‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 102 sur 173 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

les divinhés pkmétaxres «n caa^acf ère astral , et coHununiquée , par des demi^dieux, comme un gnoid mystère^ aun castes supérieures du genre humain , pour être propagée* par elles parmi les hommes. Cest là déjà une anatogie remarquable avec l'Inde^ la Perse et l'Egypte; et^ par cette seule assertion, k système de Sanchoniathon se caractérise comme partie intégrante des intuitions mystiques de l'antique Asie. ^

Les premiers principes de cette doctrine' sont loin d'atteindre \ intellectualisme du système des émanations. Sous ce rapport, la cosmogonie et la théogonie de Sanchoniathon appartiennent encore à xm ordre' de choses beaucoup plus ancien y et se rattachent plutôt aux premières spéculations physiques des Égyptiens, des Chaldéens et des Çrrecs, et en général à l'ancien sabéisme, qu'aux théories raffinées du réformateuir Zoroastre et de ses imitateurs, les Labbalistes.

1 Yoy. Gœrres^ Mythengeschichte , II, p. 4€4- Selon Porphjrre^ Sanchoniathon avait reçu sa théorie de Hiéronhal, prêtre du dieu Jévo, mot qui offrirait l'analogie à^Iao, c'est-à-dire Jéhoçah» Les anciens interprètes n'ont pas manqué de reconnaitre dans Hiéronhaè le prttre, le prince Gé^ déon, qui fut anmommé Jerubaal. Judic» VIII, 27.

26o SECTION II*

Elles ont eu pourtant assez d'influence sur les doctrines qui ont amené le gnosticisme , pour qu'il soit nécessaire d'y jeter un coup d'œil. Nous ferons, d'ailleurs remarquer en passant, que les traditions recueillies par le Moïse de la Phénicie se sont coipmuniquées à toute l'Asie mineure, à la Samothrace et aux mystères orphiques , dont les spéculations sont venues se confondre avec' la gnosis d'Alexandrie , après avoir parcouru la Grèce.

Le principe de toute chose, le ccçx^ ^^^ ^^ très systèmes, est un être moitié matériel, moitié spirituel; c'est à la fois un air ténébreux^ animé, fécondé par V esprit ^ et un chaos désordonné, couvert.de ténèbres ^ Ce principe est infini: c'est comme le T^e^rjç uyvoù^oÇy le temps sans bornes. ; L'esprit fut bientôt saisi du désir de s'unir avec ses propres principes 2, et cet amour a été l'origine de la création 5. La première union pro'duisit le Mot, la matière, ou la mère qui servit à créera

1 Genèse, ch. 1, v. 2.

5 Hesîod., Theogon.,v. 126.

4 Mouth, en égyptien^ signifie lu mère. Pluiarchi Isis ti Osiris, p» ^yi»

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