‹ Histoire critique des doctrines religieuses de la philosophie moderne [microform]Chapitre 52 sur 54 · cS · texte numérisé non relu

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breux, ne peuvent s^empecher (radniirer au môme degré son habileté et sa franchise. Sa théorie, enetret, e$t loin d'être aussi simple, aussi compréhensive, aussi capable de tout expliquer, que se Timagine l'intrépide ontologue. Les problèmes foiidamentaux de la science n'y sont pas déduits méthochquement. Rien ne prouve non plus qu'elle exprime [.arfaitement le monde objeclif, qu'eJle soit une image aus.-i exacte du monde réel que du monde i.'.cal; qu'elle soit plus qu'une simple hypothèse, attendant sa conlirmation des faits positifs. Elle donne, comme tléjà résolues, les questions les plus ardues de la spéculation ; et cependant elle-même ne peut être conflue avec une clarté facile. Est-il si aisé de contempler l'inhui directement, et en acte ; de voir le tout absolument simple et infini ? Il est évident que l'intelligence a be^oin de posséder bien des notions antérieures à l'iniuilion immédiate de la Formule idéale, et que celle-ci n'altemt donc pas à elle seule, comme dit Gioberli, le Premier philosoplugue, dominant à la fois le Premier oîitoloyique et le Premier psijcliolo(ji(juc\

Mais onconçoilque VàFormuk ait semblé nécessaire, et pour combattre le pantheisn4e% et pour fortifier le dogme catholique. Elle peut ^ervir, relativement à U Uévelation, à di cerner la sub.4ani e orthodoxe d'avec &es formes et ses accitlents, et à la concilier avec la rai- SOI) et I4 science. Or, c'est ce double buk que Gioberti

t Voyez Texamen approlondi, auquel M. T. Mamiani a soumis cette théorie, aans le livre Dell' Ontologia et dd nu-todo (1841), p. 60 sqq. * Introduzziofiej U, p. 273.

s'était proposé, à l'égard de l'Eglise. Point d'idée généreuse, point de principe libéral dans notre siècle, que ne doive accueillir, selon lui, la religion catholique. Lorsqu'un désaccord se glissera entre lascience et le dogme, on le sauvera en distinguant entre les acci^ dents et ce fond immuable, qu'exprime la formule idéale et chrétienne. Il est vrai, ce que Gioberti nomme accidénis, d'autres catholi(iues, moins hardis ou plus vigilants, l'appellent substance. Aussi le philosophe de Turin supplie t-il le clergé de se montrer de plus en plus favorable à la science, laquelle doit concourir encore à établir la souveraineté de l'Eglise. Est-il sage d'opposer la vérité catholique à la vérité laïque, une raison sacrée à une raison profane? Non, c'est une antithèse dangereuse, autant qu'absurde \ Ne craignons pas de heurter les préjuges même ecclésiastiques, et gardons-nous surtout de remettre la défense de l'Eglise à des ihéoloijiens de gazelle^. Voilà pourquoi Gioberti n'hésite pas, par exemple, à nommer « un génie grand et profond, vigoureux et original, » ce Nolain, que Rosmini avait encore appelé un a infortuné sophiste' ; » ni à reconnaître que l'hérétique Allemagne, celle de Schelling et de Hegel, est essentiellement pieuse et fait d'admirables etlbrts pour retrouver Vidée perdue \ S'il considère Aristote comme hétérodoxe, et s'il veut être catholique « à l'antique, et non

• Introduzzione, I, p. 94 sqq.

2 Teologi da gazette^ l,p. 107.

^ H, p. 257 sq. Cfr. Rosmini, Nuovo Saggio, HI, p. $81.

» T. I, p. Ii3, 158 : 11, p. 82.

DE LX PHILOSOPHIE MODERNE

à la moderne ; » s'il lepousse le |Moeédé autoritaiif, introduil en philot^opliie par Lamennais, procédé qu'il traite de pélilion de principe; en Guelfe inflexible, il n allend que de Rome le salut de Tllalie et du monde*. On devine qu\ine indépendance si ouverte devait lui valoir, dans la |ortion géréreuse du jeune clergé d'Italie, des sympathies qu'il partageait cependant avec Rosmini, et Uiéme a\ecGaluppi.

Pai-cai Galuppi, de Tropea, le Reid <le la Calabre, qui enseigna la plnlo^ophie jusqu'en 1817, dans l'université de Naples, était orllioiloxe, ou avait désir de l'être. Les nond)reu\ volumes sortis de celte plume, plus holide et plus patiente que nette et (k licale, d'une plume toujours comiuite par un esprit droit, sensé, modéré et même pénétrant', ne conliennent que peu de chapitres (oi. sacrés à Dit u. Ce qui préoccupe ce conlinua'.eur de Kant et des Ecossais, c'est le problème de la furn»ation des connair.ranres; c'est l'analyse des iacuhés, de leurs éléments, rie leurs IbiîCtioîis et de leurs proiluclions. C'est du fait psycologiipie de la ];erce} lion du moi (pfil i)art, et (pi'il passe à ce qui est licrs du moi \ En examinant nos u.oyens ite connaître, il ne cesse pas d'en appeler a rexpcrieuce. Mais il distingue deux sortes d'experieiice : l'une primitive, composée seulement de parLes objectives ; l'autre comparée, ou conq.osée de parties objectives et subjectives.

iT I, p. 24, 45; U,p. 234, 3G9.

iAcuto CalaLrcsc. dit de GJ.ipii labbé Hosmini. Bella, casta. assenuotu e nsenatisstyna, (lit de sa philosoi-hie M. T. Mamiani. » Elemcnti di filosofia (éd. m'-),T. I, p. 170 sqq.

Point d'idées innées, de jugemonis synthétiques à priori. Les faits de conscience et le simple raisonnement suffisent pour rendre compte des principes suprêmes de la science, et pour échapper au rationalisme et à Tempirisme à la fois. La véracité de la conscience admise, celle de tous nos autres moyens de connaître est une nécessité logique.

Conm^ent Galuppi, au moyen de cette mélhorie, fait-il naître et justifie-t-il l'iiiée de Dieu ? Une série infinie de conditionnels sans absolu, dit-il, est chose impossible. Le moly ayant une existence con litioanelle, suppose une cause inconditio:melle, l'absolu, ou Dieu. Le moi est, parce que Vah^olnîe [ail clrc\ Entre le moi et l'absolu, il existe un lien nécessaire : c'est l'action libre exercée par l'abrolu sur le moi. Quand le lien entre deux existences n'est pas fatal, il e4 l'effet d'une cause intelligente : Dieu est donc ime cause semblable. De plus, le raisoîiiiementnous force d'a(hueltrc quelque chose d invisible au fond (hi tout ce qui est visible. Cet invisible, c'est l'inconditionnel. Enfin, les effets que produit l'univers révèlent un dessein et un ordonnateur. La seule présence de la hmiière et de la chaleur, leur profonde influence, si admirablement calculée en faveur de tout ce qui habite et constitue îa terre, la manière dont cet ensemble de rapports est organisé, proclament déjji une intelligence suprême. L'ami du beau soleil de Naples s'appuie, dans des pages fortes, empreintes d'une poésie brillante, sur u l'illustre

^ Lo fa essere {ibidem, TI, p. 101 sqq.)-

Féneloi), >^ sur R^imarus et sur d'autres défenseurs de

la téléologie'.

Galuppi ne se contente pas, au reste, d'exposer ce genre de théisme; il combat. non-seulement Talhéisme du Système delà nature et d'IIelvélius*, mais le « transcendanlalisme » de Kant, pour lequel Dieu n'est qu'un idéaV, Kant, toutefois, lui fourni! ensuite plusieurs éléments de sa théologie morale. Le devoir le conduit même à l'idée d'un culte, tant externe qu'interne, et d'une sage et confiante soumission envers la Piovidence. Le bonheur, tel qu'il le conçoit, est attaché à la satisfaction des besoins primitifs et à l'exercice des facultés intellectuelles V

Plus d'une analogie rapproche Galuppi de Terenzio Mamiani. Pour cet écrivain si classique et si populaire, aussi connu comme pocie, comme politique, que comme penseur et critique, la méthode et l'expérience sont de môme choses capitales. Tout progrès de méthode lui semble un progrès de vérité et d'invention. La science n'est que la vérité mélhoilique, et l'induction est le principal instrument de la science.- De là, le cas que Mamiani fait d'Aristole. Néanmoins, on l'a vu se détacher par degrés d'Aristote et suivre avec liberté Platon. Il est ainsi revenu du môme coup aux sources et aux procédés de ce qu'il appelle, avec Vico, Tan-

1 Elementidi filos. T. H, p. 110 sqq. Comp. Fénelon, De Vexist. de DieUyT. U,c. 11.

> Elementi di filos. T. UI, p. 48 sq., 73 sq. » Ibidem, II, p. 407 sqq.

^ Ibidem, W, p. 206, 213, 235 sqq.

cienne philosophie des Italiens \ L'esprit de cette philosophie ne lui paraît si digne d'imitation que pour avoir réuni ces trois qualités : il était tout ensemble positif, rationnel et pratique, et ses idées les plus sublimes se confondaient avec les maximes du sens commun. C'est cet esprit qu'il cherche à répandre, tantôt dans ses ouvrages, tantôt dans cette Académie de philosophie Halienne\ fondée par lui à Gênes en 1850 et dirigée depuis avec mie si féconde habileté. Parmi ses Ùialogues sur la science première\ il s'en trouve un, le Tasse y qui esquisse ses vues religieuses. En choisissant pour principal interlocuteur le chantre de la Jérusalem délivrée, Mamiani voulait nous insinuer que le motide divin a besoin d'être saisi avec un enthousiasme poétique. Les idées , les convictions qu'inspire le sentiment le plus profond, doivent être alliées par la raison avec les plus pures notions d'une science sévère, et éprouvées par un progrès éclairé dans la vie pratique. Quand l'homme croit à l'unité contemplée par Plotin, à cette unité qui répand son essence à travers le tout, alors l'univers vit d'une vie propre, Tesprit divin pense dans nos meilleures pensées, et les destinées de l'humanité se dénouent, se déploient sous l'empire d'un souffle éter-

1 Voyez soQ ouvrage Del Rinnovamento délia filosofia antica italiana,

Paris, 1834.

« Le premier et curieux volume des Mémoires ou Essais {Saggi) de celte intéressante Académie cite, comme membres, après Térence Mamiani, MM. Grocca, Boccardo, Giuliano, Mancini, Capponi, Cereseto, le prince Pierre Lanza di Butera Scordia, Audinot, le P. Giuliam, Garelli, Conforti, Bensa, Torre, Ruggiero Bonghi, Boncompagni, Spaventa Caracciolo dei Principi Torella.

3 D aloghi discienzn prima. T. I, Paris, 1846.

DOCTRINES RELlGIEUSj:S

ncl, celui de la graiulc amo. Lorsqu'au contraire nous nous persuadons (lue Dieu osl cssenlielienienl séparé du monde, ilnous devient lellenic ,télrani;er qu'il ne peut plus être l'objet de nos rcsp(3<'ls cl de notre amour^ Cependant .Mainiani combat avec viiçueur le panthéisme, surloul parce qu'il le trouve inco'npatible avec la foi au progrès '. 11 enseigne la création, et met l'airinitéavec Dieu en ce que riiumme peut et doit accomplir la loi divine.

Le rapport d'une pareille philosophie avec l'Eglise peut s'exprimer par Ci'tle autre devise : infcllcctus quœrem fidem. C'est avec une raison indépendante qu'elle veut aborder et accepter les doctrines chnMif'nnes, les interprétant « dans le sens généicnx de la liberté, de la tolérance, de la chaiilé sociale cl du progrés civil \ » L'accord et l'union lui send)lcnt très désirables; mais, en cas de coiiflit, elle piéfère la raison aux décisions canonique ^. C'e>t surtout une rdijion cl ci le ou sociale, l'opposé de Tascélisme monacal, (pi'eile se plail à lévérer dans le christianisme. Aus.-i est-elle ipialiliée, par les uns d'inciéiluh^ et (Talhée, [)ar les cuitres de mystique ou <le superstiiieuse.

Ceux qui la qualifient d'incréthde ont pour clicf le Père Ven'.ura; ceux (pii la ta\(înt de superstition peuvent éîre représentés jiar Bonavino.

L'éloquent et diaus théalin, cet « esprit actif, fécond et pénétrant'*, » c^l disciple de Lamennais. A mesure,

* Diafoghi di scicnzi prlnm^ T, p. 33G sqq.

* Dell' ontologiaetdel melodo, p. 2'f .«qq.

^Dialoghi, I, p 338. '* Lamennais, Affaires de Rome ^1836), p. 97 sq.

il est vrai, que son maître s'est éloigné de l'Eglise et du moyen cVj:e, Ventura s'v est enfoncé plus résolument. Dès son début, en 1828', il avait déclaré une guerre d'extermination à la raison laïque et libre, qu'il nommait hèréffquc, et à laquelle il opposait la raison caiho- Uque. De la raison hérétique il faisait dériver, après les œuvres de la pensée allemande et anglaise, les productions gallicanes et jansénistes, Descartes et Malebranche, Bossuet même, et ce Pascal auquel il empruntait, à son insu, tant d'armes contre l'esprit humain \ Tout ce que certains apologistes, depuis trois siècles, avaient amoncelé de doutes et de diliicultés, pour plonger d'abord la raison dans le scepticisme, et pour l'a^lircr ensuite, abattue et brisée, au sein du christianisme ; toutes ces méthodes moitié pyrihoniennos, moitié mysticpies, que l'évéque d'Avraaches résumait en disant : ahn de croire en religion, il est ])on de ne pas croiie en philosophie, ad credmJum utile esse non credere ; tout cela est renouvelé, avec savoir, avec chaleur, avec troj) de véhémence surtout, par l'ancien professeur du tollége de la Sapience. Refuser toute ceriitude au sens individuel, n'accorder d'autoriié qu'au sens universel, au savoir révélé et gardé par l'Eglise univ(M'selle; revenir, dans la science, à l'E/ole, à VAmje de ï Ecole, voiià les principaux conseils que Ventura nous adresse, depuis trente ans, en divers écrits, du haut même de la chaire évangélique. Dans

ï De.t/f'f/iorfop/a/osoy/awrfi, 1828, dédié à Chateaubriand. « De Methodo philosoph., 1. î, p. CI,CUI, CIX, CXL. etc.

DE LA PIIILOSOHHIE MODERNE

ses impétueuses agressions contre la raison liumaine, il ne s'aperçoit pas combien il s'en sert pour l'accabler, ni surtout combien Thomas d'Aquin el l'Ecole étaient redevables à ce païen si peu orthodoxe, à cet Aristote, que Dante appelait le maître de ceux qui savent, il maestro di color che sanno \ Bossuet n'avait pas approuvé les censures hasardées par Iluet contre Descartes. C'est que Bossuet redoutait, par tendresse même pour l'Eglise, quiconque attaque « jusqu'à la raison, sans songer qu'il déprise l'image de Dieu, dont les restes sont encoie si vivement empreints dans noire chute, et qui sont si heureusement renouvelés dans notre régénération. » A la vérité, Bossuet paraît à nos Thomistes dangereux à son tour, ne lïït-ce que pour avoir osé dire encore: «Nulle puissance, nulle autorité n'est illimitée : l'Océan même a des bornes dans sa plénitude; et, s'il les outrepassait sans mesure aucune, sa plénitude serait un déluge qui ravagerait tout

l'univers*. »

Il faut l'avouer, le prêtre qui faisait retentir en Espagne des paroles analogues à celles du P. Ventura, Jacques Balmès, y apportait peut-être plus de réserve, de sagesse et d'équité. Il proclame la faiblesse de la raison naturelle, mais non pas son absolue incompétence, en matière de philosophie : est modus in rehus, ajoute-t-iP. Le procès qu'il intente en général à la phi-

1 Voyez ce que M. Ch. de Rémiisat a dit du P. Ventura de Raulka, dans la Revue des Deux-Mondes, 1853, mars.

« Bossuet, Discours sur Vanité de l'Eglise. » Carias a un esceplico, \). 137 {M. Paris).

losophie française et allemande de notre siècle, aux (c nouveaux spiritualistes, » n'est pas exempt de préjugés, ni de passion. Est-il permis d'identifier le panthéisme idéaliste avec le matérialisme? ou la doctrine renouvelée de Descartes avec celle de Hegel? Mais Balmès est du moins respectueux envers Leibniz, et envers Kant. Rien de plus net et de plus fin ([ue sa réfutation de Hegel, bien qu'il ne prête à ce penseur d'autre inspiration qu'un monstrueux orgueil*. Mais, en échange, rien de plus arbitraire que d'assimiler l'éclectisme français à l'athéisme du dernier siècle '. On comprend (pie cet ardent polémiste opposait au « faux spiritualisme » le spiritualisme de l'Eglise catholique. H l'exposa, non sans un rare talent d'analyse et de dialectique, dans une Philosophie fondamentale, qui méritait d'être traduite en plusieurs langues, bien qu'elle n'offrît rien de nouveau, du moins relativement à la philosophie \ Personne n'ignore qu'un diplomate éloquent, orateur de beaucoup d'esprit, habile zélateur de la théocratie, enlevé trop tôt pour sa gloire et pour l'honneur de ses théories, Donoso Cortès, porta jusque dans la tribune espagnole la métaphysique étroite du pieux prêtre navarrais.

Là encore les excès devaient provoquer des excès contraires. Un ancien prêtre de Gênes, connu sous le pseudonyme d'Ausonio Franchi, Bonavino, en appela de

1 Carias a un esceptico, p. 140-150.

« lUdem, p. 167. M. V. Cousin est accusé d'avoir présenté à la j<mnessedu poison dans une conp^ d'or, elveneno en copa de oro {i^. 155).

3 M. Tabbé Dnpanloup a mis un intéressant Avant-propos en tète de la traduction française, par M. Manec (3 volumes).

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l'absolutisme sacerdotal à Finstinct universel de l'humanité. Dans ses Eludes philosophiques et reli(jicuscs sur lesenlîmenl, il soutient que la science ne peut pas connaître les principes d'une manière démonstrative, mais que c'est Tinstinct qui révèle tout. L'instinct de Thumanité, voilà Torade perpétuel de la vérité, parce qu'il est l'absolu même, se manifestant par l'évolution sans fin de la raison humaine. C'est donc Miumanisme, le culte de la « sacro-sainte divinité du genre humain, » que l'on a fini par prêcher en Italie même. C'est à M. Feuerbach que Ton y a recouru, pour repousser les doctrines ulframontaines. Sans l'irréligion, sans l'athéisme, y redit-on pUis d'une fois, la véritable religion ne pourra pas s'établir dans la [)res(iu'î;e des Apennins V.. Qu'on est loin, à cet égard, dos philosophes qu'on se plaît à invoquer, de Schcîling et de Hegel, deCampanella et de ce Bruno, qui, dit Mamiani, ég de Spinosa méuic en dialeL'litp.ie, et Schelling pour l'imagination poétique'! Le [)anlhéisme idéaliste, en clTet, n'est point, quoi (pi'en dise Balm^s essentiellement matérialiste, esenciilmenle malerialisla^ ; et. ce qui le prouve, c'est Tanimosilé avec laquelle il est attaqué par les matérialistes mêmes.

» Comp. le r<^rent onvrngr» do M. Ferrari, Filosofii délia Rivoluzione. « Mamiani, Deli ontologia et del metodo, p. i3 sq. * Balmès, Carias a un esceptico, p. 148.

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