‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inédits (volume 2)Chapitre 301 sur 325 · Koin., xii · texte numérisé non relu

Koin., xii

suam ad unum verum Deum sine ullo tumultu aut seditione pertraxerit, leniter influente doctrina, atque acerbissimis quibusque suppliciis silentio toleratis.

Note sur le plus ancien autographe de Bossuet :

Exorde d'un sermon sur le Jugement dernier, écrit en 1643, au collège de Navarre (').

Sous les corrections ajoutées en 1665, nous lisons le texte suivant :

Tîincvidebiint Filiiunhominisvenientein in nube cmn pote- State magna et majestate. (Luc, xxi, 27.)

« Il y a cette différence parmi beaucoup d'autres entre la gloire de JéSUS-Christ et celle des grands du monde que, la bassesse étant en ceux-ci du fonds de la nature et la gloire accidentelle et comme empruntée, aussi l'élévation est-elle suivie d'une chute inévitable et qui n'a plus(^) de retour ; et au contraire, en la personne du Fils de Dieu, comme la grandeur est essentielle et la bassesse étrangère, ses chutes, qui sont volontaires, sont suivies d'un état de gloire certain et d'une élévation toujours permanente. Écoutez comme parle l'Écriture sainte de ce grand roi de Macédoine dont le nom même semble ne respirer que des victoires et des triomphes : « En ce temps, Alexandre, fils de Philippus (3), surmonta des armées presque invincibles, prit des forteresses imprenables, triompha des rois, subjugua les ^peuples, fit trembler tout l'univers au bruit de son nom. » Que ce commencement est pompeux ! Mais voyez la conclusion : « Et après cela, il tomba malade, et se sentit défaillir et il vit sa mort assurée, et il partagea ses états que la mort lui allait ravir, et ayant régné douze ans, il mourut ! »

T. Collection de M. Choussy. — Voy. ci-dessus, p. 119.

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