CHAPITRE IIÏ
également trouver ce que Cerdoii y cherchait en vain. Cétait Marçion. fls se Kèrent Fun avec l'autre d'une telle intimité, que leurâ doctrines se confondirent comme leurs sentimens; qu'ils ne formèrent bientôt qu'une 'seul« école, et que tous les enséignemens de cette école s'attribuent aujourd'hui à celui des deux qui devint le plus célèbre, à Marcion.
Marcion', sur qui S. Irénée^ Justin martyr^, S. Clément d'Alexandrie 5, Origène^, S. Épiphane^, Théodoret^', S. Éphrem? et Tertullien^, nous
1 Lib, i , C' 2j, a ApoLy I, c. 35.
3 Stromai., III ^ p, 425. #.
4 Contra Celsum, p> 191^ 660^ 689^ 717^ 766^ versioa de Mosheim.
5 Hœresis, 43*
6 Hœretnfah.y I, c. 24-
7 Orat. i4> Z'* 4^8^ et dans plusieurs autres passages des sermons.
8 Adçersus Marcionem, libri V, Le yerbcux TertuUien
est celui de tous les auteurs qui j avec S. £phrem et S.
Ëpiphane^ donne le plus de renseignemens sur Marcion* Mais ces trois' écrivains semblent rivaliser, ensemble plutôt de véhémence que de justice. Le rhéteur d'Afrique Tem* porte j dans cette lutte déplorable^ sur $. Epiphane et sur le docteur de la Sjrie^ qui^ selon rexpressioa d'un écrivain
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donnent les meilleurs renseignemens , était né à Sinope, au commencement du second siècle de notre ère. Il avait été élevé, probablement, dans le paganisme, si nous en jugeons par quelques réminiscences que Ton en remarque dans son système, et il embrassa, sans doute, la religion chrétienne en même temps que son père, dont le zèle fut si beau qu'on le nomma évêque de la communauté de Sinope. Le fils était également plein
moderne , « avait reçu du ciel le don des larmes ^ ^ et qui avait l'ame plus sensible que TertuUien. Ce dernier ^ après avoir tracé des horreurs de la province de Pont , de la grossièreté et de Fimmoralité de ses habitans^ le tableau le plus exagéré^ ajoute ces mots : ^^ Tout jr est paraljsé, « tout est pétrifié 5 rien n'j vit que la barbarie^ cette bar- « barie qui a fourni à la scène les sacrifices thauroscythes « (où l'on offre les étrangers en victimes)^ les amours de 4{ Médée et le supplice de Prométhée. Cependant ce pajs « ne s'est jamais montré ni plus barbare ni plus triste « qu'en donnant le jour à Marcion, plus hideux qu'an 9 Scythe, plus versatile qu'un Nomade (le texte dit amaxth « bioy qui passe sa vie sur un char, eijLiet^ùL et )S/oç), plus f(' inhumain qu'un Massagète, plus audacieux qu'une Ama- ^ zone, plus obscur qu'un nuage, plus fragile que la glace, « plus froid que l'hiver, jplus fallacieux que l'Ister, pins « ardu que le Caucause. ^ Suit la comparaison avec quelques animaux. TertulL, adv, Marc», lib. I, c. i.