Réciprocité de commerce avec l’étranger
24°.) La Balance da commerce est une chose futile. 25.°) Entière liberté du commerce.
20°) Songez à augmenter les revenus plus qu’à augmenter la population.
27 °) N’ épargnez pas sur les dépenses publiques nécessaires.
28. °j Que personne ne puisse faire sa fortune dans l'administration des deniers publics.
29. °) N’espérez de ressources que dans la prospérité de la nation, et non dans le crédit des financiers; car les fortunes pécuniaires sont des fortunes clandestines, qui ne connaissent pas de patrie.
30°J Que l’État évite les emprunts; ils forment des rentes financières qui le chargent de dettes dévorantes.
Telles sont les prescriptions pratiques du fondateur de l’ec. pol.
Mais c'est surtout par sa philosophie sociale (que nous verrons exposée par Dupont de Nemours, page 26) qu’il se montre supérieur à son époque. «Si comme économiste Quesnay a eu des rivaux, comme philosophe de l’économie politique, il h’a eu que des disciples. » fl) Il n’était certes pas un homme ordinaire le philosophe qui a entraîné à sa suite des personnages comme Malesherbes, Lavoisier, lo M.'s de Mirabeau, Dupont de Nemours, Gournay, D’Argenson, Turgot, Trudaine, Morellet,
(!) Gaodrillart.
Albon, St, Peravy, Mercier de la Rivière, Beaudeau, Rouband, Abeille, Boncerf, Letrosne, Beaulieu, Glicquot de Bervache etc, sans compter les illustres étrangers influencés par ses doctrines. (1) Selon Mac Léod et Michel Chevalier (et ils ont raison, quoi qu’ait pu dire Dugald Stewart) Quesnay fut le véritable fondateur de Lee. pol. On se rappelle que Smith vint chez lui dans l’attitude d’un disciple et vouloit lui dédier son livre. 11 ne faut pas oublier non plus qu'avant la Richesse des Nations de Smith, ont été publiées les Réflexions sur la formation et la distribution des richesses de Turgot.
Dupont de Nemours et Gournay.
Le plus fécond des disciples deQuesnay, fut certainement Dupont de Nemours. Il donna à la scien ce nouvelle une tournure plus philosophique, mais aussi plus déclamatoire.
(1) Cantillou Canquier, à Paris, sous la Régence, émit des idées assez semblables ? » celles des physiocrates. T/Écolc physiocratique a eu des continuateurs jusqu’en 1850. Sous les derniers temps de la République, et les premiers temps do T empire, ce furent Rœderer et Gauards; après 1830, ce furent surtout E. Daire, Duleus et Alisou.
C’est lui qui substitua au titre d'ec. pol. (du grec, qui veut dire la règle de la maison politique, ou de l'état) titre accepté par Quesnay, celui de physiocratie. (également du grec, et qui veut dire le gouvernement de la nature) Les économistes modernes ont repris le premier titre, et le nom de physiocrates est resté attaché aux économistes de l’école agricole,
Dans son livre intitulé : Origine et progrès d'une science nouvelle , abrégé de Cec. pol. y on lit :
Il y a des lois naturelles morales, aussi bien que des lois physiques, qu’on ne saurait transgresser impunément. Cette transgression est la cause la plus ordinaire des maux qui affligent fhumaniié.
Le droit naturel de l’homme peut être déGni: Le droit qu’a l’homme aux choses propres à sa jouissance. Mais, dans le fait, le droit primitif se réduit, pour chacun, à la part qu’ il s’assure par son travail.
La liberté de chaque homme étant également sacrée, le respect pour celle des autres est la limite naturelle de l’usage licite que chacun peut faire de la sienne.
On ne s’associe qu’ en renonçant à certaines libertés de l’état sauvage, en limitant les droits parles devoirs.
Droits et devoirs Pas de devoirs sans droits.
A os droits sont les con - Nos devoirs sont les c ondilions de nos jouissances . ditions à remplir pour
conserver et perpétuer nos droits .
a Droit de subsister. Devoir de travailler.
« Les droits s'expliquent par la connaissance des devoirs , et réciproquement les devoirs par la connaissance des droits . Aimer et connaître, sont le commencement de la morale.
« L’instruction générale peut seule manifester la justice et guider les humains. »
Tout ceci avant 89, et l’on dirait un programme de VInternationale/ Comment les pbysiocrates faisaient-ils accorder une telle philosophie avec leur despotisme légal , leur oligarchie terrienne et leur conservatisme pratique?
Dupont discuta brillamment avec Necker. Déjà ministre des finances, sous Turgot, il fît partie de l'Assemblée Nationale, où il vota trop souvent avec les conservateurs.
Proscrit par les jacobins, il quitte la France, revient sous le Directoire, et fait partie de la secte des Théophilanthropes, avec Lareveillère-Lépaux. Eu 1815, nous le trouvons dans sa chère Amérique , à l'affranchissement de laquelle les physiocrates avaient tant contribué, en répandant les idées démocratiques et en réclamant l’émancipation des colonies.
Toujours enthousiaste, en dépit de ses 80 ans, il vit avec peine la tournure purement descriptive, et même anti-réformiste, que prenait l'ec. pol. avec Smith et Say.
A ce dernier, il écrivit, dans des lettres d'ailleurs
affectueuses, des reproches mérités, car Say, qui avait beaucoup emprunté aux physiocrates, les avait traités fort peu convenablement.
La fantaisie que vous avez de nous renier, mon cher Say, n’empêche pas que vous ne soyiez, par Smith, un petit-fils de Quesnay, et un neveu du grand Turgol...
Vous ne citez guère que pour dé murer, pour réfuter, ou pour rabaisser. Vous avez traité Turgot avec sécheresse et légèreté ..
Vous avez trop rétréci la carrière de l’ec. pol. en ne la traitant que comme la science des * ichesses ; elle est la science du droit naturel, appliqué comme il doit l’être aux nations civilisées; c’est la science des Constitutions...
Rendez-nous donc un peu de justice; nous ne sommes ni des fous, ni des sots. Nous avons la conscience délicate et nous n’avons pas écrit et gouverné pendant 50 ans, des pays de mœurs et de lois différentes, sans songer à rien.
Vincent de Gournay n’écrivit pas. On n’a de lui qu’une traduction de Josiah Child ; mais il fut par son activité et soq expérience, le véritable second de Quesnay.
Vers l’an 1750, dit Dupont de Nemours, (1) deux
(t) Ce livre ayant été fait dans l'exil, pour cet extrait, comme pour beaucoup d’autres, j’ai dû traduire sur le texte italien, n’ayant que celui-ci à ma déposition. Ce ne sera donc pas nia faute si le mot a mot n’est pas toujours respecté ; au moins, la traduction sera toujours fidèle, quant au sens. J’avertis le lecteur de cela, uuc fois pour toutes.
hommes de génie, observateurs studieux et profonds, guidés par une force d’attention constante, par une logique rigoureuse, et animés du noble amour de la patrie et de Phumanité, Quesnay et Gournay. s’occupèrent assiduement a rechercher si la nature des choses n’mdiquait pas une science de l’ec. pol., et, si oui, quels seraient les principes de cette science? ils le tentèrent par des voies diverses, et arrivèrent aux mêmes résultats. .
Gournay, fils de négociant, et longtemps négociant lui même, avait reconnu que l’industrie et le commerce ne pouvaient fleurir que par la liberté et la concurrence; il en conclut qu’il ne fallait ni limiter, ni réglementer le commerce, et il tira de cette donnée son fameux axiome: Laissez faire , laissez passer. (1)
Quesnay. fils d’un habile cultivateur, et d'une mère qui par son intelligence seconda merveilleusement son raari dans la gestion de leur domaine, tourna plus particulièrement ses regards vers l’agriculture....
Les deux aspects sous lesquels Quesnay et Gournay avaient considéré les principes de l’administration, et doue ils tiraient exactement la même théorie, formèrent, en quelque sorte, deux écoles, sœurs toutefois, qui n’curent l’une envers l’autre aucun sentiment de jalousie, ni de rivalité, et qui se sont réciproquement éclairées.
(1) au temps de Gournay, le travail et le commerce étouffaient sous la réglementation; son cri de liberté fut éminemment progressiste. Depuis, l’anarchie et la licence ont succédé à la réglementation, et les économistes qui, au lieu de dire: organisez , crient encore : laissez faire, me font l'effet d’un individu qui irait criant en plein hiver : Ne portez pas de manteau , découvrez vous ! parce que, par une chaude .journée d été, un homme avisé, le voyant haleter, lui aurait fait celte recommandation.
Do celle de Gournay, sont sortis : Malesherbes, Morellet, Trudaine, Herbert, Javeau, de Boisgelin, de Cicé, d'Augeul, Price, Tucker, et quelques autres.
De celle de Quesnay, sont sortis: Mirabeau (père), Abeille, de Tuurqueux, Berlin, Dupont de Nemours, de Creptowicz, Boubaud, Letrosne Boncerf, deS.tPeravy, de Vanvilliers etc.'
Mercier de la Rivière et Beaudeau, formèrent dans cette école une branche particulière (plus libérale mais moins humanitaire.,)
Entre les deux écoles, surgirent quelques philosophes éclectiques, parmi lesquels il faut citer Turgot, A. Smith, Laodsdown, J. B. Say, Sismondi. (1)
La science nouvelle eut la bonne fortuue d'être propagée par plus de vingt publicistes de conviction et de talent. Cette propagande porta ses fruits et la donnée physiocratique devint européenne.
Les physiocrates au pouvoir.
Outre le Chancelier de Lithuanie, comte de Creptowicz, et les Anglais Tucker et Price, l’idée phy-‘
(l) La naive admiration du vieux Dupont, lui fait placer Srniiti, Say et Sismoudi parmi les continuateurs de Quesnay, re qui est soutenable dans un sens général. Les économistes purs o’ont pas été de cet avis et s<* sont fort récriés contre teüe partie do la classification du phy^iocrate.
siocratique comptait parmi ses adeptes le prince russe Galitzin, les Allemands: Sebmalz, Semer, Gava rd, Mauvillon etc: en Italie, les marquis de Longo et de Carraccioli, Mengotti, Paoletti, Gianni, Fabroni, le comte Tannucci, Tillot etc. qui furent ministres pour la plupart — sans parler de la quasi adhésion de Beccaria et de Yerri.
D'une manière générale, on peut dire que tous les économistes de ce temps subirent plus ou moins le courant physiocratique.
C’est ainsi que l’Espagne, où gouvernait Campom3nès, entouré de toute une pleïade d’économistes: Florida Blanca, Sempere y Guarinos, Cabarrus (de Bayonne) qui propageait un système de crédit agricole, Ward (de Hollande) Dauvilla, Campos, Pablo Olivarès, Arrenda, Jovellanès Valle, Senloro etc., voyait s’accomplir une réforme dans le sens de celle que Turgot tenta plus tard; mais, comme devoit l’ètre Turgot, Campomanès fut renversé par une intrigue de cour ([).
Bientôt, les princes se mirent à admirer les physiocrates: Marie Thérèse se fit leur protectrice; Catherine II appela Mercier de la Rivière ; Gustave III
(1) Ourdie par la fameux Godoy, Prince de la Paix, qui gouverna si honteusement l’Espagne, jusqu’en 1808.
de Suède, écrivit de fort bons traités dans la revue des physi ocra tes (1) et accomplissait quelques réformes; le margrave de Bade, Joseph II d’Autriche, suivirent cet exemple; le roi de Naples, lui même, voulut avoir son ministre réformateur, c’est à dire physiocrate, tout comme le grand-duc Léopold, qui régénéra la Toscane par ses réformes administratives et les grands travaux q u’il fit effectuer. (2) En Lombardie, avec l’agrément des souverains d Autriche, Verri, Beccaria et Garli s’appliquaient aussi aux réformes économiques; de même le duc Modène; de même beaucoup d’autres. (3)
La France, cette patrie des physiocrates, vint à son tour à l’idée de réforme. Louis XV mourut enfin de débauche. Louis XVI se hâta de renvoyer l’odieux ministère Terray et fit appeler Turgot.
Anne-Robert Turgot était fils d’Etienne Turgot, prévôt des marchands sous Louis XV.
(1) Epbémérides du citoyen.
(2) Eotr’aulres bienfaits, on doit à Lcopold le dessèchement des marais de Sienne, qui reudit la fertilité, l’assainissement et la vie à tonte une coutrée.
(3) Il ne faut pas oublier que tous ces princes réformateurs et philanlrophcs furent les plus enragés contre la Révolution française. Léopold, devenu empereur, fut, jusqu’à sa mort prématurée, le chef de la réaction. Il avait à ses côtés, contre la liberté et la philosophie , U libérale Angleterre et la pâilosophiquc Prusse.
Destiné d'abord à l'état ecclésiastique, le jeune Turgot prononça, comme prieur de la Sorbonne, un discours sur les progrès du genre humain, qui le plaça de suite parmi les penseurs de son époque. Déjà, étant au séminaire, il avait écrit sur les monnaies une lettre, où le jeune collégien parle de la valeur, à la façon dont Rossi et Baudrillart, économistes expérimentés, en parleront un siècle plus tard.
Il jeta la soutane pour se vouer aux fortes études, et il devint bientôt l'ami de Quesnay et de Gournay. On a déjà vu qu'il tenta de concilier leurs opinions; il y réussit dans une certaine mesure; mais on peut dire qu’il les surpassa tous deux par la puissance d’idée et la netteté d’expression qu'il manifesta dans ses nombreux ouvrages, notamment dans son traité sur la valeur, et ses Iié/îexions sur la formation et la distribution des richesses.
Nommé intendant du Limousin, en 1761, il fit diminuer les impôts, réparer les routes; (non plus par les corvées, mais avec le produit d’une taxe imposée aux propriétaires) il accorda dans sa province la libre circulation des grains; il organisa l’assistance sur une grande échelle. 11 voyait la misère diminuer et le travail se développer autour de lui, quand il fut fait, en 1774, d’abord, ministre de la marine, ensuite, Contrôleur général des finances et chef du ministère.
Ce qu’il avait fait pour le Limousin, avec tant de succès, il voulut le faire pour la France, et aller Ineo au delà. Il fit d abord décréter 1 abolition de la corvée, de la torture, des jurandes et des mai irises, des derniers vestiges du servage — réformes immenses, il en promettait une série d autres; car il voulait régénérer la France, et parlait déjà de l’égale répartition des impôts.
La cour, les Parlements, le clergé, la bourgeoisie crièrent à l’abomination. Marie-Antoinette, poussée par Mau repas et Conli, persécutait le roi à propos de son ministre. Celui qui fut depuis Louis XVIH écrivit contre Turgot un grossier libelle. Bien que toujours servile pour les rois, le Parlement refusa d’enregistrer ces Edits: qui consternaient la nation affligeaient la noblesse et ôtaient au royaume ce qui pouvait lui rester de ressources; c’est du moins ainsi que les qualifiait le président d’Àligre, qui suppliait le roi de metLre un terme aux pernicieux effets du tant d'innovations, également contraires à l'ordre public et à la constitution de l'étal. Séguier et d’Espréméml revinrent à la charge, conjurant le roi de réprimer les débordements économiques.
Les bourgeoisies des bonnes villes faisaient aussi entendre- leurs supplications désolées contre la liberté du travail.
Bouen: Son commerce est désolé , ses ouvriers
loiliers sont abandonnés , les femmes , les enfants , /es weMÆ, plongés dans la misère ; les terres les mieux cultivées , vont redevenir incultes , eî la belle Normandie va redevenir déserte.
Tours: Les députés de tout le royaume gémissent et voient une commotion qui amènera une convulsion du genre nervoso-politique.
Reims: On va nous ôter le pain.
Lyon : Ne peut se taire devant un projet qui répand la terreur dans toutes les fabriques.
Paris : On na jamais présenté une affaire si importante aux pieds du trône , que le commerce parisien baigne de ses larmes.
Amiens : Ce serait la tombe où seraient englouties toutes les manufactures du royaume ! . . . Tout le royaume en frémit d’horreur.
Les conservateurs ne varient pas sur un point : crier haro ! sur le progrès en toute occasion.
Il s’agissait alors de la liberté du travail, cétait contraire à l’ordre public, à la constitution de l'état; il fallait mettre un terme aux débordements économiques qui désolaient et ruinaient le royaume , qui étaient la tombe où Vindustrie française allait s'engloutir.
11 s’agit aujourd'hui de l’émancipation des travailleurs: c'est le flot des passions subversives qui bat tout ce qui est respectable, qui sape la société
dans ses, bases ; c'est la barbarie démagogique , qui menace de tout engloutir et qu’il faut écraser à tout prix.
Les efforts aveugles et les clameurs désespérées des conservateurs de 1776 n’ont pu empêcher la liberté du travail de triompher.
Les conservateurs de 1876 seront ils plus heureux que les autres, contre les partisans de la justice sociale?
Avec cette force que donne la conviction, Turgot resta inébranlable. Le roi lui restait fidèle, et il s’écria, dans un moment de désespoir, en voyant grandir la cabale contre son ministre:
— îl n’y a que M. r Turgot et moi qui aimions le peuple !
Mais la bienveillance royale se lassa, et Turgot fut renversé en 1776, moins de deux ans après son élévation ; la plupart de ses Edits libérateurs furent rapportés.
A part J. B. Say, et les plus mauvais représentants de l’école anglaise, les économistes ont gé- | céralement rendu justice aux physiocrates.
Smith a ait d’eux.
Ce sont des hommes d’un grand savoir et d’un grand mérite; leur système est noble et ingénieux, et de tout ce qu’on a encore publié sur Tec. pol. c’est ce qui se rapproche le plus de la vérité.
Ce qui les caractérise surtout, c’ est un amour pour le peuple, qui leur fit entreprendre de grandes réformes, Mais l’Europe était trop gangrenée pour^ pouvoir être sauvée par une réforme pacifique; il fallait l’ouragan révolutionnaire pour balayer les privilèges féodaux, et faire, en attendant mienx, place à l’égalité civile.
Dailleurs, les physiocrates ne poussaient pas l’esprit de réforme au delà de la destruction Ides entraves légales.
Ils avaient adopté celte fausse idée du temps que tout était bien en sortant des mains de la nature.
Ici, Rousseau, Turgot, Quesnay, Bougainville , Morelly, philosophes économistes, socialistes,se donnèrent la main, Retour à la naturel Tel était, le cri universel. Cette erreur est compréhensible. A l’époque où elle se produisit, la puissance sociale ne s’était eucore manifestée que par la compression et la destruction. Depuis la Révolution française, cette idée est moins explicable; pourtant, l’école, dite anglaise, Ta reprise en l’aggravant; elle a déclaré ordre naturel, et par conséquent bon et éternel, l’eiat actuel de la société : cette fois, Terreur est poussée jusqu’à l’aberration; Carey et Bastiat peuvent venir, entassant sophismes sur sophismes, chanter la mission harmonisante des antagonismes sociaux. En attendant, et pour un siècle, l’économisme s’oppose-
ra à tous les progrès, tout ce v qui pourrait déranger l’ordre régnant étant une atteinte à l’ordre naturel , aux lois providentielles, et la misère et l'ignorance étant naturelles, providentielles éternelles.... Mais n’anticipons pas.