‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inédits (volume 2)Chapitre 111 sur 325 · Études..., I · texte numérisé non relu

Études..., I

2. « Mais dans quelle prédication doit-on plus espérer du votre secours que dans celle que ce peuple attend aujourd'hui, où... » (Avant-propos.)

3. Communiqué par M™'^ Guillemot, de Dijon ; coUationné avec le concours de M. d'Arbaumont. — Avec les archaïsmes d'orthographe (Voy. le Tabteau, à l'Appendice) se rencontrent des archaïsmes d'expression, que les éditeurs avaient éliminés : « des choses esquelles toute la nature répugne. — Cette bouche divine de laquelle inondaient des fleuves de vie éternelle (Edu. : découlaient des fleuves de cette eau vive qui rejaillit jusqu'à la vie éter7ielle), etc. — Jamais elle ne put obtenir le bien (Edit. la salisj'action) AQ\e.s \oïr, jusqu'à tans (temps) que, ayant protesté qu'elle suivrait leurs bonnes instructions, le vénérable Bernard s'approcha... (Edit. jusqu'à ce qu'elle eût protesté. Alors le vénérable Bernard, etc. ) — Témoin cet enragé prince d'Aquitaine (Edit. ce violent prince)... » — Le te.\te est à rééditer complètement.

DEUXIEME l'ARTIE.

nouveaux compatriotes à la reconnaissance : « O ville si fidèle et si bonne, ne veux-tu pas honorer ton libérateur? » etc.

En 1653, du reste, aussi bien qu'en 1655, il y avait lieu de gémir sur les calamités publiques, et de s'écrier : « O vous, qui avez tant de fois désarmé les princes qui se préparaient à la guerre, vous voyez que depuis tant d^ années tous les fleuves sont teints et que toutes les campagnes fument de toutes parts du sang chrétien...» On se souvient que, quatre ans plus tôt, dans le panégyrique de saint Gorgon, Bossuet pouvait dire de cette même ville de Metz, qu'il y avait « près de vi?igt ans » qu'elle portait « quasi tout le fardeau de la guerre. »

— Premier sermon pour r Exaltation de la sainte Croix, 14. septembre 1653. (Manuscrit à Meaux.)

L'étude de ce manuscrit ('), inconnu à M. Lâchât, ainsi que le précédent, m'avait persuadé de le placer en 1653, après un relevé très complet de toutes les particularités de style et d'orthographe (^). Comme je l'avais étudié après tous les autres, parce qu'il était resté égaré assez longtemps, je n'avais aucune hésitation sur la conclusion. Une remarque fort simple est venue encore l'appuyer. En cherchant à préciser le jour où avait eu lieu la prédication, j'ai constaté qu'en 1653, le 14 septembre était un dimanche ; il ne faut donc pas s'étonner si nous trouvons un sermon plutôt pour cette année que pour 1652 ou 1654.

1. Donné en 1847, à Mgr Allou, évêque de Meaux, « par M. Monmerqué, conseiller à la cour royale, et membre de l'Institut. »

2. Les formes phonétiques y sont très nombreuses; les passés définis (3^ pers.)sont çx\. st ; ï\. fiist , amenast, percast, descendist, eust, etc., — de même, quelques verbes au présent : 'ûpeust,fournist, retentis f, abolist, punist. — Hure use me/it, bienhureuse, ualureiix ; — fontéiie, à pêne. — Mais à côté de cela on voit le retour à certaines formes de l'orthographe commune ; on trouve ici concurremment : ceste et cête, nostre et nôtre ; estre et être, paroistre, il paroist, ils paraissent, et ils paressent, il parcst, disparessent, disparêtra ; — une fois même le temps concurremment avec le ta}is. — Tertulliati étant revenu sous la plume, est corrigé en Tertullien, etc. D'autres archaïsmes persistent; l'éUsion après comme: commun canal. — Arts est mis au féminin par un bon gros latinisme; les belles arts. Dans le sermon des Zizanies (novembre 1652), on lisait même : les bonnes arts (bonae artes). — Les formules rencontrées dans le panégyrique de saint Bernard: Commençons avec l'aisistance divine... se retrouvent ici.

— Premier sermon pour le IP dimanche de rAvent(Cœci vident), 7 décembre 1633. (Mss., 12. 821, f. 145-)

L'écriture de ce sermon présente une analogie frappante avec celle de la lettre (') à M. de Thiolet, qui est du 14 octobre 1653. La brièveté de celle-ci ne permet pas d'instituer une comparaison suivie des formes orthographiques. Toutefois il y a concordance pour les mots qui prêtent à un rapprochement. Les autres formes sont identiques à celles du sermon sur la sainte Croix.

Le style est également chargé des mêmes archaïsmes que nous retrouvons dans tous ceux de cette époque : <i Cet agneau de Dieu qui purge les péchés du monde (^)... » — « Conférant (3) les paroles de notre Sauveur avec les actions de sa vie ;» « X élégance ordinaire » d'Isaïe rappelle saint Paul qualifié de <i grand personnage » dans \ç. panégyrique de saint François d'Assise; « la multitude des ingrats ç.\.àç.s dévoyés 1} fait songer aux « esprits dévoyés » du sermon sur les Démons; « humer de la fumée » est identique à « humer le mépris du monde, » àw panégyrique de saint Bernard.

— 2 Février 163^ ('♦). Vêture d'une Nouvelle CatJiolique. (Sermon incomplet, 2^ des éditions : exorde et P'' point.)

(Plus de manuscrit.)

— Fragmeiit d'une autre Vêture {2^ point des éditions), dans la fin de la même année. (Plus de manuscrit.)

M. Gandar regarde avec raison cette « exhortation », comme le plus ancien sermon de Vêture de Bossuet. Il ajoute : « Deforis l'a composé de deux fragments qui ne se suivent pas, mais qui pourraient bien, comme il le suppose, avoir été écrits l'un après l'autre en vue du mêrrle discours, dont nous aurions ainsi d'abord une ébauche confuse, puis

1. Voy. le fac-similé publié en 1886, par MM. de Tinseau et Thiel.

2. Cf. Pîirification de la sainte Vierge, et Exaltation de la sainte C;7??-v (1653).

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