‹ Histoire critique de la grande enterprise de Christophe Colomb, comment il aurait conçu et formé son projet, sa présentation a différentes cours, son acceptation finale, sa mise a exécution, - son véritable caractèreChapitre 114 sur 127 · TRADUCTION FRANÇAISE · texte numérisé non relu

TRADUCTION FRANÇAISE

Copie envoyée à Chrislofaro Colonbo (l) par Paul, physicien, accompagnée d'une carte nautique.

A Ferdinand Martini, chanoine de Lisbonne, Paul, physicien, salut.

Il m'a été très agréable d'apprendre que tu te portes bien (2) et que tu jouis de la faveur et de l'intimité de votre Roi, prince très généreux et très magnifique. Comme je t'ai entretenu précé-

(1) Le texte latin, qui est supposé avoir été transcrit par Colomb lui-même, porte Christo/'aro Colo/ibo. Il faut remarquer, cependant, que la ligne où se trouve ce nom, ligne qui forme le titre du document, est d'une écriture plus régulière que celle de la lettre même, ce qui autorise la supposition que cette ligne n'est pas de la main de celui qui a transcrit le corps de la lettre ; on remarque encore que cette ligne est placée tout au bord delà marge supérieure de la lettre, ce qui est une indication qu'elle a été écrite après coup.

(2) L'auteur de la lettre semble faire allusion à quelque chose que contenait la lettre à laquelle il est censé répondre. Il est singulier que le texte espa-

demment d'une route pour aller au pays des épices (3) par la voie de mer, plus courte que celle que vous prenez par la Guinée (4), le Sérénissime Roi désire de moi maintenant quelques éclaircissements à ce sujet, ou plutôt une démonstration qui frappe les yeux, afin que même les gens peu instruits (5) puissent la voir et la comprendre.

Quoique je sache (6) que cela puisse se démontrer à l'aide d'une sphère, qui est la forme du monde, j'ai décidé, pour plus de clarté et en même temps pour plus de facilité, de montrer que cela peut être expliqué au moyen d'une carte nautique. J'envoie en conséquence à Sa Majesté une carte, faite de mes mains, sur laquelle sont dessinées vos côtes, avec les îles d'où vous devrez commencer à faire route toujours vers l'Occident (7), ainsi que les

gnol supprime ce membre de phrase, qui, naturellement, ne se trouve pas non plus dans l'italien.

(3) Dans la version espagnole, il y a : Aux Indes, où poussent les épices ; dans l'italien : A l'Inde, où poussent les épices. Au xv= siècle, les Indes Orientales étaient généralement appelées Indes des épices, dénomination qui se trouve déjà dans Marco Polo.

(4) Le texte latin porte : quant facilis per Guineam. II faut entendre : que vous suivez actuellement, et non pas : que vous ouvrez, que vous cherchez à ouvrir. Le latin ne comporte que la première traduction. Le texte espagnol dit : que vous faites pour la Guinée (que vosotros haceis para Guinea), ce qui est un contre-sens. L'italien a traduit: que vous faites par la Guinée (c/ie voi fate per Guinea), ce qui est exact.

(5) Dans l'espagnol et dans l'italien, ce membre de phrase est supprimé.

(6) L'espagnol ajoute ici : par expérience.

(7) D'après le texte latin, la route à prendre pour aller aux Indes, c'est, non pas le parallèle de Lisbonne, comme quelques-uns l'ont cru, mais celui des Canaries, que Colomb a effectivement pris.

La version espagnole, et, par suite, la version italienne, changent complètement ce passage. Au lieu de dire que la carte montre : « Vos côtes, avec les îles d'où vous devrez commencer à faire route toujours vers l'Occident », elle dit : « Toute la fin du Ponant, à partir de l'Irlande, en allant vers le sud jusqu'à l'extrémité de la Guinée, avec toutes les îles qui sont sur ce chemin, en face desquelles, droit du côté du couchant, se trouve dessiné le commencement des Indes. »

Nous sommes ici en présence d'une modification du texte latin par omission et par addition. L'indication importante qu'il faudra partir des îles et faire route toujours droit à l'Occident est supprimée et, à la place, on donne celle qu'en face de ces îles, au bout de la route, se trouve le commencement des Indes, ce qui manque au latin.

Il faut voir là une confirmation de ce que nous avons dit dans notre premier volume, p. 180, savoir que le texte espagnol est le troisième et définitif état de la lettre dite de Toscanelli. L'auteur, trouvant que le texte latin

lieux (8) auxquels vous devrez arriver ; elle indique aussi la distance dont vous aurez à vous écarter du Pôle ou de la ligne équinoxiale (9), et au bout de combien d'espaces ou de milles vous devrez parvenir à ces contrées si fertiles en toutes sortes d'épices et de pierres précieuses.

Et ne vous étonnez pas de m'entendre appeler contrées occidentales celles où sont les épices, alors qu'on les appelle communément orientales ; car ceux qui navigueront à l'Occident trouveront toujours ces contrées en passant par les régions navigables qui sont sous la terre (10), tandis que ceux qui prendront

n'était pas assez précis, s'est décidé, dans le texte espagnol, à nommer les Indes. En mémo temps, il a supprimé le passage indiquant qu'il fallait suivre le parallèle des Canaries, parce que, en fait, cette indication était inutile, car s'il s'agissait d'aller aux Indes, on pouvait prendre n'importe quel parallèle, et par conséquent elle présentait aussi le danger d'attirer l'attention sur le choix du dit parallèle, singulier, si le projet n'avait en vue que les Indes et n'était fondé que sur des raisons théoriques.

(8) L'espagnol ajoute : et les îles. L'italien copie l'addition.

(9) La traduction espagnole porte : « Avec les îles et les lieux d'où vous pouvez dévier pour la ligne équinoxiale. » L'italien dit : « Avec les îles et les lieux où vous pouvez aller et de combien vous pouvez vous écarter du pôle arctique vers la ligne équinoxiale. » Le texte italien ne diffère du texte latin que par l'addition des mots : et les îles, déjà signalée, par celle du mot: arctique, et par la modification vers la ligne équinoxiale, au lieu de ou de la ligne équinoxiale. Donc le texte italien est presque identique au texte latin, alors que l'espagnol en diffère beaucoup. C'est une des rares circonstances qui pourraient donner à penser que le traducteur italien connaissait aussi le texte latin Je la lettre. Cependant nous ne le croyons pas. Nous pensons que le texte espagnol remis à Las Casas contenait des mots que celui-ci a sautés par inadvertance, en le copiant. Le texte original espagnol, qui servit à Las Casas et au traducteur italien, devait porter ; las islas y los lugares adonde podeis llegar y cuanto dcl polo arclico podeis desviar para la lima equinoccial.

L'erreur a été causée par la répétition du mot podeis, erreur de copie très fréquente. Le traducteur italien a évité cette erreur.

(10) Pour comprendre cette expression, il faut entendre que l'auteur de la lettre divise la terre en deux hémisphères allant chacun d'un pôle à l'autre. L'hémisphère supérieur comprend l'ancien monde, l'hémisphère inférieurcomprend l'espace, supposé entièrement maritime, s'étendant entre les deux rives de l'ancien monde. Donc, pour naviguer d une de ces rives à l'autre, il fallait passer par la partie inférieure de la terre, c'est-à-dii-e dessous celle-ci, donc par le Ponant, si l'on partait de la rive occidentale, et c'est ainsi que portent les deu.x versions espagnole et italienne, qui ne tiennent pas compte de l'expression extraordinaire de siihterraneas navigationes. Fiskeet Markham ont traduit : « on ihe other side of the earih ». M. Harrisse écrit : in the

par le conlinenl el la route supérieure (11) les rencontreront toujours à l'Orient.

Par conséquent, les lignes droites tracées dans le sens de la longueur de la carte montrent la distance de l'Orient à l'Occident, tandis que les transversales indiquent les espaces du Midi au Septentrion (12).

J'ai aussi marqué sur la carte divers lieux(13)où vous pourriez

hémisphère ivhich is opposite to ours », et M. Payne dit : < beneath the f/lobe ».

(tl)Per terram et per superiora j7inera, c'est-à-dire la route ordinaire parle Levant et par terre, d'après ce qui est dit à la note précédente. L'espagnol et l'italien rendent cette expression latine, assez bizarre d'ailleurs, en disant simplement « par le Levant ». Markham dit: « the upper side » (de la terre). Harrisse dit : « the hirjher hémisphère ». Payne : « ahove the globe ».

(12) Ces expressions de lignes droites et de lignes transversales ont donné lieu a bien des commentaires ; elles sont généralement interprétées comme correspondant, la première aux parallèles, la seconde aux longitudes. C'est le sens que leur donne Uzielli,qui dit : « Toscanelli entend par lignes transversales les arcs de méridiens représentés par des lignes droites tracées dans les cartes perpendiculairement aux lignes droites représentant les parallèles.» {Toscanelli, n° 1, p. 12.) Cette opinion semble trouver sa justification dans la phrase de l'auteur de la lettre : que les lignes droites sont tracées dans le sens longitudinal de la carte; mais cette phrase est complétée par l'indication que les lignes droites montrent la distance de l'Orient à l'Occident et les lignes transversales celle du Sud au Nord. Comment cela pourrait-il être, si les lignes droites sont des parallèles et les lignes transversales des méridiens ?

Une remarque pourrait expliquer cette difficulté. Il est évident que l'auteur de la lettre avait en vue une carte qui, comme toutes celles de ce genre, était plus longue que large, et dont la longueur était d'Occident en Orient. Dans ce cas, les lignes droites horizontales pouvaient être dites dans le sens de la longueur, linse rectse in longitudine, et l'auteur a pu ne pas vouloir dire que les lignes droites, équivalant aux longitudes, indiquent, par l'espace qu'il y a entre elles, la distance de l'Occident à l'Orient, mais seulement que les longitudes sont des lignes sur la longueur desquelles on mesure la distance de l'ouest à l'est. A l'appui de cette interprétation, on peut remarquer que l'expression longitude, dont le sens étymologique est celui de longueur, était employée dans ce sens par les anciens pour indiquer la plus grande longueur de la terre. On peut donc avancer que l'auteur de la lettre entend par lignes droites des parallèles indiquant la longueur, et par lignes transversales, coupant celles-ci à des distances égales, des méridiens indiquant la largeur. Dans l'italien les lignes transversales ou obliques indiquent la distance qu'il y a de l'étoile polaire au midi.

(13) L'espagnol dit : « Beaucoup de lieux des parages de l'Inde. » L'italien répète.

aller, et cela pour mieux renseigner les navigateurs, si le vent ou tout autre cas fortuit les amenait ailleurs qu'ils ne se proposent, et aussi pour qu'ils fassent voir aux indigènes qu'ils ont quelques notions de leur pays, ce qui leur sera très agréable (14). On assure qu'il ne va dans ces îles que des marchands. Car il y a une si grande affluence de navigateurs et de marchandises, qu'on n'en voit pas autant dans le reste du monde (15) que dans le seul fameux port de Zaiton. On dit, en effet, que chaque année il entre dans ce port cent gros navires chargés de poivre, sans compter les autres vaisseaux qui portent d'autres épices, Ce pays est très peuplé et très riche, comprenant une multitude de provinces, de royaumes et des villes innombrables, toutessoumises à un seul prince appelé le Grand Kan,ce qui signifie en latin Bexregum,ei dont la capitale et la résidence se trouvent, la plupart du temps, dans la province de Katay. Ses prédéces- .seurs désiraient entrer en relation avec les Chrétiens; il y a deux cents ans, ils envoyèrent (16) au Pape pour lui demander des hommes versés dans les choses de la foi, pour les instruire; mais ceux qui furent envoyés trouvèrent des obstacles en route et s'en retournèrent. Au temps d'Eugène(17), il vint quelqu'un (18) vers Eugène, qui donnait de grandes assurances de bienveillance envers les Chrétiens. Je me suis longuement entretenu avec lui d'une foule de choses(19), de la grandeur des édifices royaux, de la largeur et de la longueur des fleuves, du grand nombre de villes bâties sur leurs rives ; sur un seul de ces fleuves, il y au-

(li)Dans l'espagnol et dans l'italien, cette phrase a un tout autre sens. La première version porte : « Et aussi pour qu'on connaisse bien toutes ces contrées, ce dont vous devez être bien aises. » L'italien dit : « Et ensuite pour vous donner pleine information sur tous ces lieux que vous désirez tant connaître. »

(15) Le texte espagnol dit : « 11 y a là une aussi grande quantité de navires, de marins, de marchands avec des marchandises, que dans tout le reste du monde. » L'italien porte : « 11 y a là une aussi grande quantité de navires, de marins avec des marchandises, que dans toute autre partie du monde. »

(16) Le texte espagnol porte aussi : < envoyèrent » simplement. Mais l'italien dit : « envoyèrent des ambassadeurs. »

(17) Eugène est nommé deux fois dans la même phrase, sans utilité. Les textes espagnol et italien ne le nomment qu'une fois, mais le premier porte simplement Eugène, tandis que l'italien dit : Eugène IV. Ce pape était, en effet, contemporain de Toscanelli, et occupa le Saint-Siège de 1431 à 1447.

(18) Quelqu'un. C'est la traduction exacte du mot latin unus. Cela désigne toute espèce d'envoyé ou d'émissaire à quelque titre que ce soit.

(19) Le texte italien, après le mot : choses, ajoute : merveilleuses.

ViGNAUD. Nouvelles Éludes, II. 36

rait cent villes, avec des ponts en marbre, très longs et très larges, ornés de colonnes.

Ce pays est digne d'être recherché par les Latins (20), non seulement parce qu'on pourrait en tirer des profits considérables, en or, en argent, en pierres précieuses de tout genre et en épices qui n'arrivent jamais chez nous; mais aussi à cause des hommes savants, des philosophes et astrologues remarquables qui y vivent, et dont le génie et le talent gouvernent cette puissante et magnifique province, et dirigent même les choses de la guerre.

Voilà ce que je puis dire pour satisfaire à ta demande, dans le peu de temps que me laissent mes occupations. Je suis prêt dans l'avenir à répondre plus amplement à tout ce que voudra Sa Majesté Royale.

Fait à Florence, le 25 juin 1474 (21).

Allant de la ville de Lisbonne en droite ligne vers l'Occident, il y a, marqués sur la carte, 26 espaces de 250 milles (22) chacun, jusqu'à la très illustre et très grande cité de Ouinsay. Son enceinte mesure cent milles ; elle a dix ponts (23), et son nom veut dire cila ciel cielo, cité du ciel. On raconte bien des merveilles sur la multitude de ses fabriques (24), ainsi que sur ses revenus. (Cet espace est presque le tiers de la sphère) (25). La

(20) Ici une légère variante dans les anciennes traductions. L'espagnole : « Ce pays est digne autant que jamais d'être découvert. » L'italienne : « Ce pays est digne autant que tout autre d'être découvert, »

(21) Cette ligne et tout le paragraphe précédent sont transportés, dans les versions espagnole et italienne, à la fin de la lettre, de sorte que le paragraphe suivant, qui forme un P. S. dans le latin, fait corps avec la lettre même dans les deux traductions.

(22) L'espagnol et l'italien ajoutent, le premier : qui font 25 lieues ; le second : qui font 35 lieues. Le chiffre 3 du texte italien est évidemment une erreur typographique, car 100 milles italiens font bien 25 lieues.

(23) L'espagnol ajoute : de marbre ; l'italien répète. Marco Polo dit h2. 000 ponts {Edil. Pauthier, p. 493).

(24) Fabriques.Lo texte latin porte artificium, qui doit être pour arlificiorum, de même que, p. 554, V» colonne, 1. 19 et 23, fluvium est pour fluvio. rum. L'espagnol donne le mot arlificios, et l'italien traduit par fahriche. En latin, arlificium n'a pas le sons de fabrique, qui est spécial à l'espagnol arit- (icio.

(25) Le tiers de la sphère. Il y a certainement une transposition. Cette phrase, qui n'a aucun sens ici, trouve logiquement sa place après l'indication de la dislance entre Lisbonne et Quinsay, c'est-à-dire après les mots : 26 espaces de 250 milles chacun, et avant le membre de phrase : jusqu'à la très illustre et très grande cité de Quinsay. L'espagnol et l'italien reproduisent cette transposition.

dite ville est située dans la province de Mangi, voisine de la province de Kalay (26), où se trouve la résidence royale.

Riais depuis l'île Anlilia, qui vous est connue (27), jusqu'à la célèbre île de Cippangu, il y a dix espaces (28). Cette île est très abondante en or, perles et pierres précieuses, et les temples, ainsi que les palais royaux, y sont couverts d'or massif.

Ainsi donc, l'espace de mer à franchir à travers les parages inconnus n'est pas très grand (29). Il y aurait bien d'autres choses à expliquer ici plus en détail, mais un observateur attentif saura les déduire lui-même de ce qui précède (30).

Reçois, cher ami, mes salutations.

(26) Le texte espagnol porle : « ville de Kataj^ ». La version italienne rétablit le mot : province. Ce fait semblerait, de prime abord, indiquei- que le traducteur italien a connu aussi le texte latin. Mais, il est évident que Las Casas s'est permis de corriger son texte pour éviter la répétition du mot : province.

(27) Anlilia. Le texte latin dit simplement: que vous connaissez {vobis nola). Le texte espagnol change cela de la manière suivante : « Que vous appelez ile des Sept Cités et dont nous avons connaissance. » {Que vosotros Humais de Siele Ciudades, de la cual lenemos noticia.) La version italienne maintient cette addition, mais se rapproche davantage du texte latin en disant : « Que vous appelez île des Sept Cités et que vous connaissez. » (Che voi chiainate di Selle Cillk, délia qiiale havete noticia). Nous croyons que le texte espagnol original devait porter de la cual tenedes noticia, et que Las Casas aura lu par erreur tenemos {nous avons) là où il y avait tenedes (vous avez), erreur que le traducteur italien a évitée.

(2S) Les versions espagnole et italienne ajoutent : « Qui font 2.500 milles ou 225 lieues. » Ici encore, on doit admettre une erreur de copiste, et lire 625 lieues, qui font réellement 2.500 milles.

(29) L'espagnol rend cette phrase de la manière suivante: « Ainsi, faute de connaître le chemin, toutes ces choses restent cachées, et l'on peut y aller sûrement. » L'italien naturellement répète. Mais ce texte diffère tellement du latin qu'il constitue un remaniement et non une traduction.

(30) Toute cette phrase est modifiée de la manière suivante, dans l'espagnol et dans l'italien : « On pourrait dire encore bien d'autres choses, mais comme je vous en ai déjà entretenu verbalement, et que vous avez bonne compréhension et bon jugement, je pense qu'il ne vous reste plus rien à apprendre ; et par suite je ne m'étendrai pas davantage. » Vient ensuite, dans les deux textes espagnol et italien, le paragraphe : « Voilà ce que je puis dire, etc. », que le latin placi, ainsi que la date, avant le post-scriptum.

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