LES CORTÈS CONSTITUANTES
16 août t836-4 novembre 18S7.
Importance donnée à Télranger au soulèvement de la Granja; le gouvernement français conclut k ce que l'Espagne sorte de la crise avec ses seules ressources. — Réunion des Cortès conslituantc^s; la minorité en est progressiste.— On nomme une commission de constitution; ses travaux. — La constitution de 1837 — Des diverses mesures qui font l'objet principal de Tattenlion de cette assemblée. — Loi électorale, loi sur la presse, levées, mobilisation de la garde natio • nale, vente des biens nationaux, dtme, règlement du clergé. — Dispositions financières de Mendizabal. — Première apparition du parti républicain. — Emeutes 1^ Darrelonc du 13 janvier et du 4 mai 1837. ^ Don Ramon Xaudaro. — De l'intervention de l'armée dans les lutles politiques après les événements de la Granja. — Passage de la brigade Narvaez à Madrid. — Sédition de Pomelo de Aravaoa. — Chute du ministère Calatrava (19 août). — Attitude d'Espartero. — Ministère de transition présidé par Bardaji. ^ Retraite de Pita. — Elections. ^ Les Cortès constituantes se séparent (4 novembre).
La proclamation de la Constitution de 1812 excita à Paris le mécontentement de tous les partisans du gouvernement de Juillet, sincèrement attachés à la dynastie de Louis- Philippe. C'était, en effet, pour eux une double défaite. D'une part, avec l'arrivée au pouvoir des progressistes espagnols, ils voyaient Tinfluence anglaise reprendre dans la Péninsule le rAle considérable qu'elle avait déjà joué peu* dant le ministère Mendizabal ; d'autre part, ils avaient à redouter, par la pratique de la Constitution de 4812, le développement des idées démocratiques et républicaines, contre lesquelles ils avaient surtout à lutter en France.
Aussi celte révolution fut-elle, de la part des doctrinaires,