‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inédits (volume 2)Chapitre 29 sur 325 · Cf. ibid · texte numérisé non relu

Cf. ibid

4. Cf. les'^ point (Lâchât, VIII, 521, note a). Cet éditeur en fait une note marginale. Point de marge au ms.

qui est aimé. On s'échauffe mutuellement, et on lie plus étroitement les membres entre eux par cette sincère correspondance. Or la perfection est dans l'unité : Summum est ipsa beatitas, infimum quod nec beatum esse potest nec miseriuu. Quod vero médium, vivit inclinatione ad infimum misère, conversione ad summum beaie vivit. Qui (') Christo crédit, non superbit in medio, atquê in summo inhœrere fit idoneus (2). »

On voit par cet exemple combien Bossuet était autorisé par sa propre expérience à adresser les prédicateurs à saint Augustin, pour y trouver « toute la doctrine, » comme il écrivait au cardinal de Bouillon (3), en 1670.

Mais qu'on ne croie pas que comme un écolier il se soit borné à mettre en œuvre certains textes choisis qu'il avait sous les yeux. Dans ce sermon sur la Charité' fraternelle, inspiré si directement par la 192^ lettre de saint Augustin, l'Ancien et le Nouveau Testament, Tertullien, saint Chrysostome, Basile de Séleucie, viennent, aussi bien que l'évêque d'Hippone, appuyer sa démonstration ; et celui-ci lui-même a fourni bien d'autres arguments pour cette œuvre que ceux qui étaient tirés de ses Lettres : ses Sermons, ses Traités ont été mis à contribution. Dans tous ces ouvrages, dans tous ces auteurs, le jeune écrivain a été chercher d'une main sûre le passage décisif.

Tant de ressources auraient pu être encombrantes ; mais déjà Bossuet savait s'en affranchir à volonté. Il avait, par exemple, pour le sermon du lendemain {Erat navis in medio mari, samedi après les Cendres), une semblable provision de documents à sa disposition: saint Cyprien, Tertullien, saint Augustin (sur les Psajimes ; — sur saint Jean ; sur la Cité de Dieu, etc.). De tous ces textes, deux seulement, de très

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