CHAPITRE II. 3|l
béisme, l^s anciens paraissent s'être fiât ce nombre mystérieux d'après les sept astres qui frappaient le' plus leurs regards.
Bardesanes admettait aussi cette hepias^ outre les syzygies; car les puissances créatrices, après aVbir formé le monde, préposèrent à son gou»
vemement d'autres puissances inférieures, qui résidèrent dans les sept planètes et dans les douze signes du zodiaque, dpnt dles portaient le nom, et qui étaient, par conséquent, les esprits sidéraux dé l'ancien sabéisme.
L'idée de la syzygie une fois transportée sur le soleil et la lune (que la symbolique antiquité^ qui cachait sa physique sous de charmantes images ,^ a toujours considérés comme époux), c'était par une conséquence toute simple que Bardesanes attribuait à leur union mensuelle k conservaûon du monde et des forces qui l'animent Les spé* culations de la Perse et de l'Egypte lui avaient fourni cette opinion ^ , et celles des manichéens la propagèrent après lui Le solâl et la lune sont, en effet, dans le monde visible, les plus belles images du père et de la mère du inonde invisible,
1 Plutarchus^ De Isidc et Osir>,, c. 43.
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et leur influence génératrice et fécondante sur la création, particulièrement sur la terre, ne saurait être contestée.
Les autres esprits sidéraux ne mancjuent pas non plus de puissance, soit dans Tordre des choses physiques, soit dans l'ordre moral. Le bonheur ou le malheur de la vie, l'abondance ou la disette, en un mot, les destinées de l'homme et celles de la terre qu'il habite , dépen(lent de leurs volontés. Ils font la pluie et le beau temps dans tous les sens. S. Éphrem nous a laissé contre cette fatale croyance un hymne entier rempli d'anathèmes. ^
Bardesanes avait pourtant taché de la présenter d'une manière aussi philosophique que conso^ lante. La question de savoir si les choses de ce monde sont gouvernées d'après des arrêts et des lois immuables , sans que les vœux ni les efforts des hommes puissent jamais en faire dévier l'Être suprême ou l'aveugle puissance qui les a dictés et qui les exécute , l'avait occupé très-spécialement dans son Traité du destin ^^ Il était loin de vou-*
I In tutis S. Ephrœmi, p, LUI, 9 Yoy. ci-dç8suS| p. ^gflf,