‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 143 sur 173 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

TertilUien y dont les pramières années tou« chaiefit aux dernières de Marcîon» et qui connut ses disciples ,' avait égalanent soiia ses jtvx Té* vangile et Vaposiohs des marcionites S et il peint, de même, le premier comme une mutila^on de S. Luc. U nous apprend, au surplus , de la manière la plus précise , que Marcion ne convenait point que son évangile fût de cet auteur; qu'il l'attribuait à Jésus-Christ lui-même^ qu'il pensait que S. Paul s'en était servi , et que S. Luc l'avait altéré d'additions qu'il en allait retrancher.

Origène S S. iË^hrem 3, S. Cyrille 4, S» Épiphane^, Théodoret^ et quelques autres, confirment ItB données de T^rtullien et de S. Irénée* S. Épiphane, qui a consacré aux marcionites, el spécialement à leur canon, un traité des plus

1 Tertull.^ ikif^Màrcûmem, IV, 2, 4* Prms€npt», e. 39^

2 C, Celsum, II , c. 27. Cf> Opp>, éd. de la R'ue^ t. I^

3 Hymn. 22^ 24^ Zj, 5o^ 52, 0pp. syr. et ht., tiit. Bêned, et Assemano, t. IL

4 Cateeiesù, VL

5 Hœrcs,, 42.

6 Hœretk'fabuiàr., I, 2i,

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étendus , dit positivement : « Marcion n'a que le ce seul évangile de S. Luc, encore ra-t41 mutilé ce dès le commencemmt, à cause du récit de la « naissance du Sauveur i. Non -seulement il en c< retrancha le commencement, en se feisant plus ce de mal à lui-même qu'à l'évangile, mais il re» ce jeta encore, de la fin et du milieu, beaucoup c< de paroles de vérité : il osa même y substituer « d'autres choses. ^ '*

Si TeriuUien et S. Épiphane s'accordent absolument sur ces données, il parait néanmoins que le dernier avait sous ses yeux un exemplaire de l'évangUe marcionite qui différait en plusieurs endroits de celui que possédait le premier, cinquante an$ aupiamvant Ce phénomène n'a, du resté, rien qui puisse nous surprendre , les disciples de Marcion ayant continué d'arranger leur évangile suivant les besoins de leur polémique, avec la même liberté qu'y avait mise leur maître. De là vint que les exemplaires de cet évangile-Protée qui tombèrent entre lés mains de quelques autres écrivains des premiers siècles, par «xemple,

1 S. Épiphane dit 'î.tiXXH'^tÇy conceptio, et ces données étaient contraires au dokélisme de Marcion.

a Epiph., Hœres,, 4^^ p* ^^9 à 3a;» ^ éd. Colon*

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