‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inédits (volume 2)Chapitre 197 sur 325 · Lettre du 19 mars · texte numérisé non relu

Lettre du 19 mars

de soi-même, devait trouver des détracteurs. « Assurément, dit fort bien un récent éditeur de Serinons choisis, si quelquesuns s'imaginaient que Bossuet entreprenant, pour le plus grand plaisir de ses auditeurs, de raconter un passé si difficile à redire, fournirait à leur curiosité frivole le plaisir des allusions saisies, des réticences interprétées, ceux-là durent être déçus... Il parla beaucoup de la pénitence, et très peu de la pénitente ('). »

Aussi y eut-il un vrai désappointement chez les mondains et les mondaines. « Ce qui vous surprendra, écrit M"^^ ^q Sévigné à sa fille, c'est que le discours de M. de Condom ne fut point aussi divin qu'on l'espérait (-). » Elle n'en parle d'ailleurs que par ouï-dire (3). « Bourdaloue et ses portraits, remarque finement M. Feugère, lui semblaient bien plus divins {^). »

Le silence du grand orateur est absolu de 1675 à 1680. Il adresse cependant, mais par écrit, en 1675, d'importantes instructions à Louis XIV sur la nécessité d'ôter de son cœur non seulement le péché, mais « la cause qui l'y porte, » et sur son « obligation très étroite (5) » de « veiller à la misère » de ses peuples.

Bossuet reprit officiellement la parole en 168 1, son élève étant marié depuis l'année précédente (8 mars 1680). Trois discours, qu'il prononça en 168 1, nous sont parvenus : le sermon pour le jour de Pâqiies, devant Louis XIV ; celui de l'Unité de V Eglise (9 novembre); et la Vêture de MJie Bailly (5 décembre).

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