‹ Histoire critique de l'école d'AlexandrieChapitre 23 sur 29 · SYMBOLIQUE DE PROCLUS · texte numérisé non relu

SYMBOLIQUE DE PROCLUS

l'action mécanique ou naturelle, la passion^ et n'en con* sidérer que l'élément intelligible. Proclus donne un exemple de cette méthode. Quoique les Dieux ne soient pas engendrés, ils forment des ordres inégaux en puissance et en dignité, et au-dessous d'eux se développe la multitude de leurs effets. Il faut distinguer ce que les mythes appellent les causes irarpucal et les causes (juDTpucai. Deux causes concourant à un effet, k plus élevée est le père , l'autre est la mère. Le père est toujours supérieur à son effet ; la mère quelquefois inférieure ^. Ainsi , dans le Banquet , la pauvreté est nommée la mère de l'amour. La philosophie même parle quelquefois. la langue du mythe, comme on le voit dans le Timée. Platon y nomme l'être le père, et la matière la mère de la génération. « Je sais , dit Proclus, que Platon parle de la génération d'Aphrodite et de l'Amour; mais c'est là un symbole. Les mythes nese font pas scrupule d'appeler génération la procession des Dieux. C'est en ce sens que, dans les Orphiques , le temps est appelé la première

^ Plat, théol.y I, 28. Tb Sk t^ç xara^ecçcpa^, xae jucptxwTcpas, £v pjTpbç Taçc( TTûovTrap^^ctv yiîaofJKv. AvotXoyov yàp, fjtova^e fih, xat rri Toîi ircparoç a tria napà roTq ^toXq h iraryîp. Auade ^, xat tÇ àntipta ^OL(ut rijt ytifvrirtxxi twv ovtwv, tJ fXYÎTKjp. AXXot to fjicv îrarptxbv, fjto' votc^ç Trapà IlXaT«i>v{, xai twv âfr' aûrov irpoVovrwv (nln^Xorcpov r<$pUTai, xae cv c^croû ixoipa twv rtxropcvwv izpoxt^içriKt. To & aSfMfjrpcxov, juoec^cç * xat itorc fxh a>ç xperrrov twv ^^evvyjfAarwv. IIotc Sk, «ç «yetficvov, xaTa tïjv ov^iav, cv toTç fixtBoiç itponivtToitr KaOiirtp ev ZufAiroat'w t)}i> ttcviov tou cpwTo; pi^Tcpa, Xcyouffc. Kai ovx cv roTç fs^JBtxoTç TrXaafMtae povov, aXXà x^ev t^ tptko^otftù ^cwp&çt twv ovtwv wffircp cv Te^iw yiypTncxM, Kac yàp cxc7, ro picv ov, iraTcpa, t^v & uXi9v, |u»9Tcpa, xat TtOîjvYiv cirovo/xa^t t^ç ^rcvfVcwç*

cause ^. » Cette confusion perpétuelle de i'intelligibld et du sensible , de la raison pure et de rimagination, qui fait le caractère propre et Teseence même du mythe, est le principe de toutes les difiEérences qui distinguent la religion de la philosophie* Là où la phi* losophie ne voit que des manifestations diverses, dis** tinctes et disposées dans un ordre hiérarchique* mais en même temps réunies dans l'unité d'un principe su* prême et commun , Dieu , la religion suppose des puissances divines, des Dieux divers et séparés, vivant et agissant chacun d'une vie et d'une action qui lui est propre , alors que la génération les a fait sortir du sein de leur Père. C'est ce qui fait que la philosophie ramène sans cesse le mythe, du sensible à Tintelligible , du concret à l'abstrait , de l'individuel à l'universel.

Voici maintenant le système mythologique de Pro* dus. Après Dieu , qui est ineffable pour la langue do symbole comme pour celle de la philosophie ^ , vient l'essence intelligible , laquelle compose une première Trinité. Cette Trinité de l'Être, de la Vie, de l'Intelligence, voisine du Bien ineffable, n'a point de nom individuel dans la langue mythologique. Elle compose la série des Dieux intelligibles, des grands Dieux. Le premier terme, l'essence, le fini» reçoit le nom de Père dans la théologie sacrée ^ ^ et

« Plat. théoL, I, 28. K<X( #iot( tyjv *Mt twv aàtim Si^xwhxfk^

« Plat, théol.^ m. 7.

^ Plat, théoL, m, 314. n«<jy)ç éï «5 vontfllç ^fi«w5^i r^fàv Hi^^ cv cxa^ iroervip cirovojui^CTOii.

SYMBOLIQUE DE PROGLUS. 375

la Uînité tout entière se nomme htoi ic«Tpuiot ^. Vient ensuite l'essence intelligible et intetlectuelle tout ensemble 9 laquelle forme BmA une tiinité. Cette trinité 9 moins ineffable que la précédente , l'est asseï néanmoins pour qu'on lui doive épargner les noms individuels ^ Seulement, comme elle exprime 6n«^ tiellement la fécondité de l'être , et que d'elle procèdent tous les êtres du monde intelligible , elle sera bien nommée la mère des Dieux, ou 6eoI [/.YiTptjtoi^, ou bim encore Uranus« a Ce Ciel supérieur est in* telligible relativement au Démiurge. Le Père intelli* gible ( la première Trinité ) est la cause pcUemdle de tout; le lieu supraroéleste, réceptacle des causes pa^ ternelles, est la cause maternelle de tout Seulement, dans la génération matérielle , la mère ne fait que recevoir des formes, tandis que ce lieu, mère et nour^ rice des Dieux , non seulement reçoit des formes , mais les fait (Tcotst) de concert avec le Père. En outre, la cause maternelle ne produit pas les formes en dehors d'elle-même; mais elle les établit en elle, les enveloppe et les conserve "*. » Le mythe des Dieux , se nourrissant de nectar et d'ambroisie , exprime la manière dont la trinité des Dieux intelligibles et intellectuels crée et conserve les êtres. L'ambroisie, aliment solide , représente le fmi ; le nectar, aliment liquide , plus mobile et plus inconsistant, figure l' infini ^ Or tout être est produit par le concours du fini et de l'in-

« Plat. théoL, III, 21.

ï Ibid.,iv, 1.

' Ibid., IV, 10.

* Ibid.,iv, 10.

fini. Le mythe d'Adrastée exprime une autre vérité non moins profonde : on distingue la loi de Jupiter, la loi de Saturne et la loi d'Adrastée. Celle-ci embrasse et domine les deux autres, et leur donne l'être et la mesure de leur puissance ; c'est elle qui conserve l'ordre universel. L'âme, même particulière, étant guidée par l'intelligence, ne dépend pas des lois fatales; c'est ce qui fait que les Dieux saturniens sont indépendants des joviens, et que les Dieux qui contiennent et perfectionnent tout, les Dieux supra- célestes, le sont de& saturniens. Tous obéissent à la loi d'Adrastée, qu'Orphée nous dépeint conservant le Démiurge universel, frappant avec des baguettes d'airain un tambour de peau de chèvre, et faisant revenir h elle tous les Dieux ^,

Vient enfin , dans le monde intelligible proprement dit, l'essence purement intellectuelle, laquelle forme la trinité des Dieux intellectuels. Ici la distinction fait place à l'individualité, au nombre. On ne nomme pas cette trinité le Père , mais les Pères. Chacun de ces Pères reçoit un nom particulier : le premier est Cronos, le second Rhéa , femme de Cronos ^ le troisième Jupiter, fils de Cronos et de Rhéa ^. Cronos représente le principe fini, l'Intelligence pure; Rhéa le principe infini, la fécondité, la Puissance d'expansion; Jupiter le principe mixte, l'Ame démiurgique *. Cronos, principe de l'intelligence qui ne passe point, a la propriété de tout rajeunir ; Jupiter , principe de l'âme et de la génération , celle de faire tout vieillir *. Saturne illu-

t Plat. rAe?W.,iv, 4 5.

» Ibid., V, 3.

3 Ibid., V, 4.

^ Ibid., V, 10.

SYMBOLIQUE DE PROCLIS. ^77

mine les êtres, Jupiter les vivifie. Les âmes vivent d'abord sous la loi fatale de Jupiter, puis sous la loi providentielle (intellectuelle) de Saturne , puis sous la loi purement intelligible d'Adrastée K

Après la trinité des essences intelleetuelles proprement dites , Proclus ne reconnaît plus rien dans le mande intelligible. Mais entre le monde intelligible et le monde sensible, entre le Démiurge et son œuvre, il distingue des puissances intermédiaires. A cet ordre nouveau de principes correspond , dans la théologie sacrée, une trinité de Dieux. Trois enfants de Jupiter, Minerve, Proserpine, Bacchus^, venant se placer entre Jupiter et le monde , conservent pure et maintiennent séparée de la nature la dignité de leur père. Aussi ont-ils reçu les noms de Dieux gardiens. Leur mère est Rhéa, la fécondité universelle qui, lorsqu'elle s'unit à Jupiter , prend le nom de Cérès. Le premier de ces Dieux garde Saturne , unité supérieure de cette triade ; le deuxième conserve pure de la matière la puissance de Rhéa; le troisième sépare irrévocablement le Démiurge de ses produits.

Enfin le Démiurge produit, ordonne, conserve, gouverne les êtres et les rappelle à lui. La diversité de fonctions dans le créateur, ainsi que la diversité des choses créées, est représentée par plusieurs ordres de Dieux. Jupiter exprime l'unité de la production démiurgique ; la trinité jovienne , Jupiter , Neptune et Pluton, ou Jupiter marin et Jupiter souterrain, en représente les divers points de vue. Jupiter est le Dé-

« Plat. theoL, v, 9.

* Ibid.,v, 35.

S7) ANALYSE. LIVRE IIL

mim^ universel ; Neptune est le Démiurge des Ames ; Yulcain ou Pluton est le Démiurge des coips K Voilà poiffquoi Jupiter a pour empire Tair et le feu, éléCùents subtils et puissants; Neptune l'eau » élément intermi-diaire mobile^ et Pluton ou Yulcain la terre ^t les élémei^ souterrains*

Après aroir produit (substantiellement), le Dé« miurge fixe et maintient^ puis il engeâdre* puis enfin il ramène à lui les êtres qu'il a engendrés. De là troii ordres de Dieux K

Dieuk gardiens : Yesta, Minerve, Mars.

Dieux zoogoniques : Gérés, Junon, Diane.

Dieut anagogiques : Mercure, Yénùs, Apollon ^

Autour de ces Dieux se pressent plusieurs sortes d'Anges, plusieurs nombres de démons, plu^euri troupes de héros et enfin une multitude drames partie culières, puis les genres multiformes des animaux mor* tels , puis les diverses puissance des plantes K Lefei auges sont oômme les verbes des Dieux ; les démons transforment la parole divine en réalité vivante; les héros sont les ministres des révolutions que lee IMeux opèrent soit dans la nature, soit dans les &mes.

Yoid , m résumé , le tableau de la religion hellénique, telle que Proclos la conçcôt philosophiquement^*

^ Plai. tkéol.,y\,t1.

2 Ibid., VI, 10.

» ibid.,vi, 22.

« Ibid., Tt, 4.

* Ibid. , ▼!!, 4. .^ />tf malo.

SYMBOLIQUE DE PROGLUS. 371

Pbilosophib. Religion.

I VL'Uti{T^&).

Diêu (in^lllblft).

i Unités intolUgibies ^Di«ux iatelligiblat.

( Tptàç voiîTtî ) . ) ( irarpixo t ) .

Unit*. iDteUigiMM-m-|Di^^^ intelligibl*«.in-)„ .„,. Cnitég mtellectuell^ ] Dieux intellectuels. Rh^' \ (Tp«x«vMpa). j (Jupiter.

Puiasancee démiurgi*) i Neftlune

ques (ii>v«fttiç A*j- 1 Dieux démiurgiques. < pi^^^^^ '

'^ (vulcaii.

(Veste,

l Minerve.

(Mars.

fitoupyrxott). )

Il / Puissances conserva - ] dj^^j^ gardiens, ^j triées (littowttxa'e)* )

^ Puissances zoogoniques | ^j^^, zoogoniques \ (Çwoyovcxat j. )

I Dieux anagogiques Dieux inférieurs.

Puissances anagogiques

(àvocyMyexat).

(Cérès.

|junon.

( Diane.

I Mercure.

Vénus.

AiKHiofi.

^ [ Puissances inférieures S 1 Anges.

S l Démons.

Héros.

Ames.

Cette exposition du système de Proclus W9ii sur* toat pour but de faire ressortir les poifits sur lesquels ce f4rflesophe e déveio|>|>é , UMSformé ou modifié li

380 ANALYSE. LIVRE IIL

doctrine qui lui avait été léguée par ses maîtres Alexandrins. Résumons ces points rapidement.

1" Démonstration du premier principe. Produs, tout en considérant l'intuition pure, la pensée, comme la vraie méthode de connaître le divin , s'applique à démontrer le premier principe. Pour cela , il remonte du multiple à TUn, des produits à la cause, de la bonté dans les êtres créés , au Bien , du monde à Dieu ; il procède donc analytiquement. Plolin , au contraire , dédaigne la démonstration et tout procédé à posteriori; sa pensée, impatiente et impétueuse, s'élance de prime abord, par une contemplation directe, jusqu'à la nature de Dieu ; il procède synthétiquement.

a** Théorie des Unités. Plotin n'avait admis aucun principe intermédiaire entre l'Un et l'Intelligence. Proclus, afin de mieux expliquer la nécessité de la création, et sans doute aussi dans le but d'accorder sa doctrine avec les croyances religieuses, imagine entre Dieu et le monde intelligible une série infinie de principes intermédiaires, sous le nom de Dieux ou unités divines.

â* Théorie du monde intelligible. Plotin s'était borné à concevoir et à poser les principes intelligibles, l'Intelligence et ses idées , l'Ame et ses puissances. Proclus divise et subdivise à l'infini les êtres du monde intelligible, et démontre chaque ordre de principes par une série de raisonnements ; il pousse l'analyse jusqu'à l'abus.

4° Théorie du Ternaire. Cette théorie est la plus grande conception dont Proclus ait enrichi la philosophie alexandrine : elle contient l'explication de tous les êtres créés, de Vêtre proprement dit comme du d^mir.

RÉSUMÉ. 3t4

Plotin, en traitant des principes du monde intelligible et du monde sensible , n'avait point songé à en déterminer la loi nécessaire et universelle. C'est cette grave lacune que Proclus a comblée : il est vrai qu'il a abusé de sa formule et qu'il en a fait sortir des myriades de trinités; mais il n'en faut pas moins voir sous cet amas de subtilités la grande et éternelle vérité de la triple nature de tout être créé.

5** Théorie de l'Être. Dans la doctrine de Plotin, rintelligence apparaît au premier rang , immédiatement au-dessous de l'Un. Dans le système de Proclus, l'Intelligence ne vient qu'en troisième ordre; avant elle est la Vie, et avant la Vie l'Être. Cette grave différence révèle clairement le retour de l'école d'Athènes au Platonisme pur.

6** Théorie des Idées. Nouvelle preuve des tendances platoniciennes de la philosophie de Proclus. On a vu pour quelles raisons profondes Plotin avait modifié, essentiellement la théorie platonicienne des idées , en rapportant les individus aussi bien que les espèces à des types intelligibles. Proclus revient à la doctrine de Platon, tout en maintenant aux idées ce double caractère d'essences et de puissances que leur avait attribué Plotin. Il ne reconnaît pas d'idée pour chaque individu.

T Doctrine de la Providence. Tandis que Plotin n'avait fait que déduire de sa théologie générale la nécessité de la Providence, et s'était borné à la caractériser à grands traits , Proclus démontre longuement l'existence, et définit la nature et les divers modes d'action de la Providence , s' attachant partout à la concilier soit avec la liberté humaine . soit avec Tordre du

3ii ANALY8B. LIVRE III.

monde» et réfoUtnt solidement les graves objeetions qui, dès la philosophie ancienne, avaient été aœumu^ lées contre ce dogme important. La philosophie mo^ deme, même dans Leibnitz, ne contient rien de plus profond et de plus ingénieux que cette réfutation.

8* Thécnrie de la liberté. Ici Proclus ne développe pas seulement la doctrine de Plotin; il la modifie dans le sens de Texpérience et dans Tintérét de la personnalité humaine. Plotin appliquant à la question de la liberté sa définition profonde, mais un peu mystique , de la nature de Tâme, avait trop confondu la liberté avec Pintelligence qui en est le principe. Proclus, tout en reconnaissant avec Platon et avec Plotin que la nature de Tâme n'est point indifférente au bien, distingue et pose à part le pouvoir de choix et d'élection , la puissance de vouloir également le bien et le mal , la liberté proprement dite ; et c'est dans ce pouvoir qu'il fait con^ sister la nature même de l'âme, nature essentiellement intermédiaire, inférieure à l'intelligence , supérieure à la sensibilité. En cela, du reste, Proclus ne contredit ni ne modifie la doctrine des Alexandrins. Il reconnaît avec Plotin que c'est dans la nature divine seule qu'il faut chercher le type et le principe de la liberté : seulement, il s'attache à la faire connaître sous sa forme humaine et psychologique, c'est-à-dire comme libre arbitre.

9" Doctrine mythologique. Proclus est le premier philosophe parmi les Néoplatoniciens qui ait embrassé, dans sa tentative d'explication philosophique, l'ensemble et le système entier des mythes du Polythéisme, et qui ait érigé en théorie la distinction du mythe et de la science. Jusqu'à lui, l'école d'Alexandrie s'était bor-

BÉSUMÉ. 313

née soit à retrouver les principes de sa philosophie dans les principaux dogmes religieux, soit à prendre au hasard tel ou tel détail de la mythologie grecque, pour en essayer une expHeation.

Ind^endamment de ces importantes modifications, on voit que Proclus a repris toutes les solutions indiquées antérieurement par Plotin , par Porphyre , par Jamblique , et qu'il les a développées avec une clarté et une précision qui ne laissent plus rien à désirer. Proclus a donc accompli avec une rare perfection la triple tâche léguée à l'école d'Athènes par les premiers Alexandrins. Il était impossible de démontrer avec plus de méthode les conceptions échappées à l'enthousiasme de Plotin, de combler avec plus de soin les lacunes, d'organiser d'une manière plus systématique les éléments épars de cette grande synthèse des Alexandrins, enfin d'y faire rentrer, par un éclectisme plus savant et plus ingénieux , toutes les traditions , soit philosophiques , soit religieuses du passé. Dans ce grand travail qui devait aboutir à la philosophie alexandrine , Plotin et Proclus avaient également le génie de leur mission. Si le premier montra , dans son œuvre d'invention , une rare vigueur d'intuition , le second, dans son œuvre d'organisation, déploya une admirable puissance d'analyse. On ne sait ce qu'il faut te plus admirer de la vive et forte intelligence de Plotin , ou de la science immense et de la merveilleuse souplesse d'esprit de Proclus.

384 ANALYSE. LIVRE IIL

Page 1