‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 126 sur 173 · CHAPITRE II. 3ai · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. 3ai

mière émanation dans un paradis céleste (ce qui voulait dire, sans allégorie, que la créature éprouva le bonheur d'une sainte existence), ainsi les éons placèrent l'homme dans un paradis terrestre de leur création ; c'est-à-dire que les âmes humaines, étant d'unie origine inférieure à celle de la créature immédiate de Dieu, ne pouvaient jouir que d'une féhcité inférieure^ Cependant les amés des hommes prennent, toutes, leur naissance des éons 1. Marinus interrogé, s'il croyait que Thomme se formât dans le sein de sa mère sans l'assistance de Dieu, répondit que c'était la puissance de Dieu qui le fbnhait *

Cependant l'homme ne tira des éons cpe l'ame ou le principe spirituel, •4/u%i; TfVBvfÂctliKffy que cette école distinguait , avec Platon , Aristote , Philon et Saturnin, en principe vital, \}/u%?7, et principe intellectuel, voZçy Xoyoff, ityéiyLoc* '^ - 1 ' ■ I I 1. 1 . I I I , 1 . 1 I

1 Dans ce système ^ Fame^ quoiqu'elle ne soit point donnée par l'Être suprême ^ tient pourtant à lui. Dans d'autres doctrines ^ dans celles de Saturnin^ par exemple ^ il fallut que Dieu lui-même communiquât le pneuma à l'homme^ puisque les créateurs de ce dernier étaient des êtres trop imparfaits pour le lui donner,

2 DiaL de recta fide, p, 85o^ B, Le mot de J)jvoi.fjLtç est sans doute placç pour S\jvcifiuç , éons.

1 ai

3p2 SECTION II. '

Ce qui, seul, est immortel dans rhomme, e'est l'ame , qu'il tient du monde intellectuel : son corps, aiç^ ià&fflti, o <Pccài/ofievoç uvêçoûTToç, appartient au monde matériel, et se détache un jour de son ame, sans pouvoir jamiais s'y réunir de nouveau. Bardesanes ne pouvait, sans se &ire violence, enseigner la résurrection du corps, et il plaçait l'homme hylique ou matériel dans la catégorie commune des êtres qui n'ont que le principe de vie. «'L'homme, disait-il, naît, se ic nourrit, croît, se reproduit, mange, boit, ce dort, vieillit et meurt : c'est là le destin comr ce mun à tout animal qui n'a point de raison. ^ ce Cependant les autres animaux, qui n'ont que ic le principe vital 2, se reproduisent tout entiers c( par la génération , et périssent tout entiers par Cl les coups de la nature..... Mais les hommes, ce qui seuls ont quelque chose de distinctif , l'in- R telligence^, émanée de l'intelligence suprême, c( jouissent des prérogatives de cet être, auquel

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