‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 13 sur 173 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

parifié^par la vertu, qui s'est élevé pir la contemplation à Dieu et au monde intellectuel » et qui en a reçu I^ inspirations , sait percer4'envel6ppe grossière de la Httre qui dérobe au peuple les idées les plus sublimes; il sait découvrir un ordre de choses tout différent, et slnitier à des mystères dont l'enseignement élémentaire où littéral n'est qu'une ombre imparfaite. Ici c'est un &it hîstôri- <{ue, là une image, plus loin un mot, une lettre, un nombre, un usage ou la vision d'un prophète, <jui servent d'enveloppes aux vérités les plus profondes. U appartient à celui qui a la def de la' science, d'interpréter suivant sa lumière. ^

1 DeSomniis, p. 58o à 582. Quod Deus sit immuiabiiisf p. 5oi. De linguarum confiisione, p. «559^ et passim* Après avoir établi > dans le prtflnier.de ces passages,, que, dans 1% 1<M si eonnue, qui veut que le Tétement donn^ au créancier pj^ le débiteur lui soit restitué pour la nuit, il fau( entendre, hoxk&Xtvètenienty la/^âroil^dérhominé, il ajoute; c Si j'ai expliqué cela un peu looguement^' c'est pour montrer « que i'ame contemplative, conduite inégalement, tantôt à « la richesse, tantôt à la stérilité, quoique marchant tou- « jours , est éclairée par les idées primitives , les rajohs ém'a- « nés de l'intelligeilce suprême {rcuç etP^irtiitotç kcÙ itnôjMir « roiç iiCjfiffi)f toutes les fois qu'elle s'élève vers les sublimes « trésors; lorsqu'au contraire elle descend et se trouve sté- « nie, elle tombe dans le domaine de ces iotelligences que

6o SECTTON I.

Tott ce que Philon écrivit de traités reiigieuit et philosophiques repose sur cette base ; partout se reproduisent les mêmes idées, le$ mêmes vues. La source k laquelle il puise tout ce qu'il prête aux livres sacrés de sa nation , est cette prétendue science supérieure que, selon lui, possèdent les seuls initiés. Si Philon ne se sert pas encore des mc^ de ym7is et de yi^^/jcc^, dans le sens^^xdusif qu'on leur donna bientôt en Egypte, sa science fut du moins trè»-exclusive et très-analogue à celle que les gnostiques se formèrent peu de temps après luL Un passage de son Traité des chérubins montre combien elle était exdusive ^ ; un coup d'œil sur

« nous avons contame d^appeler anges..... Des que l'ame « est privée de la lumière de Dieu, qui la eonduit à la « connaissance des choses, elle fte jouit plus que d'une « lumière faible et secondaire, qui lui donné, non plus « l'intelligence des choses, mais celle dès mots^ comme « dans ce bas monde (je«7^ néçfxtji)'^

1 Après ayoir dit que , par la femme, il faut entendre aiU" gfriquement {rpoTrtKSç) les sens^{ùuS^ffàv)f et qu'en s'éloignant des sens on acquiert la science; après avoir disserté très^ttégoriquement sur quelques unions citées dans le Pentateuque, il s'écrie tout à coup : « Q»© Iw hommes bornés « se retirent, les oreilles bouchées. Nous transmettons des « mjsières divins à ceux qui ont reçu l'initiation sacrée, « à ceux qui pratiquent «uq piété véritable, qiû ne sont

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