‹ Histoire contemporaine de l'EspagneChapitre 25 sur 152 · CHAPITRE Yll. ^ IIBIfDIZABAL« S · texte numérisé non relu

CHAPITRE Yll. ^ IIBIfDIZABAL« S

taRiée ou atteinte par la démoralisation : elle avait seulement cessé de grandir. A mesure qu'elle s'était installée plus fortement dans les parties montagneuses du Guipuzcoa. d'AIava, de Biscaye et de Navarre, elle avait complété son organisation en circonscrivant son action. Elle disposait véritablement en maîtresse des revenus de ces provinces, mais elle ne pouvait plus communiquer avec les territoires voi-sins. Le nouveau général en chef des cbristjnos, déjà supé^ rieur par le nombre, avait imaginé un nouveau système do blocus qui l'enfermait dans un espace resserré, l'obligeait à en consommer toutes les ressources, et devait la réduire finalement par la famine.

Le succès d'un tel système, sans Être immédiat, était infaillible si on le pratiquait avec vigueur et persévérance. Le gouvernement avait approuvé ce plan, et c*e&t en y faisant allusion que Mendizabal annonçait dans sa proclamation le terme prochain delà lutte; avecsonlexagérationandalouse, il se forgeait d'étranges illusions sur la rapidité avec lu « quelle les lignes do Cordoba allaient se resserrer pour devenir efOcaces.

Dès le milieu d'octobre» don Carlos, persuadé de l'insuf* fisance do Goncales Morcno, que personne au reste no regretta, l'avait remplacé par un autrede ces officiers géné-^ raux qui avaient été les soutiens de la politique de Ferdi'» nand Vil. 11 avait choisi cet Eguin, que nous avons vu en 1814 chargé h Madrid d'emprisonner tous les partisans du régime constitutionnel. Quoique vieux et mutilé à In suite d'un accident resté inexpliqué (i), Eguia ne manquait pas d'activité; incapable de conception stratégique, il avait

I EniSdO, par le courrier d'Aslorga^ Eguia, alors capitaine général de la Galice, reçut un pli fermé, qui au moment où il fut ouvert produisit une forte détonation. Eguia eut les doigts des deux mains em> portés et reçut diverses blessures ù la télé et sur tout le corps.

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une certaine habitude des opérations militaires, et sur le terrain ne se laissait ni entamer ni surprendre; à la combinaison imaginée par Cordoba, il opposa ce qu'il appelait un système dérensif-offensir; c'est-à-dire que, profitant de l'avantage extraordinaire que lui donnait sa position centrale contre un ennemi obligé de s'étendre sur une vaste circonférence, il attaquait successivement avec toutes ses forces les divers points de la circonférence qui l'enfermait et entravait rinvoslissement en obligeant son ennemi h des concentrations fréquentes et rapides.

Gordoba avait choisi comme quartier général Viltoria, qui semblait offrir le plus de facilités pour communiquer avec les cités de Pampclune, de Saint-Sébastien et d:: Bilbao; préoccupé do ce choix, Eguia apporta longtemps le plus grand soin à fermer l'entrée des montignes qui séparent les deux provinces d'Alava et de Guipuzcoa. Le grand essor de la cause carliste datait du jour où la route de France, des environs de Saint Sébastien jusqu'au-delà de Mondragon, était tombée aux mains de Zumalacarreguy ; on pensait donc à la cour de don Carlos qu'il ftfllait à tout prix la conserver. Eguia en était également convaincu ;aussi. tandis que partout ailleurs il abanJonnait facilement les positions à Tennemi, quand celui-ci se présentait en force supérieure, il mit pendant tout son commandement le soin le plus grand à fermer d'une manière absolue aux troupes libérales cette entrée dans le Guipuzcoa; il fité:ablir dans ce but des cspèc: s de lignes, formées de quelques épaulements grossiers, au déOlé d'Arlaban, destiné à être le théâtre de luttes nombreuses et sanglantes.

Dès la fin d'octobre, Gordoba Gt une première tentative de ce cAlé ; il entra d'abord à Salvatierra, et parut vouloir marcher en avant. Les positions prises par Eguia devant le château de Guévara lui en imposèrent, et il rentra à Yitto-

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