‹ Histoire critique de l'économie politiqueChapitre 4 sur 31 · OEUVRES DE QUESNAY · texte numérisé non relu

OEUVRES DE QUESNAY

Le Tableau économique porte pour épigraphe :

Losque l’agriculture prospère, tous les arts fleurissent avec elle; mais quand on abandonne la culture, pour quelque cause que ce soit, tous les autres travaux, tant sur mer que sur terre, s’anéantissent en même temps.

( Xcnophon }.

Voici un court résumé de ce livre: (1)

(I) D’apres E. üaire.

Supposons, dit l’auteur, un royaume dont les produits agricoles seraient de 5 milliards par an, la répartition devra se faire ainsi:

Classe productive, Agriculteurs. — Avance ou capital circu'ant de celte classe: 2 milliards, qui ont produit 5 milliards, dont deux milliards sont produit net, ou revenu de la •

Classe des propriétaires, y compris l’État.

— Ci, 2 milliards de revenu. — Cette classe dépense un milliard en achat à la classe productive et un milliard en achat à la

Classe stérile, Industrie et Commerce. — Qui reçoit un milliard, en remboursement du milliard qu’elle a dépensé en achat de matière première n la classe productive.

Le total des 5 milliards, partagés d’abord entre la classe ■productive et la classe des propriétaires, est dépensé annuellement dans un ordre régulier, qui assure la même reproduction annuelle. Un milliard est dépensé par les propriétaires en achats à la ciasse stérile; la classe productive, qui vend pour 3 milliards de produits aux autres classes, en rend 2 milliards pour le revenu, et en dépense un milliard en achat à la classe stérile. Aimi, la classe stérile reçoit deux milliards, qu'elle emploie à la richesse productive, en achats pour la subsistance de ses agents et pour les matières premières. La classe productive dépense elle môme annuellement pour deux milliards de produits, ce qui complète la dépense totale des 5 milliards de la production annuelle.

Ce qu’il y a de plus clair dans ce Tableau , c’est que les ouvriers y sont dépouillés des 2/5 du produit de leur travail au profit des oisifs. Mais si l'on

se rappelle qu’alors (avant l'invention des machines et l'emploi des forces économiques) la force du travail humain, comparée à la force des agents naturels dans la confection des produits, était infiniment inféi ieure h ce qu’elle est maintenant, (l'homme, ayant moins de science, était moins puissant) on reconnaîtra qu’étant donnée la production propriétaire, le revenu attribué par Quesnay aux riches, qui devaient sur ce revenu subvenir seuls aux charges de 1’ État, n’avait rien d'exagéré.

De nos jours, le prélèvement capitaliste est autrement onéreux. (I)

Le livre des Maximes économiques porte cette épigraphe:

Pauvre paysan, pauvre royaume.

Pauvre royaume, pauvre roi.

C’est un recueil de trente maximes brièvement développées. L'énoncé en paraîtra curieux à plus d’un titre.

(D Uo économiste de cœur et de talent, Auguste Larue, a pu écrire (Genève, en 1871) sans crainte d'etre démenti:

« lie salaire de la journée d’un ouvrier se répartit ainsi: l. 0 ^ l(i représentant la valeur réelle de sa consommation. 2.°) 3(4 représentant les frais, intérêts et bénéfices des intermédiaires.

Ce fait économique est prouvé aujourdhui. »

Que l’autorité souveraine soit unique, et supérieure â tous les individus de la société et â toutes les entreprises injustes des particuliers. ( Ceci écrit sous l’abject Louis XVI)

2. °) Que la nation soit instruite dans les lois générales de l’ordre naturel, qui constituent le gouvernement le plus parfait.

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