‹ Histoire critique des doctrines religieuses de la philosophie moderne [microform]Chapitre 32 sur 54 · SCHELLING · texte numérisé non relu

SCHELLING

« Schelling est l'homme qui tira la philosophie allemande du labyrinthe d'une psyehologie à la lois idéalisle et sceptique, pour la rendre à la réalité el à la vie. »

M. V. Cousin.

« Schelling a énoncé dans les expressions les plus fortes la persuasion que VinUiUhm esthétique est 1 invariable organe de la i)liilosophie, el que la science doit être considérée comme un art... 11 a fondu ensemble, dans son idéal des beaux-arls, la religion ei la science... De là ces procédés d'artiste, ces allures de Ihéosophie et de mythologie, qui caractérisent son système et son école. »

M. H. RlTTER.

Frédéric-Guillaume-Joseph de Schelling naquit le 27 janvier J775 à Léonberg, dans le royaume actuel de Wurtemberg. Fils et élève d'un pasteur savant el éclairé, il se distingua de très bonne heure par une intelligence vive, pleine de feu, féconde en images grandes et belles. Dès l'âge de quinze ans, vers 1790, il se rendit à Tuniversité de Tubingue, où, s'étant lié étroitement avec Hœlderlin et Hegel, il unit Tétude de la littérature grecque, et surtout hébraïque, à celle

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