Lettre du 24 mars
— jo juin 16 jj : Panégyrique de saint Paul, à V Hôpital général. (Plus de manuscrit.)
« On peut hésiter, dit M. Gazier ('), sur la date de ce panégyrique: M. Floquet propose 1657; M. Lâchât, 1661 ; M. Gandar, 1659. Comme le manuscrit fait défaut, on ne peut décider en connaissance de cause ; mais la date de 1659 <2st celle qui paraît le mieux convenir à un discours si simple et si beau. »
Malgré la double autorité de M. Gandar et de M. Gazier, j'incline à revenir à l'opinion de M. Floquet. L'endroit où l'orateur parle de l'Hôpital général semble bien réellement faire allusion k V ouverture récente ào. ce magnifique établissement :
« Mais jetez encore les yeux sur les nécessités temporelles de tant de pauvres qui crient après vous. Ne semble-t-il pas que la divine Providence ait voulu les unir ensemble dans cet hôpital merveilleux, afin que leur voix fût plus forte et qu'ils pussent plus aisément émouvoir vos cœurs? Ne voulez-vous pas les entendre et vous joindre à tant d'âmes saintes, qui conduites par vos pasteurs, courent au soulagement de ces misérables? Allez à ces infirmes, mes frères (-).., »
En mai 1657, s'était ouvert ce nouvel asile pour les pauvres infirmes, du moins pour ceux chez qui la profession de mendiant et de vagabond n'était pas une spéculation. Un dixième seulement de cette population des rues avait consenti à renoncer à ses habitudes ; on savait sans doute dès lors contrefaire les infirmités lucratives : le Normand Loret nous dit, non sans malice, cette fois:
On n'a jamais vu dans Paris Tant de gens si soudain guéris.
Si l'orateur, dans ce discours, « parle de la simplicité avec l'accent d'une conviction passionnée (^), » il ne faut pas croire