‹ Histoire critique de l'école d'Alexandrie (volume 2)Chapitre 17 sur 36 · I. ih · texte numérisé non relu

I. ih

3tO INTRODUCTION. LIVRE II.

Lère que celle de Simon. Partant du dognoe fondamoutal de la doctrine des apôtres, à savoir, la conceptii»] du Verbe divin qui descend sur la terre dans la personne du Christ pour racheter les hommes et les rendre ft Dieu , elle conserve le principe chrétien, tout en y misant des doctrines étrangèreci; et même il faut reconnaître que l'introduction des idées de l'Orient est timide et incomplète dans la doctrine de Saturnin, Le dualisme y apparaît sans doute, mais un dualisme indécis. Saturnin n'explique point le mal par l'innuence d'un mauvais principe, mais seulement par l'impui»sance et la faiblesse des agents inférieurs de la création.

Bardcsane , le plus célèbre des disciples de Saturnin ^, combattit d'abord l'hérésie de Marcion , et fut un moment le flambeau de l'Église de Syrie. Haû peu k peu les idées de l'Orient le gagnèrent ; il puisa à cette source plus largement que n'avait fait son maître , el développa un système d'émanations dans lequel il réunit en couples (Tj^ir(m) toutes les productions successives du principe suprême. Toutefois, dans la lutte du bien et du mal , Satan n'est point représenté comme principe du mat, mais seulement comme une puissance inférieure, fils de Dieu et de la matière coéteriielle à Dieu. Déjà, dans celte distinction de Dieu et de la mRtii"'re conçue comme principe indépendant , on peut apercevoir la trace des idées grecques,

La doctrine de Basilide manifeste dans toutes ses parties les progrès de rinfluence orientale. Il n'y a qu'un principe de tout ce qui e-st : c'est le Dieu inef-

' Voypz saint fipiphane el les Hjmnrs/ie sainl /i//Airmr.

Page 1