‹ Histoire critique de l'école d'Alexandrie (volume 4)Chapitre 3 sur 34 · PREFACE. V · texte numérisé non relu

PREFACE. V

La fin de Técole alexandrioe n'est pas moins connue. Il est évident que Damascius et Simplicius senties derniers philosophes Alexandrins. De même que cette philosophie est préparée par des tentatives analogues antérieures, de même elle ne disparaît pas de la scène philosophique sans laisser des traces dans les écoles du Bas- Empire. Mais ces traces vont se perdre dans la grande religion qui vient de s*élever sur les ruines de lantiquité. Jean Philopon, Jean de Damas, Michel Psellus, Boèce, Gassiodore, sont des chrétiens encore pénétrés des idées néo* platonicienfies ; ce ne sont plus des Alexandrins.

L'école d'Alexandrie commence donc vers 19S et finit vers 529* Pendant une période de plus dé trois siècles^ elle change, dans le cours de son déve* loppement, de situation , de rôle et de théâtre ; elle garde invariablement ses principes et son esprit^ tout en subissant l'influence des hommes et des circonstances. Essentiellement rationnelle avec Âmmonius , Plotin et Porphyre, elle dégénère en pra* tiques tl^éurgiques avec Jamblique , Ghrysanthe , Maxime M Julien ; puis, elle reprend une forme plus sévère et un esprit plus pliatonicien à Athènes avec Syrianus, Proclus et Damasdus. Ces variations peuvent être ramenées à trois périodes distinctes :

\^ Période de développement et de formation. Ammonius Saccas fonde une tradition que Plotin et Porphyre convertissent en doctrine écrite.

2"" Période de décadence et de corruption. C'est alors que Jamblique , Chrysanthe , Maxime, Julien, appliquent la philosophie de l'école à la théurgie , et en font une doctrine poUlîque et religieuse.

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