‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inéditsChapitre 37 sur 243 · GeJi., I · texte numérisé non relu

GeJi., I

comme on le voit quelquefois avec une tranquillité riante venir flatter son rivage; mais au contraire il frémissait poussé par les vents. Les flots s'élevaient, s'abaissaient, se roulaient jusques au rivage, ou se brisaient contre les écueils en écume blanche ; les sables et les petits animaux étaient emportés comme le jouet des vagues ; les rochers demeuraient toujours immobiles : miroir de la vie humaine, où les uns, esprits légers, ou plutôt corps qui n'ont point d'esprit, ne peuvent soutenir l'eflbrt, n'ayant pas le poids et la fermeté d'une raison bien conduite ; les autres restent immobiles et sont comme des rochers ; dignes de ce Rocher que nous adorons et sur lequel nous sommes bâtis, duquel il est écrit : « JÉSUS-Christ était le rocher : Petra autem emt Christus. » (Vers 1666) {}). Il faut enfin arrêter le cours de nos citations, bien que nos documents soient loin d'être épuisés (2). Aussi bien on ne saurait prétendre à être complet en pareille matière. Il y a des recueils perdus, il y en a de mutilés, il y en a d'enfermés dans le cabinet des amateurs P). Ajoutons seulement qu'on trouverait à la Bibliothèque nationale, dans les Extraits des anciens philosophes, écrits en partie de la main de Bossuet, plus d'une pensée, qui, sans avoir été rédigée en vue de la prédication, est aussi morale et plus chrétienne, que la simple traduction de deux ou trois pages d'Aristote, dont on nous gratifie (4) dans les Pensées chrétiennes et morales des éditions. Je n'en citerai qu'un exemple (S) :

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