‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inédits (volume 2)Chapitre 104 sur 325 · Lâchât, XI, p. 310 en entier et 311, iiremier alinéa · texte numérisé non relu

Lâchât, XI, p. 310 en entier et 311, iiremier alinéa

la fin du séjour de Bossuet à Navarre. En efifet il est antérieur au plus ancien sermon pour la Nativité de la sainte Vierge, puisque celui-ci y renvoie. Or,nous l'établirons bientôt, ce dernier sermon est du 8 septembre 1652. L'écriture et l'orthographe diffèrent peu entre ces deux manuscrits: il convient donc de les rapprocher. Celui qui nous occupe marque, avec ceux du Samedi-Saint et du IX*^ dimanche après la Pentecôte, le triomphe de l'orthographe phonétique : c'est que ces deux derniers se sont produits dans le court intervalle qui sépare le Rosaire du sermon de la Nativité {octobre 165 1 à septembre 1652).

M. Gandar (1) a bien reconnu que cette composition était destinée à la chapelle de Navarre. Les allusions aux calamités publiques avaient persuadé à tort à M. Floquet (-), qu'elle s'adressait à l'auditoire de Metz : ces allusions ne conviennent que trop à la situation de la capitale elle-même pendant la Fronde.

— Sermon pour le Samedi-Saint (Christns resïirgens) ; on premier serjiion pour Pâqnes,dans les éditions. — jo mars 16^2.

(Mss., 12.824, f- 5-)

Dans ce sermon sur la vie nouvelle du chrétien ressuscité «pour ne mourir plus, à l'exemple du Sauveur, » nous avons comme les prémices de l'ordination sacerdotale de Bossuet. Il venait de la recevoir à Saint-Lazare, le 16 mars précédent, samedi de la Passion. Dix jours plus tard, 9 avril, il devait prendre le bonnet de docteur.

Qu'on ne craigne pas que ces coïncidences aient pu être un obstacle à la rédaction de cette longue instruction : la prodigieuse facilité de l'auteur dans sa jeunesse aurait triomphé d'obstacles autrement redoutables. Il est d'éjà riche de doctrine : ce discours fortement pensé lui fournira plus tard des idées qui seront plus complètement développées en

1. Bossuet orateur, p. 20 et 21. M. Gandar n'a pas tenté, du reste, de préciser la date.

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