CHAPITRE t
ses prmcipes (ira voir combien elle est analogue au goosticisme, et jusqu'à quel point elle a prtparé ce
c pas enchaÎDës par le yaia appareil des mots ou les près- « tiges des pajens ! ^ A cette exclamation , semblable à celle ^ précédait la célébration des injstéres^ succède une explication, à la yérité trés-mjstique, appujée de no«yeaa sur les exemples de Sara, de Lia et de Sépbora, tendant* a montrer que les yertus ne s'engendrent ni par les bommes ni par elles-mêmes; que c'est Dieu qui les féconde, qui les fait naître. Phîlon, qui s'est fait une sorte de yiolenoe pour s'arracber cette rérélation , s'adresse ensuite ii ceux qui peuvent le comprendre, dans les termes les plus patbétiques : « O vous, initiés, dit-il, tous dont les oreilles « sont purifiées, recerez cela dans totre ame, comme des « mjstères qid n'en doivent jamais sortir. Ne le révélez à « aucun profane; cacbez et gardez -le dans vous-mémet, « comme un trésor qui n'est point corruptible, à l'instar « de l'or ou de l'aident , mais qui est plus précieux que « toute autre cbose^ puisque c'est la science de la grande « cause, de la veHUf et de ce qid riait de tune et de Fautre, « Et si vous rencontrez quelque initié, pressez -le de vos « prières, qu'il ne vous cache pas les nouveaux mjstères « qu'il peut connaître, et ne cessez point que vous ne les lui « ajez arracbés. Quant à moi, quoique je fusse initié aux « grands mjstères par Moïse, l'ami de Dieu, cependant, « ajant vu Jérémie, je m'aperçus que ce prophète aussi « était non-«eulement initié {/MÇ'nç)» mais cbef d'initiés « {U^c^eiy]fiç) f et je n'hésitai point 4 suivre son école. ^ (Philo^ DeCkeruMmy p. ii5 çt 116.) Il q'cit guère possible
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dernier, en se rattachant elle-même au platonisme,
dont elle emprunta Je système allégorique S que J.e$ gaostiques^ les nouveaux platoniciens^ les kabbalistejs et les docteurs chrétiens des preiniers siècleS;Qnt poussé si loin.
L'Etre suprême est, d'après Philon^ la lumière primitive, la source de toute autre lumière, l'archétype delà lumière, d'où émanent des rayons innombrables qui éclairent les âmes. Il est l'ame du monde,. et, comme teille, il agit dans toutes ses
Il rempHt etNlimite lui-même tout son être ; ses
àé prôfesséf pluà d'èntliôiisiasitie pour la science anti^a •et rbjstérî6tise des Hébi'èuk., La' prédilection' pour Jéréitiîe -est «us» oar«ot^i9tîqae<*Iieis Jui& d'Égjjpte, un peu jaloux et 'Un peu ennemis de ceux de la Palestine, surtout depuis la construction du sanctuaire de Léontopolis par le grandprétre Ônias, a^ectionnaient et célébraient surtout ceux des anciens sages qUi, cotnine 'XéréA^ié^ aVàiènt'été en Egjpte. Ces sentimehs sont rendus d'une manière tres«-dramatique dans le V&yage d'H/lon, par M. Strauss, toI. I, p. 16 et •suin Pltis onVeffôi^aitdc donnera l'Egypte les principales institutions de la Palestme^ pltlts l'orguèit et les^hsdnes croi»* sakfnt des déUx côtés. « .
' '1 Philon all^ofise sur Moïse, comme Platon allégorise
sur Homère. DeRepublica^ II, p. 6o5 à 619, édiC. Francf.
2 De SommiSf 1, p. 576. •— De M. Optficio, p. 2^ 6^ 5^.