‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inéditsChapitre 50 sur 243 · D. 448, in · texte numérisé non relu

D. 448, in

2. D'après cette analyse, on peut croire que Bossuet ne s'est pas contenté de reprendre pour le i^i" exorde ce qu'il marque d'un trait au commencement du second (trente-deux lignes de l'imprimé, Lâchât, IX, 90-92). Peut-être a-t-il écrit tout un Ave sur une feuille volante, qui se sera égarée ; l'auditeur cite des textes qui ne figurent pas dans l'original : « Beati qm non vldernnt. — Fides ex auditu... » Peut-être aussi Bossuet les aura t-il introduits dans son exposition en partie improvisée.

Plus loin, cette analyse nous indique exactement où doit

commencer le second exorde : « Division. Trois choses nous

empêchent d'écouter le Fils de Dieu, l'ignorance de Venten-

\ dément, le dérèglement de nos mœurs, Vcloignement de ses

. promesses » Il est aisé de constater que ceci correspond

à un renvoi du manuscrit de Bossuet ('), au commencement de cette phrase, dont on devra faire le début du 2'- exorde, \ après \Ave Maria.

\ « Comme l'esprit humain s'égarait dans ses jugements par r son ignorance, dans ses mœurs par ses désirs déréglés, dans I la recherche de son bonheur par ses espérances mal fondées, pour donner remède à de si grands maux, il fallait que ce . divin Maître entreprît de former notre jugement par la cer- ; titude de sa doctrine, de diriger nos mœurs dépravées par '; l'équité de ses préceptes, de régler ncs prétentions par la fidéi| lité de ses promesses. C'est ce qu'il a fait, Chrétiens... »

XII. Il est bien difficile de faire revivre un autre avant- ■ propos, celui qui manque à l'admirable discours Sîir le Culte

dû à Dieu (Carême de Saint-Germain, 1666). Nous avons bien encore, il est vrai, une indication autographe : « Le commencement pour VAve Maria : ignorance des choses divines, sermon de la Chananée ; » c'est-à-dire de la Chananéenne. Et plus bas : « La cour à Dieu. » — Ce sermon de la Chananéenne est perdu. Le renseignement qui précède méritait du moins d'être donné en note dans les éditions.

XIII. Nous avons au contraire un double de certains avantpropos. M. Gazier en a donné un exemple, pour le sermon du dimanche des Rameaux, i66t, sur la Nécessite des souffrances; M. Gandar, pour le sermon d'ouverture du Carême du Louvre, sur la fête de la Purification. On peut craindre que ce critique si sagace n'ait malheureusement choisi entre les deux, et qu a l'exemple de ses prédécesseurs il n'ait préféré le brouillon à la mise au net. Il s'est contenté d'y corriger quelques fautes de lecture. L'exorde que je mettrais en tête

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