I. XIII, 215. — 2. lèid., 217. — 3. Mémoires, p
l88 DEUXIÈME PARTIE.
— 1661, 2 novÉDibre. Sermon pour le jonr des Morts. Frao;ment.
(Mss., 12.821, f. 70-72.)
Ces quatre pages ne peuvent avoir été écrites qu'en 1661. Elles commencent par ces mots : « Puisque l'Église unit de si près la solennité des bienheureux qui jouissent de Dieu dans le ciel, et la mémoire des fidèles qui, étant morts en Notre-Seigneur, sans avoir encore obtenu la parfaite rémission de leurs fautes, en achèvent le paiement dans le purgatoire, je ne les séparerai pas par ce discours... »
Nous n'avons malheureusement que le commencement du second point. Voici, en effet, comment l'auteur s'exprimait d'abord dans un passage effacé: « Après vous avoir parlé, chrétiens, de la sainteté commencée dans le pèlerinage de cette vie, l'ordre de mon discours exige de moi que je vous entretienne dans ce secojid point de la sainteté confirmée dans
le Purgatoire » C'est aussi le sens de ces paroles de la
nouvelle rédaction : « Je vous représenterai en peu de paroles quel est l'état oij ils se trouvent. Je l'ai déjà dit en deux mots, lorsque Je vous ai prêché que leur sainteté était confirmée, quoique non consommée encore. »
On peut affirmer que le texte du discours était ce passage de saint Paul : Testamentunt in mortuis confirmatum est. (Hebr., ix, 17.) En effet le dernier volume des manuscrits de Bossuet (j-), intitulé : Résidai, Mélatiges, contient un petit sommaire autographe ainsi conçu :
« Mort. Oraison funèbre, 2. » (C'étaient les deux courtes haranyues nécrologiques sur M.™^ Yolande et sur Henri de Gornay.)
« Item sur la Mort: Sur ces paroles de saint Paul: Testanientnvi in vwrtiiis confirniatiuii est; et sur le Purgatoire. »
La composition à laquelle Bossuet se réfère est bien celle qui nous occupe, et ce sommaire, contemporain de tous les autres, nous atteste qu'elle est antérieure à 1662. D'ailleurs le manuscrit ressemble si exactement à ceux du Carême du