‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inédits (volume 2)Chapitre 109 sur 325 · Ibid., Lettres des 14 et 21 décembre · texte numérisé non relu

Ibid., Lettres des 14 et 21 décembre

Bossuet, dînant chez les Sclionberg, fut engagé par eux à leur donner un sermon sur le mystère du temps. (( Il n'aimait pas les in-promptu, remarque le narrateur ; il voulait qu'on traitât la parole de Dieu avec respect, et après avoir invoqué son Saint-Esprit, et non pas en le tentant, ou plein de sa suffisance ou de son propre esprit. Ici il ne put refuser. Il choisit donc le changement de l'eau en vin, et fit voir la loi changée en grâce, la crainte en amour, et les figures en vérité, comme il nous l'a raconté encore depuis peu d'années ('). » On a conclu de ce récit que Bossuet avait improvisé un sermon à table (^). Il serait plus naturel de supposer qu'on se réunit dans un oratoire. Quoi qu'il en soit, nous trouvons le même sujet avec les mêmes divisions, dans un manuscrit que M. Gandar {f) regarde avec raison comme un des plus anciens de Bossuet. Comme l'instruction s'adresse exclusivement aux Sœurs de la Providence, il faut admettre qu'elle a été rédigée, incomplètement du reste, pour être prêchée devant la modeste communauté le dimanche qui suivit l'improvisation demandée par la famille de Schonberg, c'est-àdire le W^ dimanche après l'Epiphanie (1653).

— Reprise du même sujet, 16^^.

Il existe,à la suite du sermon, un fragment sur le même sujet. Il est destiné au même auditoire ; mais les développements sont nouveaux, malgré la reproduction de quelques expressions, comme celle-ci : « La Loi est un Évangile caché, et l'Évangile est une Loi expliquée. »

C'est une nouvelle esquisse que l'auteur aura complétée oralement, après avoir médité son ancienne composition.

Les différences orthographiques désignent suffisamment pour l'ébauche nouvelle l'année 1654.

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