‹ Histoire contemporaine de l'EspagneChapitre 88 sur 152 · CHAPITU 111. — LB8 CORTÈS DE · texte numérisé non relu

CHAPITU 111. — LB8 CORTÈS DE

de 6000 chevaux, les extrêmes dominèrent les centres, et les ministres trouvèrent en face d'eux, au Congrès comme au Sénat, une opposition compacte.

Ils avaient demandé Tautorisation nécessaire pour recouvrer les impôts; on leur fit comprendre qu'elle leur serait refusée ; dès lors ils n'hésitèrent plus à suspendre la deuxième session des Gortès, mesure qui présageait pour tout le monde une prochaine dissolution. L'opinion publique n'accueillit pas trop mal cette décision ; les progressistes désiraient vivement faire un nouvel appel au corps électoral ; et les modérés avaient eu trop à se plaindre de la mauvaise composition de leur majorité. Enfin, le quartier général de Tarmée du Nord se voyait avec joie débarrassé de la Chambre qui lui avait suscité une si dangereuse rivalité (9 février 1839).

Le cabinet Arrazola se trouva donc de l'aveu général maître de la situation dès le mois de mars 1839 ; il en profita pour donner une très-forte impulsion à toutes les affaires militaires par Tinitiàtive du ministre de la guerre, dont nous avons indiqué plus d'une fois les étroites relations avec Espartero, Et comme il ne voulait se mettre en hostilité avec aucun des deux partis, comme il faisait dépendre son avenir de la coopération de Tun et de Tautre, le cabinet trouva le pays assez docile à son impulsion, grâce au succès des affaires de Navarre.

Les seules difficultés de cette période naquirent dans le sein même du cabinet ; le ministre des finances, Pita, ne sut pas se maintenir en bon accord avec le commandant de l'armée du Nord. Trois minisires donnèrent leur démission à la suite d'une crise (18 mai]. Alaix et Arrazola se chargèrent par intérim des deux portefeuilles de l'intérieur et de la marine et donnèrent les finances à une personne complètement à leur dévotion. Assez forts désormais pour af-

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fronter la dissolution, ils présentèrent le décret qui Tordonnait à la signature de la régente le i*' juin.

Ce décret, aussitôt signé, remplit de»joie les progressistes, qui s'apprêtèrent avec ardeur à la lutte électorale, et attrista les modérés, persuadés que le courant général des esprits leur était contraire, malgré la volonté de Christine et la présence au ministère de quelques-uns des leurs.

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