Voy. ci-dessus, p. 207, note
tirée de l'oubli : « Que ce ne soit pas toutefois sans avoir un peu réfléchi sur la grande circonspection qu'il a fallu y avoir. Car quelle admirable retenue ne devons-nous pas garder dans nos actions, nous que l'honnêteté même du langage oblige à être si considérés dans nos discours ! Combien tout notre corps doit-il être pur, nous à qui la nature a fait les oreilles si délicates ! et combien nous est-il honteux de prendre un soin plus exact de rendre nos paroles chastes que notre vie même (i) ! »
— V^ dimanche : « Si ego Jîidico, judiciiim uieiim vermn est. » (Joan., VIII, i6.) Fragment contenant la péroraison et U7ie allocution à Madame. (Plus de manuscrit.)
Bossuet renvoie à ce sermon, en 1668, dans un passage de celui du ler dimanche de l'Avent, où il s'agissait d'établir l'éternité des peines sur cette raison solide que les damnés sont obstinés dans le mal et incorrigibles. Le discours avait été écrit, puisque l'auteur se reporte ici aux pages 22 et 23.
La péroraison (2) : « Il faut une autorité qui arrête nos éternelles contradictions, etc., » et plus loin : « Réglons donc tous nos jugements sur celui de jÉSUS-CHRIST.Madame, voilà la règle que se propose sans doute une princesse si éclairée...,» semble bien être celle de ce discours. M. Lâchât a eu tort de transporter ce dernier paragraphe à la fin du sermon (3) sur la Feunne adultère, auquel il est absolument étranger.
— Dimanche des Rameaux. Reprise du sermoti de 1660, sur r Honneur dnnionde. (Mss., 12.823, f. i79-)
Je me range ici'à l'opinion de MM. Gandar et Gazier. Elle
1. Mss., 12.821, f. 47. — Ce feuillet intercalaire est signalé par M. Gazier {Choix de sermons, 464, n. 3). — Voici encore une belle note marginale qui s'y lisait ;elle a été barrée, mais quand, et par qui ? « [Bannissons de] nos esprits l'erreur détestable des enfants du monde, qui regardent l'intempérance comme un péché peu considérable et que Dieu pardonne facilement. Car autant que la raison est considérable à ses yeux, autant est-il jaloux de lui conserver son empire et de ne la pas livrer aveugle et captive aux sens qui la déshonorent. »