Chapitre ii* • :A
le culte «t . les traditions de Mdkarth , avec les traditions et le culte d'Hercule ^ afin de se ménager la bienveillance d'un conquérant ! C'est par des concessions de ce genre, et non' par une origine commune, que s'expliquent peut-être les analogies dl Héraclès avec l'Hercule des Perses, Sandès^y et avec celui des Indous, Dorsanès,^
Les écrits de Sanchoniathon, contemporain dç Sémiramis^, sur les origines et l'histoire de la religion des Égyptiens et des Phéniciens 5, seraient, sans doute, sous ce rapport, la clef de beaucoup de mystères de l'Asie et de l'Afrique, si nous avions pu les recevoir, soit dans leur forme primitive, soit dans la traduction de Phi-^* *"' Ion de Byblos. Malheureusement il ne nous en est parvenu que des fragmens dans les ouvrages • de Porphyre j d^Eusèbe et de Théodoretj et les travaux des autres écrivains phéniciens, de Théo-
1 Anien^ 11^*24*
2 Yossius^ De IdoloL, I, 22. M. Creuzer pense que Sandés pourrait être Djemjid. Cf, Dupuîs^ 1. 1, p. 80.
3 Hesychius^ sub hac voce.
4 Suivant Porphjrre^ cette antiquité est exagérée.
5 Tel parait en avoir été le sujet; suivant les fragmens conservés par Porphjre et Ëusèbe.
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dote» d'Hypsîcrate , de Moscho, de Dius et de Ménandre d'Éplièse, ont entièrement péri.
Que Sanchoniâthon ait véeti réellement à une époque t^ès-rec%dée, ou qu'il soit postérieur au temps d'Alexandre \ la commune tradition des anciens reconnaissait dans son ouvrage les primitives communications de Taaut, qui répond incontestablement au Thoth des Égyptiens ; et ce qui nous est resté de sa cosmogonie est bien propre, par ses analogies avec celle des Égytiens et des Hébreux, à aiguiser nos regrets sur la perte d'iui livre que possédait encore le quatrième siècle de notre ère.
Tels qu'ils sont, les fragmens de Sanchonia- J thon, combinés avec les autres renseignemens que les Grecs nous donnent sur les Phéniciens, attestent évidemment des échanges de doctrine entre ce peuple et les nations les plus célèbres dans les fastes de la philosophie reUgieuse; et ces échanges ne sont pas demeurés sans influence sur le gnosticisme de la Syrie.
La cosmogonie phénicienne est, comme toutes celles de l'Asie, une parole de Dieu, écrite par
1 De La Barre, Mémoires de rAcadémie des inscrîptioiis, t. XYI. Foucher, même collection, t. XXXYIEL Herder; Ideen zur Gcschkhtc der Mcnschheit, U \, p. 3ii.