ÉCOLE D'ATHÈNES. SYRIANUS
doctrines au moyen d'un principe intermédiaire. Cette méthode est nouvelle ; l'éclectisme alexandrin ne l'avait point appliquée jusque là. Elle est propre à l'école d'Athènes, et Syrien est le premier néoplatonicien qui en ait donné l'exemple. Considéré sous ce rapport, le commentaire sur la métaphysique offre un grand intérêt. Quant aux autres parties de sa doctrine , on sait par le témoignage souvent répété de Proclus qu'elle était identique, sur les points capitaux, à celle de son illustre disciple. Il avait commenté le Timée et le Parménide dans le même esprit que Proclus , substituant partout les idées alexandrines à la doctrine de Platon *. Ainsi, comme Proclus , il voit toute la philosophie de Platon dans deux dialogues, le Parménide et le Timée. Dans le Parménide , il renferme toute la théologie , et dans le Timée la philosophie seulement. Selon sa méthode d'explication, chacune des hypothèses que Platon discute dans le Parménide correspond à un ordre d'essences. La première porte sur le Dieu suprême , la seconde sur l'Intelligence et l'ordre entier des intelligibles, la troisième sur l'Ame 2, Proclus nous apprend que Syrien avait essayé de résoudre les solutions contradictoires du Parménide sur l'Un et l'Être dans la distinction de VUn simple et de Y Un être, supposant que Platon niait de celui-là tout ce qu'il affirmait de celui-ci, et réciproquement. Nous retrouverons dans Proclus la même méthode d'explication et les mêmes résultats , en ce qui concerne le Timée et le Parménide. On voit par l'ouvrage qui nous est resté
« Com.Vrod,^ xur le Parmé/i. j édit. Cousin, iv, 4, 33, 34. 2 Ibid., VI, 31,57,93, 98.