‹ Histoire contemporaine de l'EspagneChapitre 136 sur 152 · BEAUX-ARTS ET SCIENCES · texte numérisé non relu

BEAUX-ARTS ET SCIENCES

Les discordes civiles et la pauvreté générale nuisent au développement des beaux-arts. — L'art dramatique est protégé par le goût de l'époque pour les œuvres littéraires. ~ Création du Conservatoire dd musique. — Compagnies d'opéra. — Le Tliéàtre-Royal ne peut être achevé. — Construction de Tédiflce du Congrès. — La sculpture de genre, les figures en pâte coloriées. — Le goût pour la peinture se généralise.— Si^ets que le public impose aux artistes. •» Don Federico de Madraxo. — Don Carlos Rivera. — Les frères Lopex.— Alenxa. — Le graveur Estève reproduit le beau tableau de Murillo : Moise faisant jaillir les eaux du rocher. — Reproduction par la lithographie des chefs-d'œuvre du musée de Madrid. '— Création de l'Académie des sciences naturelles en 1835. — La Gasca, directeur du Jardin botanique; il meurt en 1839. — L'université d'Alcala est transférée à Madrid.^ Ecole catalane.— Les travaux de philosophie et de jurisprudence. <— Marti. * Balmès. — Piferrer.

Deux conditions manquaient à l'Espagne pour qu'elle suscitât dans son sein parmi les artistes la même activité, la même fécondité qui s'était manifestée parmi les littérateurs ; d'une part la paix intérieure, et de l'autre un degré suffisant de richesse.

La culture des beaux-arts, dans un pays où elle n'est pas encore devenue une sorte d'industrie dont les autres nations sont tributaires, ne peut être réellement sérieuse quand la détresse des finances publiques y compromet toutes les fortunes^ y appauvrit toutes les existences.

Tel fut le sort de l'Espagne pendant les dix années qui nous occupent : les beaux-arts y restèrent dans le plus triste état de langueur ; aucune individualité puissante n'y fixe les regards.

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