II. l'i
210 ANALYSE. LIVRE IIL
du maître et par les nombreux témoignages du disciple que tous les procédés de méthode et tous les principes de doctrine qui caractérisent l'école d'Athènes et la distinguent des Alexandrins, se retrouvent déjà dans Syrien. Proclus n'a fait évidemment que suivre la voie tracée par son maître. Mais faut-il rapporter à Syrien , outre la méthode et l'esprit , toute la doctrine de Proclus? Faut-il lui attribuer ces développements profonds, ces démonstrations ingénieuses, toute cette érudition et toute cette science qui viennent aboutir au système le plus Complet et en même temps le mieux lié dans toutes ses parties qui ait jamais été conçu? Enfin, le disciple n'aurait-il été qu'un interprète intelligent de la pensée du maître? C'est ce qu'il est difficile de croire, bien qu'on ne sache pas d'une manière précise oii finit l'œuvre de Syrien et où commence ceHe de Proclus dans l'école d'Athènes.