‹ Histoire contemporaine de l'EspagneChapitre 29 sur 152 · T. III · texte numérisé non relu

T. III

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toutes les troupes dont il pouvait disposer, laissa s'exéeoter les massacres à la citadelle^ au fort d'Alarazanas» au Grand- Hôpital, et n^intervint que lorsque cent victimes avaient déjà été inhumainement sacrifiées.

C'est alors que la garde nationale réoccupa les points momenlanément occupés par la foule ; mais quand la mer est soulevée, elle ne rentre pas facilement dans son lit.

Le lendemain B janvier une grande agitation régna toute la journée dans la garJe nationale de Barcelone ; parmi ses bataillons les uns voulurent profiter de la circonstance pour acclamer la Constitution de Cadix, les autres s'opposèrent énergiquement à un acte aussi impolitique dans les circon* stances qu'on traversait. Le moment vint où, sur la place de la Lonja, les deux partis voulurent se compter avant d'en venir aux moins : après de longues hésitations, plusieurs bataillons, môme les plus exaltés, abandonnèrent successivement les promoteurs du mouvement, qui restèrent bientôt dans une imperceptible minorité. Dès lors force devait rester à l'autorité militaire pour peu qu'elle voulût agir avec une certaine énergie.

Alvarez paraissait n'attendre que cette démonstration de lagnrde nationale; dès qu'il en fut inrormé, il reprit en main l'autorité avec décision, fit dispet séries rassemblements, renverser la pierre de la Constitution qu'on avait déjfi improvisée, et môme arrêter les promoteurs, qui furent conduits pour plus do sûreté sur des navires de guerre. Lorsque Minn, abandonnant 1rs opérations militaires h la première nouvere de ces désordres, repnrut dans la capitale le soir du 0 janvier, tout avait déjà repris sa phjsionomie habituelle : la tourmente était passée; il ne restait à régler que le sort des prisonniers, qui furent dcportés nux Canaries.

Les scènes du 4 janvier i836 eurent un triste retentisse*

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