‹ Histoire critique de l'école d'Alexandrie (volume 2)Chapitre 10 sur 36 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

BBt de Uk pbll*«a|thle gree^Be •■ •rleM. ■■■■eaec «Ik PI«(«alMH« aar la raaIoB des doetvlae* irceqacs et «ricMlalea.

Ce ne fut qu'à la suite de ta conquête d'Alexandre que la civilisation grecque pénétra en Orient Jusque là les communications, d'ailleurs fréquentes et étendues que la guerre et le commerce avaient créées entre les deux pays , n'avaient été ni assez intimes ni assez profondes pour amener le contact et réchange des idées. La Grèce, dans les guerres médiques, avut résisté à l'influence des institutions et des croyances de l'Orient, aussi bien qu'au redoutable choc de ses armées. De son côté, l'Orient avait vu passer, sans s'émouvoir ni s^ ébranler , les audacieuses expéditions des Dix-Mille et d'Agésilas. Mais la conquête d'Alexandre eut un tout autre caractère : ce n'est plus seulement une force militaire qui ne se montre à l'Orient étonné que pour le vaincre et le traverser rapidement; c'est la civilisation grecque tout entière qui s'y installe avec Alexandre, et qui, sous ses successeurs , s'établit définitivement dans tous les grands centres de l'immense empire fondé par le conquérant , dans toute l'Asie-Mineure, en Syrie, en Judée, en Chaldée, en

PHILOSOPHIE GRECQUE EN ORIENT. lot Egypte. Il est vrai de dire que depuis longtemps les relations commerciales et les fréquents voyages des Orientaux et des Grecs avaient préparé les voies & cette invasion de ta civilisation grecque. Ce qui le prouve, c'est que le haut Orient, qui jusqu'alors n'avait eu de communication ni avec la Grèce ni avec les autres contrées de l'Ane, resta entièrement fermé aux idées et aux institutions de l'Occident. La civilisation grecque ne pénéU'a point aussi loin que les armes d'Alexandre : elle effleura la Perse et s'arrêta devant l'Inde. C'est sur les côtes de la Méditerranée, c'est dans l'Asie-Mineure qu'elle prit surtout racine , et se mêla profondément au génie de l'Orient. La Méditerranée devint la grande voie de communication de tous les peuples de l'ancien monde , et Alexandrie en fut le centre principal. Cette grande cité eut une destinée unique dans l'histoire du monde : par sa position géographique , par la composition hétérogène de sa [Mpulation, par la merveilleuse organisation de son musée , par le génie libérât de ses princes, elle était particulièrement propre à ta grande œuvre de fusion des deux sociétés grecque et orientale. Elle ne fut pas seulement le théâtre où se rencontrèrent tous les éléments de cette double civilisation : elle devint encore le foyer puissant où ces éléments vinrent se fondre et se transformer ,' et d'où sortit cet esprit nouveau qui d'Alexandrie devait rayonner sur tout l'ancien monde. Tous les grands peuples de l'antiquité s'y donnèrent rendez-vous : l'Orient y fut représenté par l'élite des nations de l'Asie et de l'Afrique, par la Judée, la Syrie, la Chaldée, l'Egypte; l'Occident, par la Grèce d'a-

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bnà , «t 168 villeti grecques de l'Archipel et de l'Afl)»- Minfture, puU par Borne et l'itotie. l^ baut Orient leul n'y parut point ; toujours immobile et muet dans «e mouvement et oc concert de tant de peuple; divers, ce n%\» génie des mystères et des uastes vivait retiré dana les profondeurs de sea sanctuaires. Du reste, Alexandrie ne fut pas le thé&tre unique den (winnïimiea- Mani entre l«i peuplw de l'Orient et de la Qrèce : un fTMd nambre de viWia de l'empire d'Alexandre devtnnnt des centres importantsi en Grèce, Athènes, f ui n'a Jamais wsié d'être la cité classique de la littératMrç et de la philoeophie helléniques ; en Asie. Damai, Éph$B«,3myme, Pergama. Anlioche, Séleucie. Partout lf|s deu^ sociétés se joignent, se pénètrent, se confondent.

M ÈSnqu^tft roniftipe acheva l'œuvre d'unité que Ift fpnSMSlQ tl'Altijfiindrfi »¥»it commencé^, Le coniV^rafit grec ayajt réuni la Grèce et l'Orient dans un m^m mm^i Rome rMlia i^ sadominatinn tout le ffiâfids gonilH. L'empirfl romain jll tomber le» harf\^m m iim'9^m\ \n nwtion^ , en les soumettant au Blé'IB jfl«81 Rap l'unité da législation fit de gouyerne- IRFPii i! Pfépftv* l'utlllf^ de croyance» et de mœurs. Q'^ ar^Cf ^ pette dq^in^Moii que les doctrines relil'^H*^^ et p|)jl(^phique|i purent se propa|:er et se c"ével«pper avec Unt dp rapidité ; que les dieux de !'^8ïPte eurf)it bieptfit leurs autels k Borne, que |e GlirISttilIlisiïlÈ appftrut, aprfrs la niort du Christ, presque SitnyltftBé'^fpt «n Afit-Minenre, en Égyp'e, en Qr^ca, ^ {mtili flUf) la phil^ift^ néoplatenieiitnnt, 4 pein^ fpndée ^ AlexandJ'ie, eut une ^|e ne|iit>reus« j^ Bomft ;

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