ce n'était pas seulement à Barcelone que les républicains avaient fait de nombreux prosélytes ; ils avaient aussi la majorité à Figueras, à Gerona. Dans la première do ces deux villes, qui est une place militaire de premier ordre, les habitants choisirent pour alcade le môme Abdon Terradas, qui avait été destitué de son grade de commandant de la milice nationale. Cinq fois le pouvoir central refusa de ratifier cette élection,cinq fois les électeurs s'obstinèrent dans leur choix. Gerona avait nommé pour député le colonel Amettler, qui ne craignait en aucune occasion d'affirmer à la tribune nationale ses idées démocratiques, et son désir de modifier la constitution espagnole dans un sens républicain.

Les modérés, dès qu'ils virent la direction prise par Topinion publique à Barcelone, se d^idèrent à prendre à regard de cette cité une attitude toute spéciale ; comprenant qu'ils chercheraient en vain à y dominer, puisqu'ils n'y étaient qu'à l'état de minorité insignifiante, tandis qu'ils avaient tout à gagner à ce qu'une répression sévère fût infligée aux patriotes de Barcelone, ils se mirent avec patience à exciter et à déchaîner les passions. Ils fondèrent un journal spécial, el PapagayOy dont la mission consistait à fomenter contre les progressistes des sentiments de haine déjà très-répandus : au lieu de le combattre et de dévoiler au pays ses mauvaises intentions^ la feuUle autour de laquelle étaient rangés tous les vrais Catalans, el RepublicanOf se mit, dans le mois d'octobre 1842, à faire chorus avec lui. Elle avait donné asile dans son sein à des hom-

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mes inconnus Jusqu'alors dans la grande cité barcelonaise, un Carsy par exemple, dont tout le mérite consistait à prêcher l'emploi immédiat de la violence; ces odieux personnages, agents peut-èlre inconscients, mais trfes-probablement intéressés de la régente Christine et du cabinet français, profitèrent avec ardeur de l'hospitalité qui leur était accordée, pour soufOer dans toutes les âmes l'idée de la révolte.

El Republicàno et el Papagayo s'unirent pour accuser le régent Espartero de vouloir vendre l'industrie catalane aux Anglais ; on exploitait contre lui la préférence marquée qu'il témoignait au cabinet de Londres, les besoins excessifs d'argent qu'a toujours eus le gouvernement espagnol, les aspirations de quelques libre -échangistes forcenés qui demandaient dans les Gortès, à grands cris, l'introduction des cotons anglais ; tous ces faits, mal présentés, propagèrent dans la Catalogne l'idée que le traité de commerce si redouté par tous les fabricants allait incessamment leur être opposé. Les mêmes journaux annonçaient qu'une levée spéciale allait être effectuée dans le pays et menaçait toutes les familles, qu'on allait supprimer la fabrique de cigares, que tous les arriérés des contributions allaient être incessamment réclamés.

Pour qui connaît la Catalogne et son activité industrielle, les tendances et les idées de ses fabricants, il est facile de concevoir dans quel état d'exaltation devaient la plonger des bruits pareils, confirmés par des organes de tendances si différentes. Une agitation extrême régnait dans tous les esprits, lorsque, au commencement de la soirée du i3 novembre 4842, un tumulte s'éleva à l'une des portes delà ville de Barcelone, la puerta del Angel, à l'occasion de quelques familles qui avaient passé la journée dans les environs, et que les douaniers voulaient fouiller à leur rentrée dans

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la cité. Grâce à la prudence d'un offlcier, le tumulte s'arrêta, mais la ville était dans un tel état de mécontentement, d'irritation nerveuse et maladive, que, matériellement apaisé, il n'en resta pas moins le sujet immédiat de toutes les conversations, le prétexte de mille agitations convulsives.

Des miliciens nationaux, des bourgeois armés, commen* cèrent, dans la soirée du même jour, à affluer à la place San Jaime; ils se formèrent par groupes, et demandèrent à la municipalité de convoquer ses membres et de se réunir. Le chef politique aussitôt fait venir quelques soldats d'une caserne voisine, et s'enferme dans l'hôtel de ville ; il croyait d'abord n'avoir affaire qu'à une insigniOante émeute; mais, quand les chefs de la milice vinrent le prier de se retirer avec ses troupes, s'il ne voulait être victime de quelque agression qu'on ne pourrait réprimer, il dut comprendre combien il avait mal géré les intérêts confiés à sa garde, en laissant les esprits arriver à un tel état d'irritation. Force lui fut d'abandonner l'hôtel de ville aux insurgés, de se retirer auprès du capitaine général, d'avouer son impuisance, et de conOer à r»utorité militaire le soin de rétablir l'ordre.

Le premier acte de van Hulen, devenu ainsi seul responsable delà situation, fut de donner l'ordre d'arrêter tousleg rédacteurs du Republicano et de dissoudre par la force un bataillon de la milice nalionale qui se réunissait et s'armait dans sa caserne.

C'en fut assez pour déterminer l'explosion générale : aussitôt la plus grande partie de la milice s'assemblo pour demander la liberté des prisonniers et, voyant qu'elle lui était refusée, se déclara en hostilité ouverte contre le chef politique et le capitaine général. Ceux-ci répondirent à ces dispositions en prohibant toute réunion de miliciens qui aurait lieu contrairement aux lois et en faisant occuper le grand boulevard de Barcelone (la Rambla) par toutes les forces dont

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iU pouvaient disposer. Mais, pendant ce temps, toutes les têtes des rues voisines de la place San Jaime se hérissaient de barricades, des miliciens armés affluaient incessamment à rhôtel de ville, insurrection s'y étendait à chaque instant, et, n'ayant pu être réprimée dès Torigine, gagnait en con* sistance d'un moment à Tautre.

Ainsi se passa la journée du i4. Pendant toute la nuit du 14 au i5, la troupe se maintint sous les armes, exposée à toutes les intempéries. Des pourparlers s'établirent entre le capitaine général d'une part et d'autre part les membres de la municipalité et les divers commandants de la milice ; mais la population était trop animée, elle n'écoutait plus ses chefs ordinaires, et il n'y avait pks d'accommodement « possible.

Le 15 au matin, Tétat de siège était déclaré par van Halen. Dès lors une lutte commença entre les soldats et les miliciens, mais la troupe était trop peu nombreuse pour que les événements tournassent à son avantage. La place San Jaime, quoique attaquée par des colonnes venant de trois cAtés différents, ne put être emportée. Les dispositions avaient été trop bien prises du côté des insurgés. Toutes les maisons, tous les édifices, par les fenêtres et les portes desquels des feux pouvaient être dirigés contre les assaillants, avaient été occupés avec soin. Sitôt qu'une colonne se présentait, elle était reçue par une grêle de balles. Là où les munitions manquaient, elles étaient remplacées par des pierres. La population acharnée refusait d'ouvrir ses portes; c'est par la force seule que les soldats obtenaient l'accès à l'intérieur des maisons. Toutes les troupes que van Halen avait sous la main furent bientôt engagées, et, ^quoiqu'il appelât à son secours les garnisons des villes avoisinantes^ force lui fut de reconnaître qu'il n'était pas en mesure de vaincre la résistance qui lui était opposée. Il accepta donc

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une proposition qui lui fut faite par les insurgés de la place San Jaime, de cesser le feu et d'entrer en pourparlers, et profita de cette suspension d'armes pour rappeler ses trois colonnes et les reconcentrer dans la Rambla.

C'était abandonner la ville entière aux insurgés. En effet, elle se couvrit bientôt de barricades, et, comme les cloches des églises sonnaient à toute volée, les habitants des villages voisins s'empressèrent d'accourir au secours de leurs compatriotes : entre les uns et les autres, la vie des soldats se trouva tellement exposée, que van Halen ne vit bientôt pour eux d'autre salut que de les enfermer dans les points fortifiés : c'est ainsi qu'il abandonna la Rambla, occupa d'abord le fort de las Atarazanas, puis les ruines de la citadelle ; il laissait un bataillon entier enfermé à l'intérieur de la ville, dans une caserne dite des Etudes ^.

Se voyant triomphants presque sans combat, les insurgés songèrent à s'organiser. Le premier, don Juan Carsy, cet agent inconnu qui était apparu tout à coup dans la rédaction du Republicano et avait poussé si violemment à la révolte, invita à se réunir tous les bataillons de la milice, et à nommer chacun un représentant pour former une junte populaire. Il fut écouté^ et cette junte, dont il fit nécessairement partie, se trouva constituée dès le lendemain (16 novembre). Elle avait une grande responsabilité, car van Halen ne pouvait être considéré comme vaincu : il commandait encore à Monljuich, et de cette redoutable forteresse pouvait bombarder la ville rebelle. Pour prouver sa force, elle lança une vingtaine de bombes dans la journée du 46, mais sans aller plus loin ; il lui fallait se préparer à l'avance pour obtenir un résultat sérieux.

L'armée compta quatre cents victimes entre tués, blessés et disparus. La perle des BarcelonniQ fat inçiçniflante; ils s'étalent battus à couvert.

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Les efforts de la junte eurent d*abord pour but de couper les approvisionnements aux troupes cantonnées dans la cita*delie^ le fort d'Atarazanas et la caserne des Etudes. C'était un bon plan. Sous l'impression de fureur qui dominait les esprits, celles-ci, môme avec de l'argent, avaient peine à se procurer ce qui était nécessaire h leurs besoins; on pouvait les soumettre par la famine. Van Halen comprit le danger, et, voulant s'y soustraire, d'autant plus que la citadelle, où il s'était établi, n'était pas en état de défense, à cause des démolitions faites Tannée précédente, il donna ordre de l'évacuer dans la nuit du 16 au 17.

Le 18, il fixait son quartier général à San Felioe, d'oti, en rayonnant sur les deux routes de Saragosse et de Valence, il pouvait presser et l'approvisionnement de Montjuich et l'arrivée de nombreux renforts avec lesquels il fût en état de reprendre rapidement l'offensive.

Un instant, il avait eu la douleur de voir ses cinq filles et l'épouse du général Zabala entre les mains des insurgés, qui auraient pu les garder comme otages. Heureusement elles furent sauvées, grâce à l'intervention efflcace du consul français, M. de Lesseps, et aux dispositions prises par la junte. Elles avaient été conduites à bord du brick français h Méléagre.

La capitulation qu'elle n'avait pu imposer aux troupes de la citadelle, la junte l'obtint de celles du fort de las Atara<zanas et de la caserne des Etudes : les unes et les autres, faute de provisions, capitulèrent (17 novembre).

11 n'en pouvait être de même de Montjuich; la junte trouva là une résistance obstinée d'autant plus grande que van Halen s'occupait incessamment de l'approvisionner et d'y concentrer toutes les ressources nécessaires.

Bientôt l'arrivée successive de renforts permit à van Halen de prendre l'ofiTensive dans tous les petits villages

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ftitués aux environs de Barcelone : en peu de temps, la milice, qui avait eu la prétention de s'étendre au-delà de ses murailles, se voit elle-môme obligée de rentrer dans son enceinte, et, bloquée^ elle ne songe bientôt plus qu'à défendre ses portes. Dès le 20 novembre, on sait à Barcelone que rinsurreclion ne pourra avoir de résultats utiles que si elle est aidée par le reste de la nation, et les yeux se tournent avec impatience vers le dehors pour voir si d'autres populations vont répondre au signal de révolte qui leur a été donné.

La Catalogne seule répondit, et encore avec très-peu d'élan. Pour tout le reste de l'Espagne, l'insurrection, n'ayant aucun caractère politique, avait un air antinational. Yich tenta de se soulever, mais les autorités parvinrent à y maintenir Tordre. Gerona, plus décidée, se mit en insurrection; mais ceux qui hautement appuyaient le mouvement de Barcelone se trouvèrent en si petit nombre, qu'ils n'osèrent pas persister dans leur attitude. Amettler était trop irrité du peu de précision avec lequel la junte de Garsy affirmait les principes républicains pour songer à lui donner un appui efficace ; il craignait, et avec apparence de raison, que les fauteurs réels du mouvement ne fussent les modérés ; il aima mieux sortir de Gerona que se mettre à la tête du mouvement. La présence de quelques généraux, comme Pastor, dans le fort de las Alarazanas, leur participation à la capitulation, les générosités du consul français M. de Lesseps, tout contribuait à répandre dans les esprits l'idée que, exclusivement catalane au fond, l'insurrection menaçait d'être surtout exploitée par l'élément modéré. A FigueraSfles amis de Terradas étaient en grande majorité; ils attendirent, pour agir. Tordre de leur chef ; celui-ci était trop défiant de Garsy pour le seconder ; il se contenta d'errer quelque temps dans TAmpourdan, où il fut poursuivi par

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des détachements. Quant à la province de Tarragone, elle n'osa bouger et fut maintenue avec fermeté dans Tobéis* sance par le frère même du capitaine général, le brigadier don Juan van Halen.

Ces manirestalions étaient tout à fait insufQsantes pour donner un caractère sérieux au mouvement de Barcelone ; aussi, peu à peu, vit-on se modifier les dispositions de la même population qui, le i5 novembre, montrait une volonté si unaoime. Dès le 20, la députation provinciale, les alcades se rapprochèrent peu à peu des hommes qui avaient fait le plus d'efforls pour éviter, nu commencement de la lutte, Teffusion du sang ; ils entrèrent en relations avec van Halen et lui promirent qu'une réaction prochaine allait bientôt s'organiser dans la cité contre la junte présidée par Garsy, que tous les partis en étaient mécontents, que Ton n'aspirait qu'au rétablissement de Tordre, et que le bombardement ne serait pas nécessaire pour faciliter la rentrée des troupes. Cet esprit se traduisait le jour suivant^ par l'élection d'une nouvelle junte à laquelle on donna le nom d'« auxiliaire consultative», exclusivement composée de propriétaires, avocats, fabricants, qui pouvaient le mieux représenter les intérêts de la cité.

Mais, au point où l'insurrection en était arrivée, une transaction ne suffisait plus à l'élément militaire; pour rétablir son prestige, il lui fallait frapper les imaginations par un acte de vigueur. Aussi, au lieu d'entrer dans la voie qui lui était proposée par les habitants, van Halen s'occupa-t-il de tout préparer pour le bombardement ; et Espartero, quoique sa présence ne fût nullement nécessaire, fut-il invité à accourir de la capitale pour donner plus de relief au châtiment sévère qui allait être infligé à la grande cité catalane. Il convenait aux amis intimes du régent de montrer le grand rôle que joue la force dans les

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sociétés modernes ; avec un peu de prestige il serait peutêtre possible de dissoudre les Gortès qui gênaient et qu'on allait suspendre sous un spécieux prétexte. Ainsi seulement peuvent s'expliquer le départ du régent pour la Catalogne, la lenteur qu'il mit à accomplir le voyage ( il lui fallut plus de huit jours pour venir de Madrid à Barcelone) et enfin, le peu de vivacité que déploya van Halen dans tous ses mouvements alors que la force lui était revenue, que les ressources abondaient de toutes parts autour de lui et qu'une lente désorganisation allait réduire à néant la milice nationale de Barcelone.

Pendant que s'effectuait le voyage du régent, Barcelone resta sous Timpression des sentiments les plus divers ; tantôt régnaient l'instinct de la conservation, la crainte du bombardement, le sentiment de l'impuissance, la haine du désordre et de l'anarchie, le désir de se soumettre à tout prix ; tantôt l'irritation contre les Castillans, le désir de l'indépendance nationale, Tesprit do sacrifice reprenaient le dessus. La junte de Carsy ne s'était point séparée, malgré la constitution de la junte auxiliaire ; de là, deux courants bien déterminés. Tandis que ceux qui avaient nommé l'une, aidés par la députation provinciale, agissaient dans un esprit de condescendance absolue à toutes les volontés du capitaine général, l'autre voulait pousser la rébellion à ses dernières limites, créait des bataillons spéciaux sous le nom de tirailleurs de /a^Po^m, constituait une municipalité favorable à sa manière de voir, et commençait à se déclarer ouvertement hostile au régent, sans dire encore toute* fois si c'était en faveur de Christine ou de la république. Yan Halen obtint de la junte auxiliaire que les soldats de la garnison du fort de las Atarazanas et de la caserne des Etudes obtiendraient l'autorisation de sortir de la ville; c'était un moyen pour lui d'accroître ses forces par de nou*

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velles recrues ; il permit à tous les habitants qui ne voudraient point être exposés aux horreurs du bombardement de sortir de la ville avec leurs familles ; il déterminait ainsi la grande masse paisible et paciQque à séparer sa cause de celle des insurgés du 15 novembre. EnQn> dans une longue correspondance avec les consuls de France et d'Angleterre/ il répondait, aux reproches insidieux qui lui étaient adressés par le consul de France, M. de Lesseps, de vouloir la ruine d'une grande et populeuse cité, en insinuant que les vrais coupables du désordre étaient ceux qui, secrètement, avaient encouragé la rébellion et avaient voulu favoriser Tintroduction, qui n'avait pu avoir lieu, dans la ville, de plusieurs généraux compromis dans Tinsurrection de 1841* Insinuation qui allait droit au cabinet français^ et de laquelle M. de Lesseps se défendit habilement en corrigeant ce qu'il pouvait y avoir de ténébreux dansles alluresde sa politique, par une grande philanthropie et de généreux efforts pour soulager les innombrables misères que de semblables événements amènent toujours avec eux. A la finales deux éléments qui étaient en présence dans le sein de Barcelone entrèrent en lutte le 26; tous les membres de la junte consultative durent se cacher ou éiuigrer ; ceux de la députation provinciale en firent autant et il y eut de nouvelles élections de la milice nationale, dans lesquelles le parti de la résistance ouverte, mais sous la bannière républicaine , eut le dessus.

La junte de Carsy prit à elle seule la direction des affaires et essaya par de fausses nouvelles de réveiller un enthousiasme qui allait chaque jour s'amortissant : on choi« sit pour commandant en chef des forces qui devaient lutter contre van Halen le général Durando, ancien brigadier des chasseurs d'Oporto, qui avait été longtemps au service de TËspagne.

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