CHAPITRE I
puissances ^ et ses vertus ( içsreù) remplissent et pénètrent tout U est sans commencement, ùyèw vtiThç'y il vit dans le prototype du temps, «/«i/^^
Son image est le logos y forme plus brillante que le feu, ce dernier n'étant pas la lumière pure.^ Ce logos demeure en Dieu ; car c'est dans son intelligence 'que l'Etre suprême se fait le& types ou les idées de tout ce qui doit s'exécuter dans le monde. Le logos est donc le véhicule par lequel Dieu agit sur l'univers. On peut le comparer à la parole de l'homme. 4
Le logos étant le monde des idées, le KoçrfJtoç v&rjroç au moyen duquel Dieu a créénies choses visibles, il est le ®8oç TrçscrGvrsçoç en comparai-
&on du monde, qui est aussi Dieu, mais un Dieu A^çréaiûon ,Qso^ vspfHÇoç. Le logos, comme chef des intelligences , dont il est le r^résentant général, est nommé -archange; et comme tjpe et
1 àvvâL/Liuçf mot adopté par les gnostiques, avec Tidée dePhîlon. Ces puissances sont des esprits distincts de Dieu^ ce sont les idées de Platon bjpostasiées. Dé SomnOs^ p. SjS.
De ling. confits» , -p. 5Ai 9 Ao»
2 Qmd Deus imniens., p. 289. — Dc Vita Mosis , t^
3 De Vita Mosis, I, p. 612-
4 AO^OÇ TTfOÇOfiMÇ* '
représentant de tous les esprits, niçme de ceux des mortels, il est appelé Thomme type et rbomme primitif * •
Dieu est seul sage ; toute sagesse émane de lui comme de sa source : la sagesse humaine n'est que le reflet, l'image de la sienne ^. On peut appeler sa sagesse la mère de la création ^ dont Dieu est le père. Il s'est uni avec la ço^lx ou la science ; mais non pas à la manière des hommes; il lui a communiqué le germe de la création, et elle a enfanté le monde matériel. 4
Quoique le monde soit fait d apt'ès les idées , les types Conçus par l'Etre suprême, il ne peut pas procurer la connaissance de cet être. Il peat préparer l'esprit humain à la recevoir; mais la
1 De Vita Mosis, TU, 672. De linguarum confusione, p. 334 9 45* Ç«w rerum diçinan f p» 397. Eusèbe, Prœparat. Eçang.y ^^ P* 1^* Toutes ces idées sont empruntées de celles de Platon; mais elles sont modifiées par le génie de
Phîlon, et nous les trouverons dans le gnosticisme avec des modifications nouvelles. Les esprits supérieurs empruntent^ ils ne copient pas.
' 2 De sacrifie, Ahrahamî y p. i4i*
3 Chez les gnostiques^ la ço<p/âe est la mère des sept prits créateurs du monde visible.
4 De Temuleniia, p. 244*