Voy. Mss., 12.821, f. 10, et f
2. Gandar [Choix de sermon';, 163) ne parait pas avoir soupçonné qu'il manquât ici quelque chose. M. Gazier, qui a encore amélioré après lui le texte de ce sermon, signale l'absence de l'avatif-propos se terminant par /'Ave Maria traditionnel. Il ne restait plus qu'à le reconnaître dans les manuscrits, et à le rétablira sa place.
pauvre. En effet, il est véritable qu'on fait peu d'état des malheureux... » — Et plus loin : « Parce qu'on méprise leur condition, il relève leur dignité ; parce qu'on croit ne leur rien devoir, il impose la nécessité de les soulager ; et afin de nous y engager par notre intérêt, il ordonne que les aumônes nous soient une source infinie de grâces. » C'est presque le plan du sermon, tel que nous l'avons énoncé plus haut.
Ce discours, on l'a justement remarqué (I), « est un sermon de charité dans toute la force du terme. » Or notre exorde continue ainsi : « Dans cette maison des pauvres, dans cettç assemblée qui se fait pour eux, on ne peut rien méditer de plus convenable que ces vérités chrétiennes... » — Ce sermon est précisément celui qui a fait appeler Bossuet (2) avocat des pauvres ; cette appellation glorieuse est une expression de Bossuet lui-même ; et c'est de notre exorde qu'elle est tirée : « Comme les prédicateurs de l'Évangile sont les véritables avocats des pauvres, je m'estimerai bien heureux de parler aujourd'hui en leur faveur... >)
VI. Un autre avant-propos, également erratique dans les éditions (3), oublié dans celle de Bar-le-Duc (Guérin, 1870), et dans l'édition Guillaume (1877), menacé récemment ("^) d'une expulsion qui pouvait être définitive, comme n'étant pas en réalité l'œuvre de Bossuet, doit être rétabli, non seulement en tête d'un discours qui est un chef-d'œuvre, le sermon sur le Jugement dernier, mais même faire l'ouverture d'une station à la cour. Le manuscrit, dont le propriétaire actuel, M. Choussy, a publié un fac-similé à la suite de celui du sermon, porte la trace, facile à distinguer, de deux rédactions