Sur le Culte dû à Dieu, 1^ point. (Lâchât, IX
évêque de Constantinople ; la seconde l'a mieux inspiré encore :
« Cette profonde incompréhensibilité de Dieu (Bossuet venait de dire que nous ne pouvons pas même dignement comprendre jusqu'à quel point Dieu est incompréhensible) est une des causes qui nous portent à l'adorer. Nous aimons Dieu, dit saint Grégoire de Nazianze,/«rr<? que nous le connaissons ; mais nous V adorons, poursuit-il, parce que 7ious 7ie le comprenons pas, c'est-à-dire ce que nous connaissons de ses perfections fait que notre cœur s'y attache comme à son souverain bien ; mais parce que c'est un abîme impénétrable que nous ne pouvons sonder, nous nous perdons à ses yeux, nous supprimons devant lui toutes nos pensées, nous nous contentons d'admirer de loin une si haute majesté, et nous nous laissons pour ainsi dire engloutir par la grandeur de sa gloire ; et c'est là adorer en vérité ('). »
Le deuxième jour de prédication était le I^^ dimanche du Carême, où se lit l'évangile de la Tentation. Voici un extrait de saint Grégoire de Nysse, marqué du chiffre 2 :
« Pugna spiritualis. Primus tentationis insultus, oculorum spectaculum. Haec prima cogitatio velut exploratrix. Si restitisti, perterrefacis hostem ; si per voluptatem emollitus fuit sensus, et figurae simulacrum animo haesit, tune mens expugnatur, et magna manus proditorum ex populo cogitur circa exploratorem. — Voilà la trahison intérieure ; les embûches, la trahison, la défection (2). »
Le même auteur a fourni plus d'un autre passage. Bossuet va chercher jusque dans un discours assez confus, relégué inter dubia {In diem natalem Christi),le seul endroit vraiment intéressant qu'il contienne. Il le cite par analyse, non en transcrivant une traduction ;
« In Christi mysterio quatuor nomina quibus natura divina designatur : ouvaxàv, Bwawv, àvaQàv, (rocpov. Ut bonus, deser-