‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 144 sur 173 · CHAPITRE III. 56l · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. 56l

d*Origtoe et de l'auteur du Dialogue de reciafiàe^ différaient bien plus encore du premier type. Au témoignage de leurs adversaires, les mârcionites y ayaiept inséré des passages de S. Matthieu et de S. Jean. Mais c'est là une observation qui se reproduira au sujet des successeurs de Marcion; et, après avoir établi le fait attesté par toute l'Église ancienne, que Marcion, loin de posséder un évangile primitif, mutila celui de S. Luc au profit de ses opinions, nous allons donner quelques détails sur ses opérations critiques.

Voulant attribuer son évan^e à Jésus-Christ, il paraît lui avoir donné l'ambitieuse inscription de guoyylAiov rot? kvçIov* *

Les deux premiers chapitres, celatant l'annonciation et la naissance de Jésus- Christ, furent rejetés pour les motifs que vient de nous indi-

1 D'après Tertullien {AAk Marc, IV, 2, 5) elle Dialogue de recta fide, S. Panl avait ajouté à l'éyangîle rédigé par le Sauveur ce qu'une autre personne que lui pouvait seule ajouter^ des faits tels que ceux de la passion. S, Éphrem (hjrmn. 27 et 37) dit que les mârcionites attribuaient leur évangile à un autre roi {que le roi des Juifs), et qu'ils l'appelaient l'ouvrage de Vétranger (Jésus-Christ étant étrai^ger a tout ce qui l'avait {précédé, «jrant révélé un Dieu jusqu'alors inconnu).

56a SECTION lî.

quer S. J^iphane ^ U est probable que la rektion de la cif concision , qui ne s'accordait nullement avec le dokétisme; celle du voyage à Jérusalem et du séjour de Jésus-Christ au temple des Juifs, déplaisaient également à Marcion.

Cest avec le troisième chapitre de S. Luc, ou la descente subite et inattendue de Jésus^Christ dans Gaphemaîun, que Marcion commençait son code. U combinait ce commencement avec le trente-^unième verset du quatrième chapitre, car le récit de la tentation lui fit rejeter la majeure partie de ce chapitre.

Le verset trente -deuit, qui rapporte que sa manière d'enseigner rempUssait ses an£teixrs d'étomiement , entrait parfaitement dans les idées de Marcion; il attestait, à ses yeux, ^e cet en«* seignement était contraire à tout ce que l'on avait entendu autrefois.

Lie trente-quatrième verset le gênait de nouveau 3 en donnant à Jésu^ Christ le village de Nazareth pour lieu natal : il retrancha ce mot de Nazareth.

Les cris du démoniaque lui étaient d'autant plus agréables ; ils attestaient la surprise qu'insr

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1 Cf. Tertull.^ If^>6f J^c came Christif i et a.

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