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phique, mais à l'égard de l'homme, plus qu'à l'égard de Dieu, auquel l'homme y est sacrifié^ avec l'univers: c'est donc, à vrai dire, l'opposé de l'athéisme. On s'apercevra aussi qu'il servit à corriger le monothéisme, qui tantôt cherchait trop la Divinité dans le monde des détails, point assez dans l'inôniment grand, dans l'ensemble ou le centre du tout ; tantôt séparait trop Dieu et l'univers, et rompait entre eux toute influence mutuelle. On reconnaîtra enfin qu'il était apte à convaincre le théisme de l'importance de maintenir, avant toutes choses, l'unité primitive et finale, en s'efforçant de la concilier avec les dualismes, avec les antagonismes des faits secondaires.
Ne faut-il donc que s'étonner ou s'aftliger de l'empire exercé par Spinosa, non-seulement sur Lessing et Gœthe, mais sur Schelling et Hegel? N'ayons pas peur, ne soyons pas dupes de ce mot de panthéisme. Avouons d'abord que c'est une opinion plus facile à dénoncer qu'à éviter, puisque ses adversaires les plus acharnés emploient sans cesse des expressions et des images qui en émanent visiblement. Les théistes qui considèrent Dieu comme la substance universelle, ou même comme la force universelle, doivent logiquement y arriver. Ceux qui n'accordent à Dieu d'autre attribut que la pensée, peuvent y aboutir aisément. Peut-être est-il le terme inévitable de toute doctrine regardant Dieu comme Tunité suprême et absolue, comme l'essence infinie et partout présente. Or, quel spiritualiste refuse à Dieu ces qualités-là ? Pour échapper au panthéisme, il ne reste donc qu'à chercher dans l'unité