Légendes du Globe de Nuremberg
Les seules qui nous intéressent ici sont celles relatives aux sources dinformation de Behaim ; il y en a trois qu'on trouvera aux notes 41-43. D'autres, au nombre de cinq, se rapportent aux explorations qu'il aurait faites jusqu'aux extrémités de l'Afrique Australe. On les trouvera en français dans MuRR. en anglais et en allemand dans Ravenstein aux pages indiquées ci-après. Ce sont : 1" celle au-dessous de la ligne équinoxiale : « Il faut savoir, etc. », Murr, p. 14, Ravenstein, p. 71 ; 2° celle au-dessous des îles du Prince et de Saint-Thomas : « ces îles, etc. », M., p. 15, U., p. 101 ; 3° celle à l'extrémité de la côte d'Afrique près du Monte-Negro : « Ici furent,etc. », M., p. 16, 17, R., p. 103 ; 4° au même endroit : « L'an 14S4, etc.», M., p. 16, R., p. 71; 5» et celle à Porto BartholoViego:« /usçu'à ce Zi'eu... » M., p. 17, R., p. 103.
Aux indications contenues dans les trois premières légendes, il faut ajouter celles données par Schedel dans sa note sur le globe, qu'on trouvera aux pièces justificatives. Les assertions avancées dans les cinq autres sont inconciliables avec les faits connus et font douter, non pas seulement de l'exactitude de Behaim, mais aussi de sa véracité. Si l'on s'en rapportait à ce qu'elles portent, Behaim aurait fait un voyage embrassant toutes les découvertes accomplies par les Portugais le long des côtes de l'Afrique Australe de 1483 à 1489, c'est-à-dire celles que l'on doit à Diogo Cam, à d'Aveyro et à Barthélémy Diaz. Codine et Ravenstein ont soumis ces légendes à une critique sévère, l'un à la Société de Géographie de Paris {Découverte de la côte d'Afrique... 1876), l'autre dans son grand ouvrage sur Behaim (pp. 20-30).