Var. établis
4. il/j. que dire... C'est, je crois, un des lapsus échappés à l'auteur daus cette rédaction très rapide.
et par la rigoureuse (') généralité de ses termes. C'est par les grâces, c'est par les réserves, c'est par la puissance absolue que je dis qu'elle a été dispensée.
Mais, direz-vous, abandonner aux dispenses la sacrée majesté des lois, c'est énerver toute leur vigueur ; chercher des réserves et des exceptions dans des paroles générales de l'Écriture, c'est leur donner des atteintes {^) fâcheuses, et ouvrir la voie à des interprétations arbitraires. Il est vrai, si cette exception n'est accompagnée de trois circonstances : qu'elle se fasse pour une personne éminente ; que l'on soit fondé en exemple ; que la gloire du souverain y soit engagée. Quand ces trois choses concourent, on peut conclure sans témérité en faveur de la grâce et de la dispense. On doit le premier à la loi, le second au public, le troisième au prince. On doit, dis-je, ce respect à la loi de n'y reconnaître aucune dispense qu'en faveur des personnes extraordinaires ; on doit cette satisfaction au public de ne le faire pas sans exemple ; on doit au souverain, auteur de la loi, de regarder les intérêts de sa gloire. Voilà les règles que la raison même a établies parmi les hommes. Voyons si nous pouvons faire une juste application de cette pratique à la Conception de la sainte Vierge. Regardons en premier lieu (3) la haute et incomparable dignité de cette personne non seulement éminente, mais unique dans sa vocation (''). Recherchons en second lieu les exemples qui peuvent autoriser la grâce dont il s'agit. Considérons en troisième lieu la gloire [qui] (s) en revient à son Fils, n[otre] Sauveur. C'est ce que [vous verrez] dans la suite de ce [discours,et ce que je] vous prie de m[éditer attentivement.]