Lâchât, X, 585 (§ vi
velles Catholiques ; une autre sur le ^^rr;;^!? ('), qui appartient à l'époque de Meaux ;une troisième, antérieure, mais de bien peu, au Carême du Louvre (2). Avant d'aller plus loin, celle-ci doit nous arrêter quelques instants. Elle présente cette particularité, qu'un sommaire, conservé par Deforis (3), mais non reproduit dans les éditions modernes, nous permet d'en reconnaître le caractère véritable et la date au moins approximative. Voici ce sommaire :
[Protêt autem seipsiim hojuo^ « S'éprouver sur la connaissance : Si on connaît bien son mal. Ce que c'est que d'être exclu de la sainte Table : c'est l'être du ciel. Douleur des chrétiens quand ils s'en voyaient exclus (•^).
« S'éprouver sur ses résolutions ; s'éprouver sur les précautions et sur le régime. »
Voici maintenant quelques extraits de l'œuvre ellemême, suffisants pour permettre au lecteur de constater l'exactitude du rapport que je signale pour la première fois. L'œuvre débute par un avant-propos (5) où l'auteur montre par l'exemple d'Isaïe et de la sainte Vierge elle-même que « tout ce qui est saint inspire de la frayeur. » Puis vient l'exposé du sujet, où l'on va reconnaître plusieurs expressions qui sont entrées dans le sommaire que nous venons de donner :
« Il faut d'abord s'éprouver sur laconnaissance, voir si l'on connaît bien son mal, si l'on sent ce que c'est que d'être exclu de la sainte Table ; c'est l'être du ciel. Aussi combien
1. Ibid. , 587. — Dans les anciennes éditions, ce sont les onze premiers articles, ayant chacun un titre de la façon de Deforis. Le xn^ et le xnie sont un autre fragment qui remonte à l'époque de Metz (Lâchât, § vu).