‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses et (volume 2)Chapitre 8 sur 12 · PLANCHE V · texte numérisé non relu

PLANCHE V

Les deux premiers dessins de cette feuille appartiennent encore au même ordre d'idées que ceux de la feuille précédente; ceux cpii suivent, au contraire, forment une série nouvelle. ,

Figures 1 et 2. Le, premier de ces monumens devrait être considéré comme purement mithriaque, s'il n'était reproduit dans le second à titre de revers ou de suite d'une composition gnostique. Par ce motif nous sommes autorisé à le revendiquer lui-même à la gnose à titre de conquête ; car il ne parait pas douteux qu'il ne soit mithriaque dans l'origine. C'est le soleil ayec sept étoiles ou planètes, entourées de légendes d'une manière toute particulière, et que nous ne remarquons point ailleurs. Les caractères de ces légendes forment une sorte de groupes de constellations, et l'on serait d'autant plus curieux d'en deviner le sens. C'est pourtant chose difficile et qui n'a point encore été essayée, ou bien qui a si mal réussi qu'on doit craindre de nouveaux essais. Les quatre groupes supérieurs semblent seuls se prêter à quelque interprétation. Le cin-

quième de ces groupes, en commençant par ceku de la bouche, donne les lettres KHOIAEA, c'est-àdire, AEAOIKH, pour AAEAOIKH. Cette étoile est donc arec le lion dans des rapports intimes, deà rapports de sœur. Le lion étant le soleil, Osiris, ce ne peut être que la lune, Isis. Effectivement, sur le revers de la figure a nous voyons cette étoile caractérisée par le croissant. Des rapports moins intimes, mais également directs, paraissent indiqués par les autres légendes. Nous trouvons, au quatrième et au troisième groupe, les lettres AEONTK, sans doute pour AEONTIKH, sous t influence du /ion, sous T influence du soleil. Au second groupe cette légende commence à s'altérer, on y trouve AAENTK; c'est encore, il n'en faut pas douter, AEONTIKH; mais .c'est en même temps quelque chose de plus , que nous sommes hors d'état de deviner. Il en est de même des trois autres légendes, dont les caractères inconnus servaient probablement à désigner, d'une manière précise, les trois étoiles qu'elles accompagnent. Au fait, ne sachant plus quelle était exactement la destinée de l'âme dans chacune des sept régions steUaires qu'elle avait à passer, ni quelle était l'influence spéciale de chacun des génies qui y faisaient leur demeure, nous avons moins d'intérêt à résoudre ces énigmes. Ce qui est évident, c'est que l'épopte de ces mystères y devait voir à la fois la

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carrière qu'il avait à parcourir dans l'échelle de son perfectionnement futur, et les protecteurs «Ju'il trouverait dans ce pèlerinage*

Ce monument, qui se trouve dans la plupart des recueils de pierres gravées, est partout mal rendu*

La première scène du monument, fig. a, est expliquée par ce qui précède* Avec la seconde commence une nouvelle série de pierres gnostiques, celles de l'homme à tète de coq , que plusieurs archéologues ont considérées, à tort, comme les seuls véritables Abraxas.

Nous voyons ici ce mystérieux Panthée, composé d'un homme à tête de coq , armé du bouclier et du fouet de la puissance divine , les reins couverts d'un tablier, des serpens pour jambes, imposer la main à un mortel, soit qu'il l'admette aux premiers mystères , soit qu'il le bénisse pour le grand pèlerinage, ou qu'il le reçoive au céleste plérôme après le jugement que nous voyons figuré ailleurs.

Les mots de IA<u et de CABA (o>@), et quelques autres caractères mystiques, nous font penser qu'il s'agit du pèlerinage ; les gémes d'fco et de Sabaoth n'auraient plus d'influence sur le pneumatique, si déjà son jugement était prononcé.

Ce dessin est tiré de Chiflet , qui garde un silence absolu sur le sens de la composition»

Figure 3. Ce monument, qui est également une sorte de transition entre ceux que nous venons d'examiner et la nouvelle série que nous abordons , offre eûcore l'une des combinaisons gnostiques les plus riches et les plus curieuses* C'est d'un côté le Panthée à tête de coq avec trois étoiles , de l'autre un groupe composé du dieu -soleil, d'Harpocrate, du lion et du crocodile avec cinq étoiles*.

Le Panthée n'a rien de particulier, si ce n'est le globe qui surmonte sa tête et le carré mystique 1 , qui se remarque tout auprès et que reproduit le revers.

Quant aux trois planètes, l'une est caractérisée spécialement par le croissant. La légende de IA® se retrouve presque partout ; celle de I H A , qui est dessous, se voit encore sur le revers, IAH; celle de A E ON TA ne se lit qu'ici, et se rapporte incontestablement au soleil.

Le dieu-soleil, tel que nous le voyons fréquemment sur des monumens profanes 3 , la tête radiée, la main droite élevée, le fouet et le manteau sur le bras gauche, est debout* sur le lion, qui repose lui-même sur un

1 Voyez tome H, p. 243.

a Par exemple, Gori, tome III, pi. 39.

crocodile ', .et accompagné du petit Harpocrate, qu'entourent cinq étoiles qui complètent, avec les trois déjà signalées , le nombre des huit demeures mystiques , dont la dernière est habitée par le tneuma, et forme l'objet de tous les vœux des pneumatiques. 2

L'ensemble de cette composition nous fait donc voir les huit demeures célestes avec les génies qui les gouvernent, en particulier celui du soleil, dont on distingue encore un autre génie, le Panthée à tête de coq, comme lui étant supérieur et qui doit l'être, puisqu'il ne semble autre chose que le dieu Àbraxas, ou la totalité des trois cent soixante* cinq intelligences qui ' composent le divin plérôme 3, et dont la haute destktee est de s'opposer sans cesse à cet empire du mal, dont l'indication est dans la légende KAKW.

Ce dessin est tiré de Gori (-1, pi. cxcm et cxciv), qui n'en a nullement compris le sens.

Figure 4. C'est le premier de toute une suite de monuinens qui nous font voir le Panthée à tête de coq ' — — — ^—

1 Les symboles du lion et du crocodile se combinaient, dans l'ancienne Egypte , avec le soleil 9 parce que Fou attendait la ctue du Nil à l'époque où le soleil entrait dans le signe du lion. HorusJpoIlo, lib. I,c. 17. Macrob.,Saturn., lib. I. Plutarch. , de Iside et Osiri.

2 Voyez tome H, p. i53 ; tome l, p. 2o4-

3 Voyez tome II , p. 4&

sous une quantité de formes diverses, depuis la plu* simple jusqu'aux plus compliquées.

La figure 4 est un Panthée- Abraxas , dans sa forme la plus simple , tenant dàjxs l'une de ses Aains un casque , symbole de sa protection , dans l'autre une couronne , emblème de ses récompenses.

Ce dessin est tiré de Goriée > ; il est copié sur une bague montée en or.

Figure 5. Panthée- Abraxas avec une tête de chien ou de lion, élevé sur. l'une des sept planètes.

Ce dessin est fait sur une empreinte que nous devons à l'un des administrateurs du Musée de Lyon, qui nous a transmis en même temps la note suivante : « Le « Musée de Lyon ne possède que deux monumens « basilidiens, qu'on peut appeler égyptiens, puisqu'ils et sont chargés d'hiéroglyphes dans tous les sens. On tt y voit le Pan d'Egypte foulant un «crocodile, et, à « côté de la figure , quelques signes du zodiaque. On « voit plusieurs de ces sujets dans Caylus, Montfau- « con, Lenoir, etc. »

Il résulte de cette note qu'aucun des monumens gnostiques publiés par Spon dans ses Recherches curieuses d'antiquité, p. 134, n'est entré ou demeuré dans les collections de Lyon ; j'en eusse désiré des

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1 Pierres gravées, tom« L", fig. i83.

empreintes d'autant plus vivement qu'ils me paraissent plus modernes. En effet, ils offrent le syncrétisme le plus barbare. H est à regretter que le savant Spon lui-même n'indique pas les Musées auxquels ils appartenaient- de son temps*

Figure 6. Abraxas-Panthée de la collection de M- le duc de Blacas. Il a de particulier les trois signes qu'on remarque sous le piédestal.

Figure 7. Abraxas-Panthée d'une composition trèsanimée, comme on voit par la pose de la tète, l'agitation du fouet, et l'ardeur qu'annoncent les têtes de serpent. Ce génie , qui décèle une vigilance si active et une protection si puissante présage en même temps de brillantes récompenses $ et le nom de I ÂW> génie qu'il faut vaincre ou tromper, est inscrit dans une couronne; sur le bord figure le mot de BAINXO, @çct@£iov. Planant au-dessus des sept planètes , porté par deux serpens , un fouet à la . main , ce génie ressemble à Phébus conduisant le. char du soleil au* dessus du firmament.

Notre dessin est tiré de Gorlée, tome II, p. 1&7.

Figures 8 et 9. Abraxas-Panthées appartenant au Musée de la bibliothèque de Strasbourg, inédits l'un et l'autre. Le premier a pour piédestal la formule ABAANA0AABA; le second,. un scarabée, entouré d'un ephis, symboles de la régénération pour

l'immortalité, de la sagesse et de la vie divine à laquelle est appelé le mortel» On distingue, dans les diverses légendes qui entourent le premier, les mots de TNOCIC, de MAI (Iao) et de C'ABAXlô, et sur le revers du second, le commencement de (IA) tfo>AA (Adonaï).

FiauaES 10 et n. Abraxas-Panthées , tirés de Gori (tom. I, pi. 189 et 190), accompagnés chacun d'une étoile, pour représenter le firmament, ou plutôt les puissances célestes qui en gouvernent les régions. Ils portent l'un et l'autre des boucliers d'une forme particulière. Le second est entouré d'une légende qui paraît n'être pas complète, et qu'il fttait sans doute trop facile de compléter pour qu'il fût nécessaire de l'écrire toute entière. Le Sauveur, ayant fait connaître le premier les mystères du plérôme et du dieu suprême , (PAbraxas- Panthée qui le représente, on serait tenté de voir dans cette inscription les mots de MECfforc Xçtsoç AN0£a>2ro?y AAW, Christ fut sauveur au -peuple des hommes.

Dans le fait nous attachons peu d'importance à des complétemens de ee genre, quoiqu'on les ait souvent proposés pour les Abraxas, et que la pierre suivante en ait été spécialement l'objet.

Figur* iâ. Abraxas - Pan thée dont la légende û$EON, ou C$EON, a été tantôt Apportée aux

Ophis que vénéraient les ophites, tantôt interprétée suivant les idées des basîlidiens, en sorte qu'on y voyait les initiales des principales puissance* divines,

aotptoc , <Pçovnfftç y sjjotxTief pour SvvccfXis , occçoç pour

Koyoç et vovç. Mais la première de ces interprétations

est sûrement fausse, le serpent- ophis es| représenté partout sans être nommé nulle part, et la seconde n'est qu'un jeu d'esprit; car è£ov<rix et oocçoç ne doivent ' pas être substitués à Ovvct/Jttç et à Aoyo?, contrairement aux anciens textes.

Nous partageons, au surplus, l'avis de M. Bellermanin, qu'il faudrait voir la pierre elle-même pour s'assurer des caractères qu'elle porte, les anciens éditeurs ayant pris trop peu de soins pour publier des dessins fidèles. Gorlée, II, pi. 2 1 1, fig. 404 et 406.

PLANCHE YI.

Cette planche offre la continuation de la série de monumens commencée sur la planche précédente.

Figure 1. Abraxas-P?nthée à tête de lion, en sa qualité de souveraine puissance de lumière , combattant pour son empire contre celui des ténèbres. C'est ce qu'indique non-seulement l'arme qu'il porte à la main en place du fléau, mais encore l'inscription du revers FITANTORHKTA, qui brise, qui dompte les effort^ des géans. H est évident que l'on a réuài,

dans ce monument, les idées orientales sur la lutte des génies des deux empires, et celles de la Grèce, $ans doute empruntées à l'Orient, sur la lutte des géans contre la puissance du dietf suprême. Mpis en même temps il ne faut pas perdre de vue le fait, qu'en adoptant ces idçgs générales, ces expressions et ces symboles, la gnose modifie les premières et prête aux se* conds ses propres idées; d'après cela il faut voir dans ce monument le père céleste, la lumière suprême, qui combat sans cesse, soit par la Sophia céleste, soit par le Sauveur qu'il envoie aux pneumatiques, les démons qui cherchent constamment à les séduire, Ialdabaoth et ses coupables partisans.

. Ce dessin est tiré de Pignorius, tab. III, fig« 7.

Figube 3. Àb r axas-Pan thée, en sa qualité de protecteur souverain des pneumatiques; le bouclier est armé du trident et marqué d'une étoile. Les mots de Iao et les voyelles planétaires, prodigués sur les deux faces du monument, en sont la partie la plus lisible. Ce dessin est tiré de Gori, I, pi. 19a, Figure 3,» Abraxas-Panthée, en qualité de protecteur de l'empire des intelligences pures et des pneumatiques qui y tiennent Les lettres A (toyo?) K (ftugPff) $(o?7o*)> Logos y roi 4e ftuijîere 1 , m-

1 Yojpz tome D, page 166.

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diquent celle de ces intelligences par laquelle a été fait tout ce qui est pur et par laquelle lé père inconnu s'est révélé à la race sainte. Le mot de E Ail Os) est celui de l'un des trente éonft du plérâme 1 qui président à la Vie religieuse des pneumatiques. Les noms de IAW, ÀAWNAI indiquent deux génies dont Famé devra traverser les régions, lorsqu'elle aura franchi la dernière ligne de l'atmosphère 'terrestre 3 , après s'être élevée au-dessus de l'empire de la matière du xam, que domine Michaëfi, dont le notai suit ici celui d'Àdonaï, quoiqu'il soit le chef d'une autre heptâde d'esprits inférieurs.

Ce monument est, de la sorte, un, abrégé de toute la carrière du pneumatique. H a été publié d'abord dans le Muséum Odescalchum, II, tàb. 3 a.

Fuwu 4. Abraxas-PaUthée, qui n'a de particulier qu'une inscription kopte, gravée sut le revers , que Kircher (QEd. J2g., p. 46a) traduit sans façon par Summo Marti omnia vincenti, et que M. Bellermann traduit de la manière suivante : 7«Atf, protecteur; àçecHy créateur; cecçocofo, domine; vTox, toi; vjSaj, seigneur 4. H n'y a, dans cette dernière version, rien

1 Vojrcz tome II, p. 119 et suiv.

a Ibid., p. 229.

3 Ibid., p. ao3.

4 Bellermaafr , Dit AbrûKûs*Gtmmm> a. 9 cahier, p. Sa*

qui soit contraire aux idées gnostiques, ni rien non plus qui caractérise la gnose.

Figure 5. Abraxas-Panthée (publié par Gori, t. II, %♦ 336 et 337), avec \m sept génies d'Ialdabaoth , indiqués par les sept planètes de Nichaël-Ophiomorphos, indiqués par les noms de rApfjtyÀ, etc.

Nous ferons à ce sujet une observation générale, qui s'applique aussi aux monumeps suivans.. La plupart des interprètes, méconnaissant entièrement le système de la gnose , qui considère le dieu du judaïsme comme un esprit secondaire, et négligeant spécialement le système des opkites, qui donnaient aux mauvais anges de Michaël-Ophiomorphos les noms de Gabriel * de Raphaël, etc., n'ont songé, en lisant ces noms et ceux dlao ou de Sabaotb, qu'aux anges purs et à l'Être suprême des juifs ; ils ont pensé qu'il s'agissait d'invoquer ces saintes et divines puissances; tandis qu'aux yeux des gnostiques il n'est question que de fléchir des esprits malfaisans, dont les uns gouvernent la région terrestre, les autres les régions inférieures des cieux. l

Figure 6. Monument des plus curieux, unique dans ce genre a . La figure principale est le génie Ananaël,

1 Voye? tome II, p. 239.

2 C'est une hématite du cabinet de M. Lajard, qui nous en a donné une superbe empreinte.

ou Onoël *, indique comme tel par une tête d'âne , tenant entre les mains un sceptre-trident surmonté d'une croix. Sa qualité de génie est marquée par des ailes; celle de génie terrestre par un corps de momife. Ses compagnons sont nommés dans les nombreuses légendes de la pierre. Ce sont Mikaël, Isigaël, Ouriel, Gabriel, Raphaël, Yabsaël. Le nom d'Onoël forme lui-même le septième de la série. Ce sont des noms un peu différens de ceux que les ophiies donnaient. aux sept esprits terrestres 3 ; mais on conçoit qu'il aie régné une grande variété de dénominations chez les diverses sectes de la gnose*

La légende ABAANA0A ABA indique que le pneumatique, par l'assistance, du père de la lumière, espère s'élever un jour au-dessus de l'atmosphère inférieure que dominent ces anges ; elle remplace ici , à elle seule, Abraxas-Panthée, qu'elle invoque.

La heptade supérieure des génies stellaîres d'Ialdabaoth est indiquée, sur le revers de la piètre, par les noms d'Iao, Sabaoth, Adonaï. On y voit aussi quelques symboles relatifs au voyage du plérôme, la verge d'Hermès-psycbppompe; le vase des péchés; le flanvbaau de purification , en forme de chnouphis ; la clef

1 Voyez tome H, p. 237.

2 Voyez ibid*

des mystères et le fruit de la persfr, emblème de l'initiation et de l'immortalité dont elle ouvre la perspective.

Le pneumatique espère y parvenir par le secours à'Jbraxasj dont le nom est clairement exprimé.

Figures 7 et 8. Deux variétés de la même espèce, que nous plaçons Tune à côté de l'autre, afin de faire voir la latitude que se donnaient des gnostiques , essentiellement indépendant, tout en reproduisant lé même monument.

Le premier de ces monumens est un plomb, que possède M. Creuzer, qui a bien voulu nous en donner un dessin. Ce qui en constitue la rareté, c'est qu'il est en métal , tandis que la plupart- des monumens gnostiques sont en pierre. Je n'en ai pas vu d'autre en métal. Il est vrai que Montfaucon mentionne et décrit un livre de plomb , qu'il attribue aux basilidiens et qu'il explique d'une manière très-ingénieuse * ; mais l'exécution de ce monument est si gtfossière, $i excessivement barbare', qu'il ne peut dater que d'une époque de 'décadence, qui le met en dehors de là cause gnostique 2 . Le monument qtii nous occupe est également d'un travail secondaire,* et nous avons à

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• 1 Antiquité expliquée , tome II, p. 38o.

2 II n'en est pas moins à regretter que ce monument, donné par Montfaucon au cardinal de Bouillon, ait disparu au point qu'on n'en connaît plus de trace.

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reprocher à notre dessinateur, en cette seule occasion, de l'avoir fait trop bien; cependant on n'en doit pas comparer l'exécution à celle du livre de plomb.

L'une et l'autre des compositions dont il s'agit, donnent les mêmes noms, ceux de Michaël, Gabriel, Ourtel, Raphaël, Ananaël, Prosoraïel, Yabsaël. La seconde, depuis long-temps connue, se trouve dans la plupart des collections de pierres gnostiques. 1

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