‹ Histoire critique de l'école d'Alexandrie (volume 2)Chapitre 16 sur 36 · LA GNOSE · texte numérisé non relu

LA GNOSE

pu réaiiaer te type divin , l'Adam c<^leste. L'homme fut donc créé rampant comme le ver de terre. Le Vert», touché de la misérable condition d'une créature Taite à son image , releva l'homme en lui versant un rayon de vie céleste *. Mais telle avait été l'imperfection de l'oeuvre des dieux subalternes, que le souffle divin dont le Verbe avait animé rhumanité devint impaissant. C'est alors que le Christ apparut avec la mission de supprimer l'action du Dieu des Juifs et de sauver les croyants , c'est-à-dire ceux qui avaient con- Mrvé le rayon divin déposé dans le premier homme *. Q'uantaux autres hommes, iln'y a point de salut pour eux. Du moment qu'ils ont perdu la vie céleste par l'in- Quence des mauvais génies , la voie du retour à Dieu leur est irrévocablement fermée '. Cette distinction (les bons et des méchants est évidemment empruntée à la religion des Perses. Pour que les bons reviennent it Dieu par l'intervention du Sauveur, il faut qu'ils s'aident eux-mêmes dans cette œuvre de Rédemption ; il faut que le rayon divin qui fait l'essence de l'humanité se dégage des ombres de la matière, et redevienne pur et éclatant pour retourner au foyer suprême. De là la nécessité d'arracher, par une séparation aussi complète que possible, l'Ame aux influencesde la matière", l'ascétisme de Saturnin ne va pas jusqu'à prescrire une séparation violente ; mais il inspire l'horreur des œuvres matérielles , et condamne le mariage et 'la procréation. Otte doctrine présente un tout autre carac-

' IréD., 1. 1, ch i, par. 3. — Saint ËpiphaDe, Hirres.. u[ii, * Nn., 1, I, ch. i, par. 2, ' Ihid,, ch. i, par. 2.

' Ibid., ch. 4, par. 2.

Page 1