‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses et (volume 2)Chapitre 5 sur 12 · PLANCHE II, B · texte numérisé non relu

PLANCHE II, B

Les premières figures de cette planche nous présentent Ghnouphis combiné avec» le scarabée, autre

DES PLANCHES. 3g

symbole des forces génératrices et régénératrices de la çrand-puissance solaire; les- antres rappellent. des idées gnostiqnes sous les. traits d'Osiris, d'Isis et d'Anubis*

Figc&e i. Chnouphis combiné avec le scarabée*

D'un côté Chnonpbis est entouré d'une gloire solaire, qui est rare dans cette forme, mais qui se voit entre autres dans Chiflet . pi. XV, fig. 63. Deux hommes en adoration se trouvent auprès de lui. De ces deux personnages Tua tient la Persée mystique , Vautre a l'air de porter un doigt sur sa bouche à la. manière d'Harpocrate*

Sur le revers on ne voit qu'un scarabée avec deux lignes de légende.

Le scarabée, insecte dont les œufs déposés dans la terre sont éclos par la chaleur du globe, joue un grand rôle sur les monnmens de l'Egypte, et y figure naturellement comme emblème de la force créatrice, conservatrice ou régénératrice de ht nature , comme symbole de l'immortalité. 11 est particulièrement celui du créateur de toutes les choses existantes, du Mpvoyevrp » qui a été la première image ,. le fils de dieu et le type, ainsi que l'organe des créations. Il porte luimême le nom de ftavoysvjjs , # L'or de ses ailes rappelle l'éclat dm soleil : son mouvement est circulaire; ses deux pieds de devant forment une sorte de croissant; ses pieds tous ensemble figurent les rayons solaires :

toutes ces circonstances sont devenues des objets de comparaison, et le scarabée a été l'un des symboles les plus mystérieux, l'un des talismans les plus sacrés» Plutarch. y de Iside et Osiri, 417. Porpkyr. , de abstin. , IV, 9 , éd. Traj. ,p.$2j. Horapollo, Hierogljrph., 1 o. Clemens Alex., Strom. IV, p. 555 et 556, éd. Colon. Euseb.j Prœpar. Evang. 9 l. III, c. 4.

Suivant ces auteurs, le scarabée était à la fois l'efnblême du monde ou de l'ame du monde, du soleil et d'Osiris, génie solaire. Chez les gnostiques, ces symboles recevaient un sens plus élevé , plus pur , plus conforme à leur spiritualisme ; et le monument que nous examinons ne peut avoir d'autre but que de symboliser le messager du dieu de lumière et la vie bienheureuse du plérôme, à laquelle parvient l'ame régénérée par la gnosis du Sauveur*

Les légendes sont illisibles. On n'y reconnaît que le mot A'Éli, mon dieu.

Notre dessin est tiré de Gorlée, Cabinet de pierres gravées, t. II, fig. 5 5 j. Je le soupçonne très-inexact pour le costume , que respectaient très-peu les anciens éditeurs de ces monumens.

Figure 3. S'il pouvait y avoir quelque doute sur la figure u , celle qui nous occupe le résoudrait. C'est bien évidemment Chnouphis- soleil ou Àgathodémon- Christos, avec les sept fils de Sophia, les sept génies

planétaires. La lettre C, qui doit terminer la légende XNOT^EI, est manquée. J'ignore si c'est la faute de l'auteur du monument ou celle de l'éditeur du Cabinet de Sainte-Geneviève, auquel no^s ayons fait cet emprunt.

Figure 3. Chnouphis scarabée avec un. soleil, à face humaine qui rappelle la fig. 10 de notre pi. II, A. -Ce monument est tiré de Pignorius, Mensa Isiaea, p. 6u

Figure 4. Deux personnages graves en adoration devant le scarabée.

Cet animal étant l'emblème du soleil, et le soleil étant celui du dieu de lumière, de l'Être suprêpte, l'acte que représente ce monument s'explique d'autant mieux que les oiseaux à tête humaine sont. les emblèmes des âmes. Nous voyons donc ici le premier acte de l'ame pure arrivée au plérôme, la prière d'adoration et de jubilation qu'articule le pneumatique au premier moment de son admission devant l'Être suprême.

Le revers de ce monument, tiré de Montfaucon, offre peu de chose à signaler.

Figure 5. Scarabée avec la tête d'Ànuhis, conducteur des âmes» Ce monument, qui appartient au Cabinet des antiques de la bibliothèque de Strasbourg, et qui était inédit , se rapporte évidemment au pèle-

rinage de l'ame vers le pléromei C'est ce que prouve à la fois la tête d'Anubis et le nom à J Iao qui figure à la tête de l'inscription du revers.

Fkmjre 64 Voyez U II, p. 3oo.

Figure 7. La légende d'Osiris dans le numéro 6 doit offrir d'autant moins de difficultés, que le nom de cette divinité solaire est reproduit deux fois sur la gauche du personnage qui occupe le centre de la face droite du monument. La manière bizarre dont il est écrit se remarque souvent sur les pierres gnosdques. C'est ainsi que le revers de figure 5 offre, sous deux formes différentes et se succédant immédiatement, le mot de

EAK&IPIXI.

Les deux personnages couronnés du Pschent royal sont indubitablement Osiris et Isis, c'est-à-dire, les génies du. soleil et de la lnne , ou les principales puissances dont l'ame devra parcourir les régions pour arriver au plérome. La preuve qu'il s'agit encore du grand voyage, est l'invocation ÂBLANA9LÂNÀ (au lieu de LANO), et la preuve, que le personnage ii l'encensoir et au sceptre entouré du serpent est Isis, c'est la légende qui entoure son Pschent. Le serpent et Y encensoir sont l'emblème de l'immortalité et celui de la pureté, qui, seule, en rend dignes les pneumatiques.

Ce monument, en jaspe sanguin, est au cabinet de M.Lajard.

DES PLANCHES. éfi

Figure 8. Monument d'une grande beauté. Sur Tant de ses deux faces ou voit Anubis ou Hermès psychopompe , une palme dans la main droite , un caducée , sans indication de seipens, dans la gauche. D'un côté il est accompagné du petit liarpocrate , de l'autre on remarque un coq qui a l'air de crier aux pneumatiques l'aurore de l'éternité. (

Il n'y a pas de doute, en effet, que cette scène ne Tepréserite le pèlerinage et les célestes destinées du mortel. Le mot de IAW rappelle le domaine qu'il faut traverser; ceux de BAIN X et dé a>û> la récompense et l'honneur qui l'attendent î ; la palme est l'emblème de la victoire à laquelle conduit le psychopompe. Les légendes de ABLANA® et de ABPAZ sont des invocations ordinaires.

L'autre face de cette pierre offre beaucoup plus de difficultés. Les légendes ne donnent pas de sens, et les symboles qui caractérisent le personnage planant sur le dos d'un lion, se prêteraient à plusieurs combinaisons diverses. A en juger par la coiffure, composée

1 BAI, récompense solennelle, figatfiuov^ p£o, secret mystérieux; eooo , honneur. (Lacroze, Lex. JEgypt.) La lettre X, qui suit le mot ùûoo et qui se rencontre avec une sorte de profusion sut les monumens gnostiques, me paraît, être le monogramme de £*£#$ ou £mç»oç«

d'un globe et de deux cornes de vaches, ce serait lais qu'on aurait voulu représenter, et qu'on pourrait d'autant mieux considérer ici comme génie de. la lune , que le lion est l'emblème du soleil. Cependant , s'il n'eût été question que d'indiquer ces deux puissances stellaires, on n'y eût pas employé, sans. doute, une composition aussi riche. Le génie de la lune est même indiqué déjà sur la première face, par le mot de I AU. C'est donc une tout autre idée qu'il faut chercher dans ce personnage mystique. En effet*, c'est l'ame elle-même, munie d'ailes, armée des attributs que le paganisme donnait à ses divinités, s'appuyant sur un sceptre ou sur une rame, et s'élevant , sous la conduite d'Anubis, dans .cette région solaire où règne la divine félicité.

Nous devons à M. Durand la bdle empreinte que nous possédons de cette pierre, qui en est l'une des plus, précieuses. Elle était inédite.

PLANCHE H, a

Les monumens de cette planche représentent, presque tous, le pèlerinage de l'ame aux régions du plérôme ou son jugement dans l'Àmenthès. En les interprétant, il faut se dire encore, que les gnôstiques, tout en empruntant, sans beaucoup de modifications, les symboles de l'ancienne Egypte, leur prêtent des idées

bien différentes, et adressent par eux, à leurs adeptes , un langage bien plus sublime.

Figure i. Ce monument, qui se trouvait dans la collection de feu M. Denon, vient, en partie 7 expliquer celui dont nous venons de parier, et en reçoit; à son tourflkjifelque lumière. Il offre également Tune des compositions gnôstiques les plus riches et les plus remarquables; il était également inédit l , et jusqu'ici les recueils consacrés aux monumens dits basilidiens, ne donnaient rien qui en approchât. Gorlée, Chiflet, Montfaucon et autres n'ont publié que des Ànubis à la palflie et au caducée , sans légende , en aorte que l'on ne savait qu'en faire , et que l'on n'était guère autorisé à les ranger dans 4a catégorie des pierres gnôstiques.

La figure qui occupe le côté droit de notre dessin est bien ce mystérieux Ànubis , que les Egyptiens confondaient avec Thoth, d'autant plus facilement que, dans les théogonies , qui reposent sur le principe de l'émanation , les divinités inférieures ne sont que les déploieutyens, les manifestations des Etres supérieurs. Fils de Netphé, génie de la voûte du. ciel, Anubis,

i Nous en devons un beau dessin à M. Amaury-Duval (de l'Académie des inscriptions et bêltes -lettres), qui a bien voulu nous le communiquer par M. Lajard.

génie de la belle étoile de Sinus, était, dans l'antiquité égyptienne, le gardien des deux horizons, inférieur et supérieur , et le conducteur des âmes dans les diverses régions qu'elles avaient à parcourir encore après- Ta* cbèvement du cycle terrestre. Il était ordinairement représenté avec une tête de chien, à titte 4t gardien, et avec un caducée, à titre de conducteur* La palme qui s'y joint sur notre monument est le signe de la victoire qu'il vient de remporter avec l'ame qui le suit maintenant aux régions célestes. l

La figure d'homme nu, qui occupe le côté gauche dans notre dessin, pourrait être celle d'Barpocrate, qui accompagne Anubis sur un grand nomhre de monumens , et particulièrement sur quelques pierres gnostiques ; cependant , l'idée entière qui domine dans cette composition , s'oppose à une hypothèse de ce genre : c'est encore l'ame du défunt qui est caractérisée sous ce personnage- I* couteau , qu'il tiegt dans la main droite, parait être l'emblêtae du sacrifice cour sommé, et la flamme, qui s'échappe d'une torche posée

i Nous ferons remarquer, en passant, que ce monument réfute une conjecture de Chiflet, qui prétend que le caducée se troave par erreur dans la main gauche suivant les gravures, et que, dans les monumens, il est dans la droite. {Comment, m tabulas- AbraxasJ. Macariï,p. 99.)

sur un vase à encens, est le symbole de la purification qui rend digne de l'immortalité. L'un et l'autre de ces symboles sont empruntés aux cérémonies des initiations* La persée, qui surmonte la tète du personnage allégorique, attribut ordinaire d'isi», est le signe -sacré de la science et de la sagesse des mystères.

C'est donc aux lumières et aux bienfaits de l'initiation, e'est-à-dire à la gnosis, que le défunt doit sa brillante destinée.

Cette destinée est indiquée ici par quatrp symboles empruntés au règne animal. Le serpent, qui enveloppe tout le personnage en s'élevant avec lui aux sphères célestes, est l'emblème de la vie divine qu'Ophis- Ghristos a communiquée aux pneumatiques; la tête tfépervier , que l'Egypte attribuait à quelques-unes de ses divinités , annonce que le défunt va prendre part à la félicité aussi bien qu'à la nature des dieux ; le lion, au-dessus duquel plane le pèlerin, indique qu'il est élevé au-dessus de la région du soleil visible, dont cet animal est le symbole; et le scarabée qui se remarque dans la partie supérieure du monument, proclame, pour ainsi dire , l'immortalité à laquelle marche le voyageur éprouvé.

Les légendes des pierres gnostiques répandent rarement un grand jour sur l'idée qui y domine. Elles ne renferment, le plus souvent 3 que les noms dç quelques

génies tutélaires ou quelque courte supplication qu'on leur adresse. D'autres fois elles ne présentent que des caractères bizarrement confondus, qui, san» doute, se prêtaient à des combinaisons ndystérieuses et magiques, mais; dont les époptes seuls avaient la clef et que d'obscurs artistes paraissent avoir reproduits dans une complète ignorance. Le nom d'/oo, qui se rencontre le plus fréquemment sur ces pierres, sans doute parce qu'il se rencontrait aussi dans les mystères et qu'il reproduisait: celui de Jéhovah, auquel les juifs attachaient une puissance si prodigieuse, semble se trouver deux fois ici à côté d'Anubis : la première fois, à droite, en ligne verticale; la seconde fois, à gauche, en ligne horizontale brisée* On trouve aussi le nom de r A B P I H A d'une manière analogue. Ce qui prouve que l'artiste ou l'auteur de cette composition a fait des combinaisons de plusieurs genres, c'est qu'il y donne dés formes différentes aux mêmes lettres. On y trouve, par exemple, le sigma dans les formes de D et de £ ; on y voit R et P; H et Œ . Cette variété* de formes fournit au surplus quelques considérations qui nous engagent à placer ce monument dans les derniers temps du gnosticisme.

Quant à sa patrie et à sa destination, rien ne semble empêcher, au premier aspect, qu'on ne le prenne pour un ouvrage purement égyptien. Les personnages et les

symboles qui les accompagnent, appartiennent, en effet, à l'Egypte 1 . Mais, sans considérer que la forme des caractères grecs ne permet pas de faire remonter cet ouvrage au-delà du troisième siècle de notre ère, on. est conduit, par l'analogie de monumens du même genre qui appartiennent incontestablement au gnosticisme, à lui revendiquer cette pierre. La composition qui s'y décèle est d'ailleurs à la fois si profondément religieuse et si élevée que, ne pouvant l'attribuer au christianisme lui-même, on ne saurait la donner qu'aux sectes gnostiques.

Quant à la secte particulière à laquelle il a pu appartenir, il serait d'autant plus difficile de la déterminer , qu'il ne parait pas nous rester un seul monument qui indique lui-même son origine ou l'école de . laquelle il est sorti. En effet, il n'en est aucun dont on puisse dire avec certitude qu'il provienne, soit des basflidiens, soit des valentiniens, soit des ophites ou

1 Le lion figure particulièrement parmi les symboles de ce pays. Cuper, Harpocratts , p. 48. sq. Jomard, Description de l'Egypte, I. Àntiq., chap. 8, J. 3, p. 7. D'après un mythe très-connu , le corps d'Osiris a été transporté sur un lion y ce qui est ordinairement entendu du Nil, mais ce qui devrait peut-être se prendre dans un sens moins physique, Osiris-roi sur la terre s'étant élevé , après sa mort , dans les régions célestes, au-dessus du soleil 9 dont le lion est l'emblème.

de quelque autre branche de la gnose* La plupart de ce* sectes se mêlaient et ae confondaient entre elles au point d'offrir encore le syncrétisme dans le sein du syncrétisme même !

Il est pourtant évident que l'école d'Egypte, seule, a pu combiner ainsi les symboles de ce pays , et l'idée qui domine dans ce monument est, en effet, celle qui anime chacun des trois grands systèmes de cette école*

FiotJfcB a. Aux monumens qui représentent le voyage de l'âme aux lieux de ses dernières destinées, succèdent ceux qui rappellent les scènes du jugement qu'elle y doit subir, suivant les croyances des anciens sages de l'Egypte , adoptées par les théosophes de la gnose. . C'est à ce nouvel ordre d'idées qu'appartient la composition, fig. a. Anubis, ou l'homme à tête de chien, tient dans sa droite la poignée d'une balance, symbole qui va recevoir son interprétation plus complète par les figures suivantes. Le compagnon d' Anubis, dont la tête est ornée de deux oreilles d'animal 1 , et qui porte dans sa main une plante mystique, présente, sur un bâton, un oiseau qu 'Anubis observe attentivement» Cet oiseau est l'emblème de l'ame dont les acte* sont pesés, et la palme, retenue dans la main gauche

i Ces oreilles parent ordinairement la tête du compagnon d'Anubis. Voyez Chiflet, fig. 55.

DES PLANCHAS. 5l

de l'examinateur, indique d'avance le résultat favorable de l'examen. Iao a protégé le défunt. La légende du Revers est encore illisible.

Figure 3, Cette pierre représente déjà plus clairement l'acte du pesage, des âmes suivant les idées dç l'ancien Orient et de l'Egypte *• Elle n'offre cependant qu'un abrégé des scènes que nous voyons sur le» jnonumens égyptiens; où se trouvent ordinairement des balances complètes \ où Ton voit l'image de Sati (justice et vérité) dans un des bassins, le vase contenant les péchés dans un autre; Ànubis, donnant un coup de main de faveur au bassin de triomphe; Horus son frère, observant la sonde et autres détails 2 . Ici la scène toute entière, renfermée dans un anneau que forme OphiS) est changée au point que ce monument n'a pas encore pu être entendu. Il ne peut cependant plu* rester de doute * cet égard. Deux serpens remplacent les bassins de la balance, et les deux dieux partagent leur attention entre deux personnages placés k égal* distance 9 et qui, sans doute, représentent le niêmt homme dans un état de supplication, qu'expliquent

i II est peut -être inutile de rappeler ce passage de Daniel : je Toi pesé et F ai trouvé trop léger. " 2 Bachmann , Die œgyptischen Papyrus a\r vaticanischcn BibUôthek, pli.

5a EXPLICATION

suffisamment les fortes dimensions du vase de ses péchés.

Notre -dessin est tiré de Chiflet, tab. XII, fig. 49..

Figure 4. La plupart des monumens qui représentent dés psychostasies , sont de si petite dimension et d'une exécution si grossière , que je soupçonne ce dessin, pris de Molinet (Cabinet de Sainte-Geneviève, p. 124)9 d'avoir reçu quelques ornemens. En effet, la momie, à tête d'oiseau surmontée de feuilles mystiques, en adoration devant Chnouphis, est d'une belle exécution, et le costume de la femme à tête de Canope d'une rare élégance. L'attitude des personnages et le vase des péchés ne laissent d'ailleurs point de doute que ce ne soit une psychostasie, et les signes caractéristiques des sept régions planétaires semblent attester que l'amé est arrivée dans la huitième maison, la demeure à» Sophia. Si quelque chose pouvait faire douter de cette interprétation , ce serait la légende du revers : Tamov %v t*îflçcc(v) Ifjç &e$vce sic rov $so» (0) rov KvkKw rov ijXiSêOv'j mais il ne faut que la bien interpréter pour n'avoir pas besoin de tomber dans l'étrange idée de Molinet. C'est une fille qui invoque les génies célestes pour sa mère, et non pas une femme qui souffre de quelque maladie. Le y de fÀtirçct-v est certainement à retrancher comme la lettre , après ioiov. Les mots de Kccwt], de hv%vov et de Qçoo 9 qu'on lit autour

DES PLÀNCHBS. 5£

d'Ophis, prouvent de reste qu'il s'agit ici d'idées d'un ordre supérieur.

Figure 5. C'est encore une nouvelle modification de la psychostasie ; le vase des péchés et l'attitude d'adoration des deux personnages qui se trouvent en présence d'un juge, l'attestent de reste. Le juge suprême de l'Amenthès égyptien est Osiris-soleiL, représenté ici . par un Chnouphis ou Ophis radié. La légende du revers offre le mot OPWPIOY0, qui se retrouve sur la plupart des monumens de ce genre.

Ce monument est au Cabinet de M. Durand.

- Figure 6. Psychostasie avec de nouvelles înodificar tions. On trouve les signes des sept; régions planétaires et de leurs génies, les lettres AEHIO YW, dans l'intérieur de l'anneau que forme le serpent. Même cabinet.

Figure 7. Psychostasie indiquée par le seul vase des péchés et lajégende oçodçiovÔ.

Ce dessin efttiréd'Ebermayer, Capitadeorum, p. 1 9 4.

Figure 8. Psychostasie du même genre que fig. 7. Ce dessin est fait sur une empreinte que nous avons j

prise chez un marchand d'antiquailles à Paris.

Figure 9. Psychostasie dessinée d'après une empreinte que nous devons, à M. Eckel. L'intérieur offre peu lisiblement les caractères des sept planètes.

Figure 10. Nous plaçons à la fin de ces scènes de l'Amenthès une image de la divinité qui le gouverne,

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